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Ne laissons plus Sarkozy dire n'importe quoi

Je n'ai pas suivi l'appel au boycott de l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy. Si il est pénible voire consternant de l'écouter, je pensais bien et c'est ce qui m'intéresse d'observer, qu'il pouvait rater cette exercice de communication. Et ce fût le cas.

Il n'était pas intervenu depuis l'annonce du remaniement gouvernemental, il ne s'était pas adressé aux français alors même que des millions d'entre eux s'adressaient à lui dans les manifestations sur les retraites. L'affaire Woerth, la stigmatisation des Roms, tant de questions avaient aiguisé l'appétit des journalistes depuis cet été, Nicolas Sarkozy est apparu sur la défensive.

Le choix du premier ministre : "Je laisse les commentateurs commenter" voilà une phrase destinée à nous renvoyer dans nos cordes, un échappatoire, un désaveu quand il s'agit de cacher son manque d'argument, lorsque qu'il ne veut pas répondre à une question. Difficile de justifier la continuité quand depuis six mois on appelle au changement...

Alors qu'il évoquait la suppression du ministère de l'immigration, j'ai trouvé agaçant une fois de plus d'entendre répéter que "l'intégration ne marche pas en France". Dire qu'il y a des problèmes d'intégration serait plus juste, mais ne pas oublier de préciser que des français de différentes origines ont réussi leur "intégration". Le dérapage n'est jamais loin dans ce type de propos...

Les retraites : là encore, il aborde la question du conflit d'une manière étonnante. Les neuf journées de manifestations se sont déroulés "sans violence". Les rapports sociaux sont irruptifs dit-il. Doit-on rappeler que la violence est surtout venue des CRS qui débloquaient par la force des piquets des grèves ? Il laisse entendre n'importe quoi et avance des chiffres dont on se demande quelles en sont les sources, comme lorsqu'il prétend qu'un lycéen sur deux qui manifestait contre la réforme des retraites serait centenaire !?! Des arguments de cour d'école...

Dépendance, réforme fiscale, chômage, et même jurys populaires sont des sujets évoqués sans jamais apporter d'idée sur le fond des propositions. Peut-on vraiment appeler cela une feuille de route, je dirais que c'était plutôt un discours d'intention, rien de bien précis n'a été avancé durant cette heure et demie.

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Commentaires

  1. Difficile de l'empêcher de dire n'importe quoi non ? Et puis, s'il devenait très bon, ce serait quand même un peu ennuyeux pour 2012.

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  2. Oui mais prétendre qu'un lycéen sur deux sera centenaire, c'est toute de même limite de la désinformation...

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  3. Je suis d'accord avec toi, mais allons plus loin. Il ne faut plus que des responsables politiques ou syndicaux, de gauche ou de droite, disent n'importe quoi.

    Va y avoir du boulot...

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  4. Devrions nous compter les points ?...

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  5. Je le trouve au contraire extrêmement cohérent dans la poursuite d'une politique au service des ses amis.

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  6. oui en cela, il y a bien une cohérence...

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  7. Entre 1993 et 1995, Edouard Balladur est Premier ministre.

    Edouard Balladur sait qu’il affrontera Jacques Chirac à l’élection présidentielle de 1995, mais il n’a pas le soutien financier du RPR. Le RPR soutient financièrement Jacques Chirac, et personne d’autre.

    Le clan Balladur-Sarkozy va donc devoir trouver des financements occultes pour payer la campagne présidentielle de 1995 : le clan Balladur-Sarkozy dépensera finalement 89 776 119 francs pour cette campagne présidentielle de 1995.

    http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/depuis-1958/decisions-par-date/1995/compte-balladur-1995/decision-compte-balladur-1995-du-11-octobre-1995.10707.html

    Question : comment le clan Balladur-Sarkozy a-t-il trouvé ces 89 776 119 francs ?

    Réponse :

    Le clan Balladur-Sarkozy a vendu 3 sous-marins au Pakistan. Ce contrat porte le nom de « contrat Agosta ». Des commissions occultes sont parties en direction du Pakistan. Ensuite, des rétro-commissions occultes sont revenues en France pour payer la campagne présidentielle d’Edouard Balladur.

    Le clan Balladur-Sarkozy a vendu ces 3 sous-marins au Pakistan, alors qu’il savait que ce « contrat Agosta » serait ruineux pour la France.

    Trois notes des services français avaient été transmises au gouvernement Balladur pour lui dire que ce « contrat Agosta » ferait perdre de l’argent à la France.

    Première note : « une pièce émanant de la direction du Trésor, méconnue jusqu’à ce jour, confirme que son gouvernement a vendu les submersibles en dépit des réalités économiques de l’époque (fac-similé ci-contre). Laissant supposer que d’autres motivations guidaient les décideurs français. La note classifiée « confidentiel défense » à destination des services d’Édouard Balladur exprimait les plus grandes « réserves à l’égard de ce projet, compte tenu de la situation financière précaire du Pakistan ». Rédigé le 23 mars 1993 à l’attention de Nicolas Bazire, directeur de cabinet de Balladur, ce document engageait son gouvernement à ne pas signer le contrat, qualifiant la vente de « déraisonnable ».

    http://www.liberation.fr/societe/01012296564-affaire-karachi-une-note-genante-pour-balladur-refait-surface

    Deux autres notes sont transmises au gouvernement : le 24 juin 1994, puis le 3 août 1994, deux notes de travail informent la Direction des Constructions Navales et le gouvernement que si le « contrat Agosta » est signé, le contrat coûtera très cher à la France : entre 310 millions de francs (47,26 millions d’euros) et 650 millions de francs (99,09 millions d’euros).

    C’est à la page 4 :

    http://www.ccomptes.fr/fr/CDBF/documents/ARR/Arret05493.pdf

    Pourtant, le gouvernement Balladur décide de passer outre ces trois avertissements !

    Le gouvernement Balladur signe le contrat de vente le 21 septembre 1994 ALORS QU’IL SAIT QUE LA FRANCE VA PERDRE DES DIZAINES DE MILLIONS D’EUROS SUR CE CONTRAT !

    Question : pourquoi le gouvernement Balladur a-t-il signé un tel contrat ruineux pour les finances de l’Etat ?

    Réponse :

    Parce que Edouard Balladur avait besoin de beaucoup d’argent pour financer sa campagne présidentielle.

    Edouard Balladur a donc choisi de faire perdre des dizaines de millions d’euros à la France en toute connaissance de cause, parce que ce contrat lui permettrait de financer sa campagne présidentielle grâce à des rétro-commissions occultes.

    Conclusion de ce Watergate français :

    - Ce contrat a finalement coûté à la France 76 millions d’euros (lire le lien ci-dessus, page 4) : « La perte finale, avant subvention et affectation de produits divers, et en l’absence de données exhaustives définitives, pourrait être estimée à 500 millions de francs (soit plus de 76 millions d’euros) ».

    - Edouard Balladur a perdu l’élection présidentielle de 1995.

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  8. - Jacques Chirac, aussitôt élu président de la République, a voulu faire cesser le financement occulte du clan Balladur-Sarkozy. Dès 1995, Jacques Chirac a demandé à son ministre de la Défense, Charles Millon, de violer l’accord secret qui avait été conclu entre le clan Balladur-Sarkozy et le Pakistan. Jacques Chirac a ordonné à Charles Million de faire cesser les versements des commissions occultes vers le Pakistan, et donc par conséquent de faire cesser les rétro-commissions occultes qui revenaient vers la France.

    Question du juge Renaud Van Ruymbeke : Pourquoi avoir mis fin à ces commissions ?

    Réponse de Charles Millon : Quand il y avait des doutes on arrêtait. Pour le contrat pakistanais, au vu des rapports des services secrets et des analyses qui ont été effectuées par les services du ministère, on a eu une intime conviction qu'il y avait rétrocommissions. Cela a été le cas des contrats Agosta et Sawari II.

    Question du juge Renaud Van Ruymbeke : Pourquoi ces deux contrats ?

    Réponse de Charles Million : Parce que l'on est arrivé à des conclusions positives, on a acquis une intime conviction sur ces deux contrats en particuliers.

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20101117.OBS3095/exclusif-affaire-karachi-ce-qu-a-dit-charles-millon-au-juge.html

    - Ce contrat a causé la mort de 14 innocents lors de l’attentat de Karachi (11 morts français, 3 morts pakistanais).

    - Cette affaire est l’équivalent du Watergate.

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  9. "Le ministre de la Défense comme moi-même sommes décidés à ce que tous les documents qui seront demandés soient communiqués en temps et heure", a dit Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse en marge du sommet de l'Otan.

    "A ma connaissance, aujourd'hui pas un document n'a été refusé", a-t-il ajouté.

    Le président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré a refusé de transmettre à Renaud Van Ruymbeke les délibérations sur les comptes de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995 car elles sont couvertes par le secret pendant 25 ans.

    Le juge espérait éclaircir avec ce document l'origine de versements en espèces non justifiés de plus de 13 millions de francs.

    Le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer a également refusé au juge d'instruction Marc Trévidic la transmission des témoignages de protagonistes entendus par une mission parlementaire.

    http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE6AJ03T20101120?pageNumber=1&virtualBrandChannel=0

    Je suis sidéré par cette phrase de Nicolas Sarkozy :

    "A ma connaissance, aujourd'hui pas un document n'a été refusé."

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  10. En tant que naturalise , eh oui j'etais nee en Angleterre , je peux dire a haute voix , l'integration de beaucoup de personne , ne marche absolument pas en France .
    Moi je le vois toutes les jours , et je vois absolument pas pourquoi ces gens ne faut aucune effort d'integration, et essais de profite de la France et le system.
    Je pense que les dernire changements dans l'obtention des visas etc val ammeliorer la situation . Le vrais probleme c'est avec les immigrees troisieme generation , il y a des graves problemes avec c groupe.

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