Retraites : Deuxième phase de contestation

La mobilisation contre les modifications d'âges de départ à la retraite n'est pas terminée. Les grèves, qui avaient pour but le blocage de l'économie, prennent fin et nous entrons dans une seconde phase de contestation.

Comme pour le CPE, maintenant que la loi est votée, le rapport de force n'est plus de la seule responsabilité du chef de l'état et de son gouvernement, puisque cette nouvelle phase de contestation remet en cause la légitimité de notre "démocratie représentative". L'intox va donc venir aussi des députés de la majorité qui ont voté cette loi. Il faudra s'en souvenir quand il s'agira de les élire à nouveau.

Durant le débat parlementaire, il était question d'influer pour obtenir de nouvelles négociations, aujourd'hui il est question du retrait de la loi.

Alors bien sûr on entend déjà "vous n'aurez qu'à bien voter en 2012", le but étant de mettre fin à la mobilisation sociale qui reste forte quoi qu'on en dise. Plus le temps passe, plus il est urgent pour ce gouvernement de stopper une contestation légitime et populaire qui a encore les moyens de peser.

Pour changer la perception d'un essoufflement du mouvement, véhiculé par les médias, l'action doit, et cela en prend le sens, trouver un second souffle. Se mobiliser pour contester une loi jugée injuste et très inefficace.

Les grèves larvées continuent dans certaines entreprises du privé, 1 heure chaque jour à la SNCF, 1/4 d'heure chez d'autres pour reconduire en AG la participation des salariés à des actions ponctuelles, des moments forts (blocage de ronds points, de péages sur autoroute, de points d'accès stratégiques, etc).

Que peut-on faire contre 70, 200 ou 300 ouvriers quis arrivant en masse sur un rond point, bloquent en barrage filtrant pour tracter et appeler des automobilistes à la mobilisation ce 6 Novembre ? Il faudra plus que de dire la loi est "définitivement" votée.

On dit les salariés peu syndiqués, mais il faut bien prendre en compte la sympathie qu'ont les salariés pour les organisations syndicales. Et ne pas sous estimer la capacité de mobilisation de celles-ci.
Respecter le vote démocratique ? Foutaise, les français n'en ont que faire, ils ont plus le sentiment que, la souveraineté leur appartenant, une loi ne pourrait être appliquée sans l'aval d'une majorité d'entre eux. C'est pour cela que les sondages d'opinion sont encore très favorables au mouvement de contestation, malgré le vote de la loi.

La semaine prochaine est décisive, de nombreuses actions vont avoir lieu localement, organisées syndicalement, ou en intersyndicale et même interpro. La rentrée scolaire a lieu le jeudi 4, les AG d'étudiants et de lycéens vont reprendre. Public-privé, jeunes et moins jeunes sont en contact, les réseaux activés. Le but, populariser toujours plus la mobilisation en vue du 6 Novembre.

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Commentaires

  1. très jolies photos, c'est où ?

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  2. Dans le Sud-Ouest. N'aurais tu pas remarqué que j'avais grisé les panneaux de circulation cher Gaël ^^

    Bon Dimanche.

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  3. Je trouve aussi les photos très bonnes. Quelques pins des Landes... De Pessac jusqu'à Mont-de-Marsan ou de Tarnos jusqu'à La Teste, ça fait un paquet de rond-points possibles !

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  4. Oui, et certains rond-points sont plus stratégiques...

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  5. « Je lutte des classes… Tu luttes des classes… Elle lutte des classes. »
    Avec une opinion à la masse
    Un pouvoir à la ramasse
    Et la sourde menace
    De se retrouver dans l’impasse.
    Je lutte des classes…Tu luttes des classes…elle lutte des classes
    Tous et toute de guerre lasse…Une fois… hélas !

    http://www.tueursnet.com/index.php?journal=Balle%20de%20classe

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  6. Une vidéo sur mesure… à faire tourner !!
    « Je lutte des classes… Tu luttes des classes… Elle lutte des classes. »
    Avec une opinion à la masse
    Un pouvoir à la ramasse
    Et la sourde menace
    De se retrouver dans l’impasse.
    Je lutte des classes…Tu luttes des classes…elle lutte des classes
    Tous et toute de guerre lasse…Une fois… hélas !

    http://www.tueursnet.com/index.php?journal=Balle%20de%20classe

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  7. Sarkozy accusé d'espionner la presse.

    AFP

    02/11/2010 | Mise à jour : 21:19

    Dans son édition à paraître demain, le Canard enchaîné accuse Nicolas Sarkozy de superviser "personnellement" l'espionnage de certains journalistes chargés de la couverture d'affaires sensibles, une allégation qualifiée de "totalement farfelue" par l'Elysée.

    Dans un article signé de son rédacteur en chef Claude Angeli, le Canard enchaîné assure que "dès qu'un journaliste se livre à une enquête gênante pour lui ou pour les siens", le chef de l'Etat "demande" au patron de la DCRI (contre-espionnage) Bernard Squarcini de "le mettre sous surveillance".

    Selon l'hebdomadaire, qui cite des sources anonymes au sein de la DCRI, "un groupe" a même été monté à cette fin, composé de "plusieurs anciens policiers des RG", qui "se procurent les factures détaillées du poste fixe et du portable du journaliste à espionner".

    Interrogé par l'AFP, l'Elysée a parlé d'accusation "totalement farfelue".

    L'article du Canard fait notamment écho aux attaques du Monde à l'encontre de l'exécutif, qu'il accuse d'avoir fait espionner un journaliste pour identifier l'un de ses informateurs dans l'affaire Woerth-Bettencourt.

    Plus récemment, le site d'investigation Médiapart a aussi été la cible d'un cambriolage avec le vol des fameux enregistrements Bettencourt, deux semaines avant celui des ordinateurs de journalistes du Point et du Monde qui travaillent également sur l'affaire.

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