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L'heure n'est pas à la résignation

Après plusieurs semaines de mobilisation et malgré les nombreuses tentatives de manipulation de l'opinion publique pour entériner l'idée que "la page retraite" est tournée, les organisations syndicales restent dans l'action.

Nous continuerons d'agir pour la réduction des inégalités, une véritable reconnaissance de la pénibilité et d'autres alternatives au financement du système de retraite par répartition, mais pas seulement. Si nous faisons bien le constat, que le dialogue social n'a pas été respecté avec ce gouvernement, l'action des syndicats ne s'arrête pas à quelques journées de grèves nationales dans l'année. Il y a par exemple les négociations annuelles obligatoires sur les salaires qui débutent généralement pour certaines entreprises en cette période de fin d'année.

Des accords d'entreprises sont signés ou réaménagés en fonction de l'évolution de la loi sur les retraites, la pénibilité des postes est suivie en CHSCT (comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail) avec des ergonomes etc...

Non, tout n'est pas joué ! La mobilisation d'un niveau exceptionnel depuis plusieurs mois a mis en lumière l'insatisfaction des salariés sur ces sujets. Les revendications en matière d'emploi, de salaires, de condition de travail, d'inégalité entre les hommes et les femmes, de fiscalité et partage des richesses devraient être entendues, la fin de non-recevoir de Nicolas Sarkozy sur le dossier des retraites montre bien qu'il nous tourne le dos. Seul les intérêts particuliers l'intéressent. Les français sauront s'en souvenir dans quelques cinq cents jours...

Cette nouvelle journée de mobilisation ce mardi 23 novembre, montre notre souhait de ne pas stopper un mouvement de revendication rendu légitime par l'ampleur de la mobilisation, et dont les enjeux révèlent une réalité qui n'est pas prise en compte par cette réforme.

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