Retraites : Le conflit continue

La petite complainte anti-grève se fait entendre depuis que le projet de loi sur les retraites a été adopté au Sénat. Si Raymond Soubie, conseiller social de Nicolas Sarkozy a indiqué ce dimanche que la loi réformant les retraites devrait être promulguée autour du "15 novembre", la bataille de l'information ou plutôt de la désinformation va faire rage ces trois prochaines semaines.

Et bien sûr on entend souvent dire qu'il faut respecter le travail de nos élus ; que la loi étant votée, il faudrait attendre 2012 et respecter le vote démocratique. Mais c'est oublier qu'il n'est pas interdit dans ce pays de contester une loi par les voies légales, et n'en déplaise à certains, le droit de grève est encore un droit légal, qui permet de contester la mise en application d'une mauvaise loi.

Si on se demande qui sortira gagnant de ce rapport de force entre gouvernement et syndicats, on sait qu'il y a des pertes économiques pour beaucoup de petites entreprises, et déjà on accuse les organisations syndicales.

Mais elles sont pourtant claires ces organisations syndicales ; Bernard Thibault a encore répété hier qu'il n'était pas question de ne pas faire de réforme, mais d'ouvrir de nouvelles négociations pour que les mouvements de grèves soient de suite, sur le champ, arrêtés.

Il suffirait que Nicolas Sarkozy accepte l'idée d'une grande réforme sur les retraites, d'un débat, comme il l'a souhaité par exemple sur l'identité nationale, pour désamorcer ce conflit.

Sur le blog Ruminances, on se demande aujourd'hui si il n'est pas l'heure du leurre : c'est tout le problème avec Nicolas Sarkozy, qui est continuellement dans la manipulation, dans l'entourloupe. De nombreux contre-feux seront allumés ces prochains jours, comme cette indécente augmentation des tarifs EDF par exemple.
Aujourd'hui il sera bien normal de rendre hommage à George Frêche, mais déjà les polémiques courent, résumées par le titre de Libération "Frêche exclu pour toujours". Demain la zizanie entre Fillon et Borloo fera les titres.

Et après demain, à la veille de la grande journée de grève, il sera toujours temps de se demander pourquoi ces irréductibles résistent encore.

On nous explique que le pays ne peut être pris en otage, que l'économie ne devrait pas être bloquée, mais se pose t-on les bonnes questions ? N'est ce pas le chef de l'état le premier responsable ? N'y a t-il pas aussi des profits engendrés sur le dos des salariés grévistes ?

Prenons l'exemple de Total, voilà une entreprise qui profite directement de la crise : les prix à la pompe ont augmenté de 15 à 30%, mais surtout elle engendre des gains du fait de l'écoulement de ses stocks, et les coûts d'exploitation de ses six raffineries sont des "super-économies", et elle ne paye plus les salaires des employés en grève.

Nicolas Sarkozy et Total se moquent bien des petits exploitants. Non, ce sont les organisations syndicales et certains partis politiques qui réalisent des collectes d'argent pour celles et ceux qui sont touchés par cette grève.

Le carburant est devenu le trésor de guerre, celui qui permet au gouvernement comme aux salariés grévistes de montrer que l'on maitrise le rapport de force.

Mais si le chef de l'état joue des coups médiatiques pour vider quelques cuves, alors que 100% des raffineries restent en grève, il se trompe de stratégie car il ne peut rien face à un réseau de salariés grévistes, présents sur l'ensemble du territoire, et qui multiplient les actions. Il suffit de lire la presse locale pour s'en rendre compte.

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Commentaires

  1. Lundi 25 octobre 2010 :

    Pénurie de carburants : 46 % des stations à sec !

    Ce pointage vient d'être réalisé par zagaz.com, premier site collaboratif de comparaison des prix du carburant dans les villes de France et sur autoroute.

    http://www.zagaz.com/

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  2. Des policiers en civil infiltrent les manifs, lancent des pierres, brisent les vitrines, ... puis capturent des jeunes manifestants.

    Ensuite, les policiers les amènent au commissariat, et au commissariat, ... surprise !

    Les caméras sont là pour filmer les jeunes manifestants capturés !

    La police et les médias pro-gouvernementaux sont bien coordonnés !

    C'est une coordination entre :

    1- Les policiers en civil qui provoquent, qui créent des incidents pendant les manifs, qui tendent des pièges,

    2- et les médias pro-gouvernementaux.

    Les médias pro-gouvernementaux sont prévenus par la police, pour venir filmer les bonnes images, au bon moment, au bon endroit.

    Ces images serviront à la propagande gouvernementale sur TF1, LCI, BFM TV, i-Télé, etc.

    Un témoignage extraordinaire :

    http://www.lanouvellerepublique.fr/ACTUALITE/People/Manifs-pris-au-piege-de-la-guerre-des-images

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  3. la suite va être difficile car ils vont réquisitionner à tour de bras et briser ainsi le droit de grève et les blocages.

    Aucun respect pour les opposants, ils sont esseulés mais malheureusement ce sont eux qui ont le pouvoir décisionnaire

    bonne journée

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  4. Il faut bien quelques images fraîches de jeunes délinquants pour faire la une des journaux de TF1... Rrrrr toute cette insécurité, ça me fait peur moi

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  5. M'enfin ! Pourquoi ne vous laissez vous pas tondre gentiment, sans bêler ? Quelle ingratitude ! Respectez donc la démocratie ! (c'était un communiqué de l'Élysée via opinion way;...)

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  6. Le scandale de l'année 2010 : les policiers casseurs.

    Un internaute, dont le pseudo est nomad.soul, écrit :

    Vu dans les commentaires du Monde.fr à propos de l’article :

    http://www.lemonde.fr/societe/reactions/2010/10/25/sur-le-web-des-rumeurs-croissantes-autour-de-policiers-casseurs_1430775_3224_1.html

    “Jérémy Robine, docteur en géopolitique
    25.10.10 | 19h17
    Le 18/10, par curiosité je suivais la manifestation sauvage, en retrait trottoir de droite avec des journalistes (on me voit courir dans la vidéo). Je me suis retrouvé à moins de 10 mètres de la scène de l’attaque de la banque etc. J’ai suivi le ninja ensuite, je l’ai perdu à l’entrée de l’opéra, et je l’ai retrouvé rue de Charenton avec un brassard Police, puis lorsqu’il a quitté le dispositif, par l’autre côté de la rue, où j’étais pour mieux voir. Je crois que c’est clair, comme ça, non ?”

    Fin de citation.

    Je ne suis pas journaliste, mais cette personne existe bien

    http://www.edr.fr/Equipe_EDR/jeremy_robine.htm

    alors est-il possible d’enquêter un peu plus sur ses dires ???

    Qu’un journaliste vérifie ce témoignage ?

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  7. Mais non !

    Ne vous inquiétez pas !

    Aucun syndicat de policiers ne portera plainte contre Mélenchon.

    Et Brice Hortefeux, lui non plus, ne portera pas plainte contre Mélenchon.

    Pourquoi ?

    Parce que ce que dit Mélenchon sur les policiers casseurs, c'est vrai.

    Voilà pourquoi.

    C'est tout.

    Si les syndicats de policiers ou si Brice Hortefeux portent plainte contre Mélenchon, ils vont se retrouver au moment du procès avec :

    - des vidéos

    - des photos

    - des témoins, dont au moins trois ont déjà témoigné sur internet en donnant eux-mêmes leur nom !

    Le procès contre Mélenchon serait une bombe atomique pour les policiers casseurs et pour Brice Hortefeux.

    http://www.lepost.fr/article/2010/10/26/2281407_melenchon-accuse-les-policiers-de-se-deguiser-en-casseurs-pas-de-plainte-d-hortefeux.html

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