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2010 - Génuflexion au tout marché

La fin de l'année est déjà là, il est temps de faire un bilan sur une année particulière et d'envisager la suite à notre histoire.

Pour mieux appréhender l'année 2010, il faut revenir au contexte économique et social de la fin 2009.

L'idée de N.Sarkozy fût donc d'investir dans l'économie en permettant aux acteurs économiques d'emprunter pour les uns, ou d'être soutenus par des mesures d'adaptation à la crise pour les autres. Cela s'est traduit par le financement de politiques publiques de type chômage partiel (création de l'Apld), grand emprunt, bonus écologique, prime à la casse, et autres avantages de défiscalisation, d'exonération de charges sociales aux entreprises.

Une année noire où le choix d'une relance par l'investissement a nettement prévalu à des politiques de relance par la consommation, où évolution des salaires, pouvoir d'achat et croissance économique ont été très faibles, quand la puissance publique annonçait faire tout pour les soutenir.

L'année 2010 permet donc d'établir le constat d'un échec de l'action de Nicolas Sarkozy.

Et pourtant, il y a eu une débauche de moyens, pas ceux que l'on souhaiterait quand on soutient des politiques de gauche, mais les dépenses sans retour sur investissement sont bien là. En dette cumulée, la France est passée de 1400 milliards à plus de 1550 milliards de dettes sur cette période, soit 10% de dettes en plus en une année, quand il a fallu plus de trente ans pour en arriver là.

Et il y eu la scélérate réforme des retraites, celle que Nicolas Sarkozy disait ne pas vouloir faire. Contraint par les agences de notation qui auront pressuré les états à tous les sacrifices, cette génuflexion au "tout marché" fût l'ultime preuve que rien n'avait changé, qu'aucune leçon n'avait été tirée de cette crise financière.

C'est aussi la meilleure preuve que le diktat libéral est largement contestable. Pour éviter cette dépendance aux banques, celles qui sont la raison de la crise, il faut éviter aux états de continuer à s'endetter. Mais ce ne fût pas le choix de N.Sarkozy.

Rendez vous compte, en choisissant de rogner sur la dette sociale quelques milliards sur la sécu, sur les caisses de retraites, sans financer d'une manière pérenne cette protection sociale, le chef de l'état a clairement choisit le status quo. Notre problème de financements reste entier. La seule action du Président Français aura été de faire pression sur le marché (bancaire et des états prêteurs comme la Chine) pour préserver sa capacité à s'endetter, un comble.

Autant dire qu'il n'y a rien de courageux, qui ne soit en rupture avec les agissements du passé ; Nicolas Sarkozy a agit comme l'aurait fait Jacques Chirac, sinon pire.

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