Fillon s'impose à un Sarkozy fragilisé, et ils humilient les centristes

Je ne vais pas m'étaler sur le sujet, le remaniement gouvernemental ne change rien au quotidien des français, tel ou tel ministre nommé n'aura de coudées franches que si Nicolas Sarkozy le lui permet.
L'enseignement que l'on peut tirer de cette nouvelle séquence du quinquennat de l'actuel chef de l'état est qu'il est suffisamment fragilisé politiquement pour que le premier ministre s'impose dans cette réorganisation ministérielle. Suffisamment fragilisé pour que Copé réussisse son OPA sur le parti présidentiel UMP. Suffisament fragilisé pour que six mois ne suffisent pas à faire les bons choix dans ce remaniement.

Il y avait deux stratégies, deux postures politiques. Soit N.S nommait J.L.Borloo, un centriste, au poste de premier ministre et permettait ainsi une ouverture stratégique pour 2012, qui d'après moi aurait été plus payante que le choix effectué. Soit le chef de l'état jouait la continuité de l'action en reconduisant un premier ministre qui s'imposait dans les sondages, un choix par défaut.

On dit du candidat N.Sarkozy à la présidentielle de 2012 qu'il ne pourrait gagner sans les voix du centre. Daniel Cohn-Bendit a dit très justement qu'il y avait quelque chose de très humiliant dans la façon dont on a laissé croire à J.L.Borloo qu'il serait le nouveau premier ministre. On peut donc comprendre que les attaques des "fillonistes" aient rendu suffisamment amer l'ancien ministre de l'environnement au point de refuser un simple poste de ministre pour se lancer au nom des centristes dans l'aventure de la Présidentielle de 2012.

Politique fiction : Reste plus qu'à assister à une alliance Bayrou-Borloo-Morin (Villepin ?) qui séduirait un large spectre de centristes, ramenant au bercail les députés du nouveau-centre au Républicains de droite déçue du Sarkozysme, pour démontrer que ce remaniement est une erreur.

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Commentaires

  1. Ensemble, tout est possible, ils l'ont dit, ils l'ont fait et n'hésiteront pas pour garder la main à droite à d'autres compromissions...

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  2. Et il y a des compromis difficile à négocier...

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  3. Remaniement : Moi c’est moi, lui c’est moi !

    J’ai rêvé que j’étais dans la peau du Président sur le perron de l’Elysée
    Un matin qui ne figure pas sur le calendrier
    Ne sachant plus s’il devait se prendre pour le marquis de Sade ou pour Sacher-Masoch.
    Ça donne le vertige… de ne pas savoir s’il doit donner la fessée ou la recevoir de ces français qui ne mesurent pas encore l’horreur de la nature… humaine…
    http://www.tueursnet.com/index.php?video=Psycause%206

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  4. Hervé Morin : « On dirait une équipe de campagne UMP, sinon RPR, pour 2012. »

    Êtes-vous amer de quitter le ministère de la Défense ?

    Hervé Morin : J’ai exprimé ma volonté qu’il y ait une expression centriste lors de la campagne présidentielle de 2012, il était donc logique que je sorte. Mon sort n’a aucune importance. Le gouvernement est resserré en nombre mais aussi resserré comme une équipe de campagne UMP, sinon RPR, pour 2012.

    http://www.20minutes.fr/article/622401/politique-herve-morin-on-dirait-equipe-campagne-ump

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  5. On va se marrer un peu à écouter les recalés se plaindre d'inertie ou de sectarisme ;)

    http://www.jeune-garde87.org/2010/11/14/remaniement-dernier-episode/

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  6. La déclaration de Morin était assez exact...

    @Pazmany,

    Oui il va y avoir quelques plaintes ^^

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  7. Je crois pour ma part que tout cela est concerté. Borloo et Morin sont de redoutables rabatteurs pour contrer les velléités des Verts et de Bayrou.

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