samedi 30 janvier 2010

Vous avez dit indépendant ? Je ne crois pas non...

Le procès Clearstream, ou disons plutôt le procès Villepin n'est donc pas terminé, et au delà de l'affaire proprement dite, on peut se poser des questions sur l'indépendance de la justice.

Le fait est que le procureur de la République est sous hiérarchie directe du Garde des Sceaux et du Président de la République. Il y a donc une forte suspicion d'instructions émises au plus haut niveau de la hiérarchie dans la décision du procureur de la République.

Alors, si c'est le cas dans ce procès "politique", on peut se demander si au quotidien dans toutes les affaires jugées en tribunal de grande instance, le procureur de la République chargé de l'action publique n'est pas dépendant des politiques menées par le gouvernement.

Sitôt son accession à l’Elysée, Sarkozy avait donné pour consigne à Michèle Alliot-Marie de faire baisser la délinquance de 5% et de faire monter le taux d’élucidation à 40%. Les syndicats de Police dénoncent cette course au chiffre, et je me demande dans quelle mesure ces "quotas cachés" dans la Police ont une incidence sur le degré de rappel à la loi des procureurs.

On sait bien que pour un même type d'affaire les peines encourues ne sont pas de la même importance selon les régions et départements. Pour que les politiques de répression soient appliquées, il faut une police "efficace" et une justice qui "sanctionne". Une année les chiffres sont bons pour la sécurité routière, une autre ce sont les violences faites aux femmes qui sont l'objectif. Dans quelle mesure le parquet de justice transforme les objectifs de la Police ?

Si le juge est indépendant, et ceci n'est pas remis en cause, on peut tout de même se demander si les peines réclamées par les procureurs de la République ne sont pas trop dépendantes des objectifs politiques d'un gouvernement qui ferait peu d'état de l'indépendance de la justice.

mercredi 27 janvier 2010

Moins on en sait, mieux c'est...

Je rentrais du boulot quand j'ai entendu cette annonce à la Radio : le nouveau programme de sciences économiques est en consultation, et "le chômage" disparait des manuels scolaires.

Alors une fois rentré, je m'installe devant le clavier et tente de me renseigner.

Et j'apprends que le nouveau programme de seconde en sciences économiques et sociales (SES), est à l'étude jusqu'au 12 Mars par le ministère de l'éducation nationale. Il est question d'enlever des thèmes abordés par les professeurs, qui font l'objet d'explications aux élèves sur les questions de société, d'emploi, de discrimination, de précarité, des inégalités de revenus, de la valeur ajoutée et sa répartition ou encore des conditions de travail...

L'association des professeurs de sciences économiques et sociales (Apses), déplore que "le ministère ait demandé d'enlever des questions comme la discrimination à l'emploi ou le chômage et imposé deux fois celle du marché".

Incroyable, scandaleux, lamentable sont les mots qui me viennent. J'ai simplement l'impression qu'on tente d'amoindrir nos connaissances, de faire en sorte que l'on cerne moins les tenants et les aboutissants des questions économiques et sociétales pour mieux nous asservir.

Droit de réponse

Martine Aubry s'exprimait donc hier soir en réaction à la prestation de Nicolas Sarkozy, qui se déroulait la veille à la même heure sur le même plateau télé.

Première question de Laurence Ferrari : Sarkozy a t-il été convaincant ? Elle répond qu'elle a trouvé les 11 invités convaincants et N.S en complet décalage, en panne de réponse, sans cap.

Très vite, elle est interrogée sur sa récente déclaration d'une retraite à 62 ans. L'occasion pour la première secrétaire socialiste de rectifier le tir d'un propos qui a dérapé. Elle profite donc de cette tribune pour rappeler la position officielle du parti socialiste de maintenir l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans.
Elle précise que chaque Français doit en garder le droit. Elle insiste sur un discours qu'elle veut empreint de réalité, elle dit le PS responsable voulant participer activement à ce débat, ne réfutant pas la possibilité de rencontrer Sarko sur les thèmes suivants :
Il faut prendre en compte la pénibilité du travail pour déterminer la durée de cotisation, traiter le problème de l'emploi des séniors pour qu'il y ait plus de cotisations. Plus de cotisations, plus de financement, elle rappelle la nécessité de taxer les revenus financiers, les stocks-options, les bonus, pour trouver de nouveaux modes de financement à un problème qui dépasse largement le simple fait de cotiser quelques trimestres de plus.

J'avais trouvé lamentable sa première déclaration que je considérais mal venue, parce qu'elle donnait l'occasion à la droite de récupérer des propos mal calibrés. Ici, elle aura donc eu l'occasion d'affirmer l'exigence que doit être celle de toute la gauche de proposer des solutions à un problème qui a trop duré.

Viens la problématique du chômage où l'on peut constater là aussi le clivage politique entre les propositions de la droite qui met en œuvre des politiques d'investissement et d'assistanat aux entreprises, en laissant de côté les politiques possibles de relance par la consommation.
Il était de bon ton de rappeler le manque de réalisme de Sarkozy sur ces sujets. Quand Laurence Ferrari demanda au chef de l'état si il ferait " quelque chose pour le million de personnes arrivant en fin de droit de chômage ?", la réponse fût claire, pour le chef de l'état, le RSA existe avec le travail temporaire pour lui éviter de faire plus.
Mme Aubry demande donc au chef de l'état de revoir son jugement sur cette question dont je suis sûr nous aurons l'occasion de reparler, puisque nous nous dirigeons là vers un vrai problème d'augmentation de la précarité ces prochains mois.

A moins de deux mois des élections régionales, la journaliste demande à Aubry si elle croit toujours que le PS va faire le grand chelem dans cette élection. Prudente elle répond que le PS ne va pas, mais peut gagner toutes les régions. Oui c'est possible dit-elle.
Avec une côte de popularité en hausse, elle dit se sentir "pousser des ailes".

En fait elle joue là son va-tout, si elle échoue elle aura du mal à rebondir et à s'imposer dans la course à la Présidentielle.

Les régionales sont l'occasion pour Martine Aubry de signifier à toute la gauche, qu'elle veut incarner une alternative pour 2012. Mais elle dit vouloir se prononcer seulement à partir de Mai 2011, à un an de sa possible élection. Peut être sera t-il déjà trop tard...

lundi 25 janvier 2010

J'ai regardé l'intervention ratée de N.Sarkozy sur TF1

Il y a comme un parfum de contestation dans l'air ces derniers temps. On organise une journée coup de gueule contre notre Président, on ne souhaite plus le voir à la tv. Beaucoup auront appelé à boycotter cette nouvelle intervention du chef de l'état, qui venait s'ajouter aux innombrables autres séances télévisées auxquelles il s'adonne régulièrement.

La coupe est pleine, la crise de Sarkozite aigue atteint les plus endurcis d'entre nous. Peut être que le fait est que nous sommes un peu trop en immersion au quotidien dans ce milieu politique, dont on peut si souvent déplorer les bassesses et coups bas.

D'abord en interview avec Madame Ferrari, puis face à quelques français triés sur le volet, il n'était pas question pour Nicolas Sarkozy d'apparaitre au yeux des gens comme étant sur la défensive, le couteau entre les dents, mais bien de faire dans le "velours". Allait-il y arriver ? Le ton fût tout d'abord courtois, solennel et sûuur. Une vraie tactique ! Sûr de lui-même, un peu plus que d'habitude encore, histoire de donner l'impression qu'il sait ce qu'il fait, où il va, et ce qu'il lui reste à faire. La stature du Président de la République imposant le respect aux 11 invités de Mr Pernault. Mais on se rend vite compte que l'exercice est périlleux pour Sarkozy...

Mais tout d'abord c'est sur le plateau du JT, que Nicolas Sarkozy nous a fait son numéro "droit dans mes bottes j'avance et rien ne me ferra reculer". L'affaire Proglio, il l'a balayé de la main, il n'y a pas de problème. Le mauvais traitement des Kurdes arrivés en Corse cette semaine, c'est de la faute des esclavagistes, des assassins, des criminels si ces gens en sont là dit-il, le discours est toujours le même. Le débat de l'identité nationale, une nécessité de rappeler les devoirs de chacun pense t-il. Retraite, il dit merci à Aubry. A la question "ferez-vous quelque chose pour le million de personnes arrivant en fin de droit de chômage ?", il ose encore répondre qu'il y a le RSA, le travail partiel, qu'il ne veut pas d'assistanat. Le message est clair.

Alors entre les postures des bons vœux du début d'année, les discours de bonnes intentions, il ne reste aucune annonce que l'on ne sache déjà.

Et Sarkozy rejoint Jean-Pierre Pernault pour commencer cet exercice qui consiste à répondre aux questions du panel représentatif constitué pour l'occasion. Comme le rappelait Eric, puisque 70% des Français se disent mécontents des politiques menées, Sarkozy doit prendre des "coups" si le panel de gens qui s'expriment lors de cette émission est réellement représentatif. Et bien, il en a pris !

2 heures d'émission, 11 citoyens de différents horizons, et qui ont tous déjà fait l'objet de reportage sur leurs situations difficiles, leurs craintes et leurs attentes.

Voici le descriptif des 11 invités face à Sarkozy :

Nathalie, au chômage, elle interpelle le chef de l'état sur l'inadéquation entre l'université et le marché de l'emploi. Il répond que si elle est au chômage, c'est qu'en premier lieu nous vivons une crise économique, et aussi un peu à cause des 35 heures. En fait, il parle tellement de généralités, qu'il est incapable de répondre à la question de Nathalie, à savoir : pourquoi un BAC+5 ne trouve t-il pas d'emploi aujourd'hui dans ce pays ?

Pierre, ouvrier d'un sous-traitant Renault, syndiqué à la CGT. La problèmatique qu'il soulève est celle des délocalisations. Sarko lui répond que la Prime à la casse a permis des records de vente et de sauver l'emploi. Pierre lui répond que c'est une vision simpliste. Bing, ça tombe comme un couperet ! Du coup le chef de l'état rebondit sur la suppression de la taxe professionnelle. Là on sent qu'il se passe quelque chose sur le plateau, c'est le syndicaliste qui a la main face à Sarko. Pernault intervient sur la question des bénéfices des actionnaires car les deux hommes ont glissé très naturellement sur ce sujet. Question : "et le partage en trois tiers des bénéfices, où en est-on ?" Coincé, Sarkozy répond qu'il devra légiférer.

Jimmy Bils, chef d'entreprise transport routier. Il se plaint des banques qui ne prêtent pas aux PME. Et souhaiterait être exonéré du paiement de la taxe carbone. Pas de réponses, en tout cas rien de concret.

Sophie, Agricultrice laitière. Elle dénonce les quotas laitiers. Un bon moment pour Sarko parce que Sophie est conciliante. Sarkozy lui explique que son secteur d'activité devra mutualiser ses moyens pour mieux discuter les prix, après l'abandon des quotas. Mais aucune proposition concrète n'est faite.

Samir, professeur d'économie-gestion. Il soulève le problème des contractuels dans la fonction publique et plus particulièrement dans l'éducation nationale, lui qui après 6 ans de contrats reconduits tous les ans dénonce une certaine précarité dans son métier.C'est anormal répond Sarkozy, il faut envisager la titularisation progressive ! Il oublie vite les 40 000 emplois supprimés dans l'éducation nationale entre 2007 et 2010, faudrait-il faire marche arrière ?

Martine, infirmière urgentiste. Qui dénonce une dégradation des moyens. L'échange tourne autour des économies à faire, des déficits, des économies, et puis des déficits... Le chef de l'état s'emmêle et on comprend bien que le plus important à ses yeux est de réaliser des économies... Rien d'autre à dire apparemment.

Rex, infographiste. Il interroge Sarkozy sur le Plan Banlieue : "Quel est votre projet pour les quartiers difficiles ?" Il semble vouloir répondre par le travail, il enchaîne sur les internats d'excellence, les formations pour les 16-18 ans ; il nous donne là tout l'éventail de mesurettes qui lui viennent à l'esprit, et finit bien sûr sur la violence, ce qui témoigne de son incapacité à trouver de véritables solutions.

Bernadette, employée de la grande distribution. Elle décrit sa situation difficile, de ses petits revenus et de sa volonté de voir augmenter son pouvoir d'achat. Sarko lui répond qu'elle a dû bénéficier d'un crédit d'impôt, puisque pas imposable, mais ce n'est pas le cas. Ah ? Passons sur les bourses d'études pour les enfants alors... Aïe ça coince pour Sarko. Malgré le travail le dimanche, Bernadette dit être payée une misère. Et souligne le fait que son employeur est contre les heures supplémentaires... Sarko de répondre qu'il téléphonerait dès le lendemain à sa direction... On y croit...

Elodie, auto-entrepreneuse, organisatrice de mariages. Sarko croit respirer, mais elle nous explique qu'après trois clics sur internet pour avoir un numéro de siret, l'auto-entrepreneur est seul face à une lourdeur administrative qui perdure.

Marguerite, 58 ans, comptable. La problématique est que son mari est au chômage, depuis 5 ans : que peut faire Sarkozy pour améliorer l'emploi des séniors ? Alors que Sarkozy met encore en cause les 35 heures et les pré-retraites, Pierre de la CGT intervient à nouveau : "croyez vous vraiment à ses politiques, qu'en travaillant plus et plus longtemps, nous allons résoudre le chômage ?" On constate le décalage des réponses du chef de l'état, personne sur le plateau ne semble l'entendre, ni le croire.

Jean-Georges, artisan à la retraite, 410 euros de pension. Où en sont les promesses de 2007 sur la revalorisation des pensions de retraite, face au destin tragique de Jean-Georges, lui qui s'est retrouvé à la rue (dans un champs a-t-il dit). Ce dernier témoignage fût accablant.

Le but sans aucun doute était bien à deux mois des régionales de rétablir la confiance. Je ne suis pas sûr qu'il ait réussi l'exercice.
Une sorte de manipulation médiatique qui a tenté de laisser à penser que la spontanéité du Président est la preuve de ses bonnes intentions. En fait une opération de communication destinée à ne pas faire fuir l'électorat appelé à voter prochainement en le prenant à témoin sans réellement y parvenir.

C'est pourquoi il me paraissait important de bien ressentir la portée de cette intervention pour mieux en analyser le contenu et la fragilité idéologique de celui qui à mi-mandat tente de se justifier.
Il est d'ailleurs étonnant que le fin tacticien Sarkozy se soit embarqué dans un tel show sans anticiper les réactions déjà très virulentes à son encontre tant il ne ressort pas grandi de cette intervention télévisuelle.

dimanche 24 janvier 2010

Mr Hirsh : enfin d'accord avec vous !

Je viens de lire cet article, qui parle des déclarations de Martin Hirsh, sur au moins deux sujets à propos desquels j'ai le même avis que lui.

Il est souvent mal vu que l'on prenne position sur des sujets avec lesquels nous sommes d'accord avec au moins un membre du gouvernement. Hé bien tant pis, je m'y risque quand même. Et puis de toute façon tout le monde va être encore occupé avec le NSD apparemment...

Premier sujet : Faut-il une loi interdisant le port de la burqa ? Il répond qu'il ne faut pas une loi trop "absolue" qui aurait un effet inverse. Effectivement, ce n'est pas parce que l'on va interdire la burqa, que l'on ne va plus en voir. La position intermédiaire de l'interdire dans les services publics peut être une bonne approche, parce qu'elle envoie le message que le port du voile intégral n'est pas admissible. Il y a là une forme de rappel de ce qui est tolérable au sein des établissements publics, qui renvoit à ce qui est acceptable culturellement.

Le respect de la culture de l'autre peut être un vecteur d'acceptation pour voir moins de burqas.

Deuxième sujet sur lequel Martin Hirsh ex-président de la fondation abbé Pierre avec lequel je suis d'accord, c'est ce qu'il a "dénoncé" les récentes arrestations de personnes sans-papiers accueillies dans plusieurs communautés d'Emmaus France. Il a ainsi obtenu apparemment de Matignon que cela ne se produise plus "Il y a deux jours, vendredi, jour de l'anniversaire de la mort de l'abbé Pierre, le gouvernement a reconnu le principe d'accueil d'Emmaüs, et notamment l'accueil inconditionnel" "J'ai cet engagement que cela ne se produira plus".

Que Martin Hirsh se sente solidaire avec les sans papiers me parait logique, le voir l'exprimer me satisfait beaucoup. Il était temps !

No Sarkozy Day : Finalement j'en suis aussi !

Je n'ai toujours pas compris pourquoi mes amis blogger ont changé d'avis sur la pertinence d'un No Sarkozy Day... Personnellement l'organisation d'un tel événement m'a plus de suite, mais c'était le manque d'organisation et de soutien qui m'a laissé à penser qu'il n'y aurait pas ou peu de mobilisation.

Aujourd'hui, si on part du principe que l'union fait la force, et que l'appel au NSD est suivi par l'ensemble de la communauté des blogger de gauche, peut être que l'écho permettra un soutien politique et une médiatisation, qui aboutirait sur un succès.

C'est pourquoi je relaye également cet appel :

« Inconséquence politique, échec économique, casse sociale, rupture du pacte républicain, atteinte à l’égalité des chances, politique de la peur, stratégie de la division, lois liberticides, pratiques autocratiques du pouvoir, favoritisme, népotisme, manipulations médiatiques, ingérences judiciaires, collusion avec le monde des affaires et les forces de l’argent…
Nous avons tous nos raisons pour nous opposer à Sarkozy et à son clan, pour résister au sarkozysme. Mais ce président sans envergure, effrayé par le peuple, prend grand soin de le tenir à l'écart, muselant au besoin sa parole derrière des cordons de CRS.
Alors, ENSEMBLE, nous élèverons la voix plus haut, nous nous ferons entendre plus fort, unis dans la défense des valeurs de notre République : Liberté - Egalité - Fraternité – Laïcité – Démocratie.

Nous, simples citoyens, vigilants et inquiets, en conscience et indépendamment de tout parti ou syndicat, appelons toutes celles et tous ceux qui ressentent l'envie, le besoin de dire NON ! à Nicolas Sarkozy, à se rassembler pour un No Sarkozy Day.
Le 27 mars 2010 : une journée pour lui dire NON !

Des rassemblements seront organisés partout en France, à partir de 14 Heures devant les préfectures et les sous préfectures, à Paris place de la Bastille, et dans le monde entier devant les ambassades de France.

A l’issue de cette journée de mobilisation, se tiendront partout des réunions ouvertes, où nous pourrons ensemble, démocratiquement, décider de la suite à donner à ce mouvement de contestation populaire du sarkozysme, contestation que nous espérons aussi large que possible.»

Blogueurs signataires :
Aliciabx - http://aliciabx.blogspot.com/
André Orphal - http://jusqu-alacensure.over-blog.com/
Antennerelais - http://antennerelais.canalblog.com/
Antidote Démocratique Antisarkozy - http://rpubliquejetaime.typepad.fr/
Antoine - http://just4kiss.blogspot.com/
Arnaud Mouillard - http://hern.over-blog.com
B.Mode - http://ruminances.unblog.fr/
Benjamin Ball - http://blog-zero-un.over-blog.fr/
Bloguerilla - http://bloguerilla.org
Carrefour Anticapitaliste - http://kropotkine.jimdo.com/
CC - http://www.bahbycc.com/
Conseil national de la Résistance en Midi Pyrénées - http://cnr-midipyrenees.blogspot.com/
Cpolitic - http://www.cpolitic.com/cblog/
Dan29000 - http://danactu-resistance.over-blog.com/
David Noël - http://www.lheninois.com
Dedalus - http://sarkononmerci.fr
Des pas perdus - http://www.despasperdus.com
Dessins d'AMAD - http://riposte.gauchepopulaire.fr/
Dominik Vallet - http://dominikvallet.over-blog.com/
Eric Citoyen - http://monmulhouse.canalblog.com/
Gauchedecombat - http://gauchedecombat.wordpress.com/
Gilles Pommateau - http://gillespommateau.over-blog.com
Gwendal - http://gwedenis.blogspot.com/
Hypos - http://www.hyposblog.info
Ijahsista - http://une-autre-vision-du-monde.over-blog.fr
Jean-François Vionnet - http://lespenseesdunvieuxcon.blogspot.com
JeandelaXr - http://jeandelaxr-lejouretlanuit.blogspot.com/
Juan - http://sarkofrance.blogspot.com/
Le Canard de Mulhouse - http://canard68.20minutes-blogs.fr/
Le Coucou - http://unclavesien.blogspot.com
Le journal de Geed - http://lejournaldegeed.wordpress.com/
LePetitSauvage - http://on-nous-prend-pour-des-cons.fr
Lost in Chartres - http://lostinchartres.wordpress.com
Louis Lepioufle - http://powolicu.wordpress.com/
Marie - http://engagee.fr/
Martin P. - http://sauce.over-blog.org/
Mathieu L. - http://lespriviliegiesparlent.blogspot.com
Maximilien - http://maximilienrobespierre.blogspot.com/
Monsieur Poireau - http://monsieurpoireau.blogspot.com
Mtislav - http://mtislav.blogspot.com
Nicolas J. - http://jegpol.blogspot.com/
Philippe Marx - http://www.philippemarx.net/
Raphaël Rezvanpour - http://revoltecitoyenne.wordpress.com/
Rebus - http://sarkobasta.blogspot.com
Rimbus - http://rimbusblog.blogspot.com
Rodolphe Lediazec - http://ruminances.unblog.fr/
Samuelle - http://souvenirsdufutur.blogs.courrierinternational.com/
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Skal - http://www.lespenseesdeskal.fr
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Profils Myspace et autres :
Axel - http://www.myspace.com/libertik
Camille BB - http://www.myspace.com/459439819
Felocydz - http://www.myspace.com/felocydz
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Lea - http://www.myspace.com/reallioness2
Leslie - http://www.myspace.com/leslie381
Mimosa67 - http://mimosa67.spaces.live.com/
Navarrete Pierrot - http://www.myspace.com/mecclass
Paulo Barrosa - http://www.myspace.com/paulobarrosa
Zone Nono - http://www.myspace.com/zonenono
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Villepin Vs Sarkozy

Alors que ce Jeudi 28 Janvier, notre Président fête son 55 ème anniversaire, il est bien possible que se joue une partie du résultat de la présidentielle de 2012 ce jour là. Le tribunal de grande instance de Paris rendra son jugement dans l'affaire Clearstream, ce qui aura pour conséquence pour Dominique de Villepin d'être éligible ou pas au prochain scrutin Présidentiel.

C'est le grand enjeu de ce procès. Qu'il soit jugé coupable ou pas, le procureur de la République n'a pas requis d'inéligibilité et précise même qu' "il manque des preuves tangibles de son implication consciente et délibérée". Dominique de Villepin sortira donc gagnant de ce procès quel-qu'en soit le résultat.

Qu'en est-il pour Sarkozy ? Là, c'est pas pareil.

Si Villepin est blanchi, Sarkozy aura bien du mal à garder la tête haute après avoir mis tant d'énergie pour faire tomber son adversaire. Lui qui voulait le "pendre à un croc de boucher", qui l'avait désigné coupable se moquant bien de la présomption d'innocence, devra reconnaitre l'innocence et la légitimité de Villepin, ex-premier ministre, à se remettre dans le jeu politique, à occuper pourquoi pas une place de premier rang au sein de l'UMP.

Si Dominique de Villepin est déclaré coupable, Nicolas Sarkozy repartira avec un euro de dommages et intérêts et l'affaire sera rejugée. Villepin l'a déjà déclaré, "On ferait appel, on irait en cassation. Ça durerait dix ans"… Et comme il y a peu de chance pour que le jugement aille au delà de ce qu'a requis le procureur et donc pas d'inéligibilité, Dominique de Villepin pourra se présenter en 2012.

Coupable ou non coupable, il se présentera en endossant le rôle de victime et de meilleur opposant à Nicolas Sarkozy. Enfin c'est ce qu'il croit et il ne s'en cache pas. Il déclarait dans le nouvel Obs : "Clearstream est le plus beau cadeau politique"Nicolas Sarkozy lui "a offert une légitimité bien plus grande encore que celle des urnes. Je suis celui qui lui résiste. Le seul, le dernier. Sarkozy m'a ressuscité".

Même si il ne s'est pas encore déclaré candidat pour 2012, tout laisse à penser que Villepin s'y prépare. Au mois d'octobre il a lancé le club Villepin, Mardi dernier à Bondy, il a exposé une ébauche de programme et de politique "alternative"(euh, en fait pas grand chose..)

Quel impact pour 2012 ?

C'est de la politique fiction, beaucoup de scénarios sont possibles et donc inutiles de les détailler ici tant les éventualités sont nombreuses. Notre ami Falcon Hill imaginait même un scénario Juppé-Strauss Kahn, c'est pour dire... ^^

Si Nicolas Sarkozy et Villepin sont candidats, ils seront au moins affaiblis par la dispersion des voix à droite.

vendredi 22 janvier 2010

Sarkozy place ses amis.

Bayrou parlait d'une "offense faite" par Nicolas Sarkozy "aux principes élémentaires de notre démocratie" séparant "les intérêts publics et privés" en évoquant l'affaire de la nomination de Proglio à la tête d'EDF. Et se demandait quand les républicains à droite allaient se réveiller, voilà qu'il a peut être été entendu.

Pour le président du groupe sénatorial UMP, Gérard Longuet, le plus gros problème dans l'arrivée de Proglio à la tête d'EDF est qu'il soit à la tête d'entreprises concurrentes.

Nous nous sommes focalisés sur la rémunération, mais c'est bien un conflit d'intérêts auquel nous assistons. Les socialistes, la gauche et le MODEM en la personne de Bayrou auront eu raison de pointer un cumul des fonctions qui à terme pourrait favoriser une fusion EDF-Veolia. Des pas perdus en parle très bien. Les craintes sont par exemple de voir confier la gestion des centrales nucléaires au secteur privé.

La manœuvre de Sarkozy est celle qui consiste à développer un réseau d'intérêt en nommant les amis aux postes clefs. C'était déjà le cas avec François Pérol lors de la fusion Caisse d'épargne-Banque populaire, secrétaire général adjoint de l'Élysée qu'il était alors.

"Séquestration" de patron : la loi, le code du travail permet au moins de le retenir.

Je voulais réagir à la "séquestration" des dirigeants d'Akers qui prend fin et qui aura permis aux 120 salariés de cette usine de partir dignement en ayant doublé leurs indemnités de licenciement suite à la fermeture de cette usine.

Simplement pour dire qu'il est bon dans ce genre d'affaire de rappeler que cela se passe toujours ainsi lors des réunions obligatoires avec la direction, et que c'est la loi (article L.434-3 du code du travail) qui permet au secrétaire syndical animant les réunions en comité d'entreprise ou même les réunions de délégués du personnel de clôturer ou pas ces réunions.

Tant que l'ordre du jour ou le cahier de revendications ne sont pas épuisés, la direction se doit de participer et de répondre aux questions qui lui sont posées jusqu'à ce que le secrétaire syndical clôture la réunion.

Le tout étant enregistré, permettant de repasser "la bande" quand l'une des parties nie des propos évoqués (chez nous c'est enregistré numériquement, beaucoup plus pratique que les bandes magnétiques d'autrefois).

Dans le temps, il était d'usage de faire durer en longueur ce type de réunion pour obtenir satisfaction.
C'est toujours le cas, mais nos dirigeants sont de plus en plus formés à ce type de relation que l'on ose appeler encore "dialogue social".

jeudi 21 janvier 2010

Pas le temps !

Pas le temps de blogger, ni de faire un billet aujourd'hui, mais je prends quand même cinq minutes ce matin pour vous inviter à aller lire un billet de Juan où il est justement question de "Travailler moins pour vivre mieux".

Le service public sera en grève aujourd'hui pour protester contre son propre démantèlement. C'est CC qui nous en parle, en pointant du doigt la médiatisation des "pénibles" qui se plaignent tout le temps des grèves.

Eric revient sur l'indécence de la rémunération de Henri Proglio, PDG d'EDF. Et surtout sur les justifications foireuses de l'UMP. Hé oui, ils nous expliquent presque que 2 millions, c'est pas si bien payé.

Hier, le titre du billet de Nicolas était vraiment pas mal je trouve. Le sujet beaucoup moins amusant, il est question de l'acceptation de la retraite à 62 ans. Le titre : Aubry, que ça coûte !

Un très bon article de Arnaud sur l'utilisation des fonds de la journée de solidarité instaurée pour les personnes âgées.

mercredi 20 janvier 2010

Aubry accepte la retraite à 62 ans : Lamentable !

C'est lamentable. Ce n'est pas avec ce genre de positionnement que le PS va reconquérir l'électorat populaire. C'est mon sentiment quand j'apprends la sortie d'Aubry sur le sujet.

Voilà un exemple de plus de ce qu'il ne fallait pas faire, pour éviter que le PS se prenne des "gaufres" aux prochaines élections.

Comment pourrait-il en être autrement, alors que ce présente là un thème qui peut être l'occasion d'un vrai clivage politique avec la droite, avec des alternatives qui puissent fédérer et redonner envie aux français de faire confiance au Parti socialiste. La première secrétaire préfère donc adopter la posture de la sagesse, du plus pragmatique, le sens des responsabilités, pour se démarquer des autres partis de gauche et se forger ainsi une crédibilité présidentielle qui lui fait défaut.

Alors comme c'est une vieille habitude de faire cavalier seul chez les socialistes sous couvert de débat interne, nous attendrons le position officielle du parti.

Parce qu'en se prononçant sur un nouvel allongement de la durée de cotisation, elle contribue à faire croire que c'est la seule solution et ce n'est pas le cas ! !

L'augmentation des cotisations est le levier à actionner en premier lieu, l'épargne sécurisée par capitalisation peut également renforcer le système des retraites par répartition.

Le mot d'ordre dans ce dossier est "financement". Comment trouver de nouveaux modes de financement pour passer un problème qui est démographique donc ponctuel dans le temps.

Le soit-disant réalisme de Mme Aubry est en réalité un manque de courage politique.

mardi 19 janvier 2010

Qui se soucie de Borloo ?

Je tombe ce matin sur cet article, une interview de Mr Borloo, ministre de l'écologie, qui s'exprimait au nom de la France, hier à Abu Dhabi (Emirats arabes unis), où se tenait le Sommet mondial pour les énergies du futur. Il a ainsi lancé " un appel solennel " à la communauté internationale pour qu'elle respecte l'engagement d’aider financièrement dès 2010 les États vulnérables à lutter contre le réchauffement.

" Les petits Etats insulaires et les pays les moins avancés qui souffrent du dérèglement climatique ne peuvent pas attendre un an de plus. Ils veulent des actes. Vite, très vite. "

100 milliards de dollars par an d'ici 2020, dans l'immédiat 30 milliards de dollars sur trois ans. Un fond vert doit être constitué. Le sera-t-il ?

Souvenez vous, c'était il y a à peine un mois, on sortait d'un débat, d'une préparation au sommet de Copenhague qui durant près de six mois, à laissé entendre aux populations du monde, que grâce aux mesures prises à ce sommet de Copenhague, nous allions sauver la planète. Bigre, rien que cela, nous allions sauver la planète.

Mais il y eu comme un coup de froid sur un sommet qui se voulait celui du réchauffement climatique. Aucunes mesures contraignantes n'ont été prises.

Pire, d'après Jean-Louis Borloo, il y aurait le risque de se retrouver au sommet de Mexico dans un an sans que le " fond vert " n'ait commençé à se constituer, sans que rien n'ait été fait !!

Et voilà donc notre Jean-Louis Borloo, simple ministre de l'écologie en France qui crie aux oreilles du monde qu'il faut maintenant passer à la caisse. Sera-t-il entendu, rien n'est moins sûr, les pays ayant participé au sommet de Copenhague se sont juste engagé à communiquer par écrit avant le 31 janvier leurs engagements respectifs en matière de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, et les mesures nationales d’atténuation qu’ils comptent mettre en œuvre.

De simple feuille de route, encore une fois aucunes mesures contraignantes, aucun engagement d'aides pour l'année 2010, juste le souhait de voir se constituer un fond en trois ans.

Mais peut être fallait-il à deux jours de l'annonce du nouveau projet de taxe carbone, remettre le sujet sur le tapis, pour éviter de rester sur un échec cuisant que fût ce sommet de Copenhague.

lundi 18 janvier 2010

L'union de Royal déplait.

Tiens ça faisait un long moment que je n'avais fait de billet sur notre très chère Mme Royal. En fait, cela fait un moment que je ne fais plus de billet sur les querelles intestines au sein du PS qui ne cessent jamais, tant elles rebondissent sans fin à la moindre occasion. Si il y a bien une chose à souhaiter pour ce parti, c'est qu'il se rassemble, qu'il combatte cette logique des courants politiques en son sein.

Si j'en parle, c'est que ce matin je suis tombé sur une brochette d'articles qui titrent "Royal débauche une partie du Modem", puis un autre "Ségolène Royal ravive les polémiques", puis "Régionales - Ségolène Royal fait l'union, mais pas l'unanimité".

Elle ne fait pas l'unanimité et pas seulement au PS. C'est même amusant de voir le commentaire de Bussereau, tête de liste UMP en Poitou-Charentes " Nous n'avons pas besoin de traîtres qui nous rejoignent, qui quittent leur famille politique " et « j'ai une pensée particulière pour le Modem ", gonflé le type, il oubli la politique d'ouverture de son grand chef. La vice-présidente du Modem, Marielle de Sarnez, elle estime carrément que Ségolène Royal confond " débauchage et rassemblement " et ajoute que " ces adhérents se sont mis d'eux-mêmes en dehors du parti, dont ils ne peuvent plus revendiquer l'étiquette ". Ils apprécieront, déjà que le Modem a beaucoup de mal à rassembler l'électorat dans les élections locales, si en plus ils font le choix de ne jamais être élus....

Est-ce les journalistes qui profitent de la moindre occasion pour créer une polémique, ou une très mauvaises habitude du milieu politique de confondre rassemblement et débauchage, qui fait que l'on donne encore autant d'importance à ce que peut faire Mme Royal. Ou alors c'est qu'elle inquiète "l'intelligencia" de se remettre en selle pour 2012.

Comme le dit Aubry, c'est une situation locale, bien sûr, elle qui a été élue à Lille grâce à l'union de sa liste aux municipales avec celle du Modem, ne pouvait s'exprimer en d'autres termes.

Mais au-delà de ça, n'est-il pas normal pour un leader politique de chercher à faire l'union pour rassembler les électeurs autour d'un projet commun ? Je crois que c'est l'essence même de la Politique.

samedi 16 janvier 2010

Bilan de la crise : Où sont passés les milliards ?

Aparté pour commencer : [ J'ai linké du monde, pas forcément en rapport avec le sujet de ce billet, mais parce qu'il est intéressant de lire ce qu'ils ont à dire aussi ^^]


Nicolas Sarkozy prend les devants car il sent bien que l'heure du bilan se rapproche. Comment pourrait-il en être autrement, après ces dizaines de milliards injectés dans l'économie française, il faudra bien tirer les leçons, accepter les critiques sur le manque de contre-parties par exemple, dans les différents plans de relance et de soutien qui auront été mis en œuvre depuis Septembre 2008, sous sa présidence.

Je parlais dans mon précédent billet du projet de taxation des bonus dans le secteur bancaire, mesure temporaire qui a surtout pour objet de répondre aux polémiques quand à l'annonce prochaine par les banques, de la distribution de bonus déjà jugée exceptionnelle, alors même que l'état a injecté des milliards dans le système il y a tout juste un an.

Aujourd'hui, N.Sarkozy reçoit le patron de Renault à l'Élysée pour le dissuader de délocaliser la production de la future clio en Turquie. Aucune contre-partie n'étant demandé aux constructeurs français bénéficiant de la mesure "prime à la casse" pour réaliser une année record en terme de ventes, le chef de l'état nous dit aujourd'hui et cela sonne comme un aveu d'impuissance : nous ne mettons pas tant d’argent pour soutenir nos constructeurs pour que la totalité des usines s’en aillent à l’extérieur. Il fallait y penser avant !

Oui Elmone, il le fallait, y a qu'à, faut qu'on (rire). Voilà donc deux exemples qui me laissent à penser que le fin stratège qu'est Nicolas Sarkozy (il faut bien le reconnaitre) craint et essaye de gérer au mieux le timing politique pour éviter qu'on le confronte à son bilan.

Je ne dis pas ici qu'il ne fallait pas faire ces mesures et différents plans de relance, mais la façon dont ils ont été mis en œuvre dans une sorte de "course aux milliards" que dénonçait Angela Merkel, est bien sûr critiquable et doit l'être à mon sens.

Petit retour en arrière. Sur des mesures "libérales" comme la suppression de la taxe professionnelle et sur un système d'assistanat mis en place en une année. 140 Milliards de dettes en 2009 pour une dette cumulée de 1400 milliards sur 30 ans.

Fin Septembre 2008, la France injecte 3 milliards d'euros pour renflouer la banque franco-belge en difficulté Dexia. On nous a vendu ce sauvetage, en nous expliquant que cela permettrait "la continuité du financement des collectivités locales". Bigre, quel argument choc ! On oubliait surtout de dire que ce sont surtout les impôts, taxes (professionnelle) transfert et concours de l'état qui financent les collectivités locales et non pas l'emprunt ! Voilà un vrai sujet "quels sont les ressources des collectivités locales ?", mais non on préférait faire dans la "continuité". Pour un gouvernement qui se voulait de "rupture"...

Le 2 Octobre 2008, le gouvernement présente un plan de soutien pour les petites et moyennes entreprises (PME). Une enveloppe de 22 milliards d'euros est allouée. L'argent a été rapidement versé aux banques et a été géré par une convention sous contrôle de l'état. Où en sont ces contrôles ? L'argent a-t-il était réellement injecté sous forme de prêts pour soutenir les PME ? Souvenez vous, les banques n'étaient pas prêteuses, qu'en est-il aujourd'hui ?

Octobre 2008, l'État rachète les fameux produits toxiques, "subprimes" des banques privées françaises à hauteur de 10,5 milliards d'euros. Quelle contreparties ? Aucune ! contrairement aux britanniques et américains qui eux sont rentrés dans le capital des banques qu'ils aidaient.

Fin Octobre 2008, Sarkozy annonce l'exonération de la taxe professionnelle jusqu'au 1er janvier 2010, on sait depuis qu'elle a été carrément supprimée. Cela représente un surcoût pour l'état de 2 milliards d'euros sur 3 ans. Viennent s'ajouter les compensations par l'état de la suppression de la taxe pour les collectivités locales et le manque à gagner d'environ 12 milliards d'euros par an.

Pour quels résultats, et j'insiste où sont passés ces milliards ?

Je ne parle pas du plan d'investissement de 26 milliards injectés pour faire de la voirie, investir dans les infrastructures publiques, ou du doublement du prêt à taux zéro dans l'immobilier... Non ! Je me demande où sont passés ces quelques dizaines de milliards d'euros données sans contreparties et sans quasi-contrôle de l'état dans les banques et grandes entreprises qui se gavent le plus aujourd'hui, et qui se seront remise bien plus vite que les autres de cette crise.

Taxe sur les bonus et industrialisation automobile en France sont bien le minimum. Après les discours de bonnes intentions, N.Sarkozy doit tirer les leçons de la crise.

mercredi 13 janvier 2010

Taxe sur les bonus : Temporaire, insuffisante, une occasion manquée...

Taxer les bonus à 50% : On pourrait penser que c'est un bon début, mais on se rend vite compte que cette mesure temporaire (pour un an) est très insuffisante et sert surtout à gérer les controverses à venir dans cette période où les banques vont annoncer leurs résultats et les volumes de bonus versés à leurs salariés.

Oui, il y a un certain timing à gérer pour Sarkozy, quelle sera la communication du gouvernement quand les commentateurs, journalistes de tout bords relèveront le fait, qu'il y a quelque chose d'indécent à reverser des bonus annoncés une fois de plus exceptionnels, alors que l'état a aidé les banques il y a de cela un an en injectant des milliards pour sauver leur activité.

Ce que j'en pense :
Puisque cette mesure est exceptionnelle, à durée déterminée, il aurait été normal que soit reversé 100% de l'équivalent des bonus à l'état, donc aux contribuables.

Ensuite, on ne peut afficher la volonté de réformer le "capitalisme financier" sans se donner les moyens de le faire. Il faut donc une mesure structurelle, pas une mesure pour un an.

Taxer à hauteur de 50% des bonus supérieurs à 27500 euros, c'est très insuffisant. Seuls 2500 salariés devraient être concernés pour seulement 360 millions d'euros de gains pour l'état. A l'heure où l'on se demande comment trouver de nouveaux modes de financement des politiques à venir, plus de justice fiscale en la matière serait normal.

C'est pourquoi cette mesure m'apparait comme une mesure de communication pour un gouvernement qui ne prend pas de mesures concrètes pour modifier des habitudes, des agissements qui auront abouti au crash du système financier l'an dernier, coupable de la crise économique que nous vivons aujourd'hui.

Une occasion manquée !


PS : [tout comme le fait généralement le coucou, je vous invite à lire ce qu'à écrit Elmone à propos des administrateurs des entreprises du cac 40, ça explique pourquoi Sarkozy est aussi réticent à changer les règles du "capitalisme financier". Ne louper pas le billet de soutien aux "contis" de Dpp. Une pensée particulière aux Haitiens. Eric nous parle de Rachida. J'ai bien aimé aussi le billet de politique politicienne de Nicolas, c'est un peu comme les jeux du cirque d'un autre temps, on trouvait cela dégueulasse mais on en redemandait^^ ]

mardi 12 janvier 2010

Les points sur les "i" Mr Sarkozy !

Je rentrais du boulot quand j'ai entendu Sarkozy qui exprimait ses vœux aux professionnels de la santé, dire qu'il était "bon en ce début d'année, de remettre les points sur les "i" aux commentateurs" de la polémique autour des commandes de vaccins de la grippe A. C'était à la radio, et je l'imaginais bien esquisser un petit coup de la tête et des épaules en disant cela. Il n'a pas pu s'empêcher de faire le malin une fois de plus. Défendre la gestion de la crise est une chose, se foutre de la gueule du monde en racontant n'importe quoi en est une autre.

Il nous explique, (et on le voyait venir) que nous nous serions indigné si dans le cas d'une pandémie, il n'y avait pas eu assez de vaccins. Facile. Et de rajouter, que pas un français ne pourra reprocher à la ministre de la santé de ne pas avoir pu se faire vacciner à temps.

«Que m'auriez-vous dit si nous avions manqué de vaccins? Qu'aurait-on dit de Roselyne Bachelot si telle ou telle personne était décédée si elle n'avait pu se faire vacciner à temps?»


Là j'ai cru rêver, moi qui ait eu la grippe A à la mi-décembre, je n'ai reçu ma convocation à aller me faire vacciner seulement la semaine dernière...était-ce à temps ?

Mais ce qui m'a le plus interpelé dans son discours qui se voulait une fois de plus provocateur, c'est cette façon bien à lui de siffler la fin de la récré en voulant "mettre les points sur les i". Voilà une expression qu'aime employer Sarkozy.

Déjà au mois de Décembre dernier il l'avait utilisé expliquant qu'en un an de gestion de la crise et face aux critiques, il n'avait "pas fait d'erreurs"

Il y eu aussi ce règlement de compte , là c'était la presse qui en prenait pour son grade, ainsi que certains députés UMP qui réclamaient de revenir sur le bouclier fiscal.

Le problème est qu'il prend le prétexte de devoir la vérité aux Français, pour avancer de nouveaux mensonges. Pour cela il est parfait. Pas un français ne pourra reprocher n'avoir pu se faire vacciner à temps....

lundi 11 janvier 2010

Réprobation générale ! Il faut rassembler son camp !

Alors que Luc Ferry se paye la politique de Sarkozy, un sondage donne un résultat tellement important, montrant que les français n'y croient plus, qu'il est intéressant de s'y arrêter.

Les trois quarts des Français (78%) considèrent que "les responsables politiques, en général, se préoccupent peu ou pas du tout de ce que pensent les gens".
Vous allez me dire rien d'étonnant à cela ; qui se soucie des 12 heures par jour effectuées par ces élus ? Non, on entend bien plus souvent "tous pourris", "une fois élus ils oublient tous bien vite les promesses de campagne".

De gauche comme de droite, les français n'ont plus confiance. Seules 14% ont "confiance dans la gauche pour gouverner le pays" et 16% "ont confiance dans la droite".

Je trouve ces chiffres très inquiétants et je n'ai pas l'impression que cela corresponde à la France, aux états d'âmes, aux attentes des Français d'il y a trois ans. Souvenez vous les français s'étaient fortement impliqués dans la campagne présidentielle en 2007, la participation des Français à ce scrutin avait atteint un taux record : il se situa aux alentours de 87%, un taux jamais égalé sous la Ve République.

Depuis c'est la douche froide, sécurité-insécurité, pouvoir d'achat-chômage partiel, la France d'après a découvert la réalité de la politique libérale et clientéliste de Sarkozy. Toujours moins d'état, moins de "social" pour assister toujours plus son électorat, classiquement à droite, les plus riches.

A contrario, il faut à l'opposition rassembler et convaincre l'électorat "restant", c'est à dire le plus important, celui du plus grand nombre, celui des classes populaires, ouvrières, des retraités, des jeunes qui attendent beaucoup de l'avenir, celui de la France qui se lève tôt comme il disait, celui à qui on avait promis de pouvoir travailler plus pour gagner plus. Bref pour gagner, il faudra rassembler en confrontant les bilans d'une droite décomplexée qui n'aura rien amené de bon à une alternative politique qui pourrait redonner confiance.

C'est d'ailleurs ce que rappelle aussi Luc Ferry à Sarkozy quand il lui conseille de ne pas trop perdre son électorat de droite, quand il lui signifie que "celui qui gagne, c'est celui qui sait rassembler son camp."
C'est ainsi que je commençais ce billet en parlant de l'ex-ministre de l'éducation nationale qui ce dimanche s'exprimait en interview au Parisien/ Aujourd'hui en France.

Repris dans le nouvel Obs, Mr Ferry n'y va pas de "main morte" :

La taxe carbone ? "Une absurdité". Le grand emprunt ? "Surréaliste". Le débat sur l'identité nationale ? "Politiquement absurde". Du coup, "la droite va prendre une tôle" aux régionales. Et pourtant, estime l'ancien ministre, Nicolas Sarkozy reste "le meilleur et de loin".
C'est dire ! S'il reste le meilleur, c'est que ses opposants ne sont pas bien bons !

Et cela se retrouve dans notre sondage cité plus haut. Alors bien sûr je ne fais pas ce billet pour jouer les défaitistes et je suis sûr que ce sondage n'est que le sondage d'un jour.

Mais j'aimerais aussi que nos leaders politiques en aient bien conscience, au risque de voir l'abstention augmenter lors des prochaines élections, ce qui ferait un peu plus le jeu de celui qui a dégouté les français de la politique en si peu de temps.

dimanche 10 janvier 2010

Attendrons nous encore 44 jours ?

Ce n'est pas en faisant croire que les grévistes reculent sur l'éventualité d'une grève générale, souhaitant juste tester la capacité de mobilisation du syndicat "LKP" que l'on freinera cette mobilisation ! Une campagne de désinformation est un train de se dérouler sous nos yeux pour éviter la reprise d'un mouvement revendicatif d'envergure en Guadeloupe.

Sur les 194 articles du google actualité concernant cette affaire, les 3/4 parlent d'un renoncement à la grève générale. Il n'en est rien !

Elie Domota s'exprimait en direct hier à 14 heures, heure locale en fin de cortège quand il était plus de 19 heures en métropole, lors de l'émission "Revu et corrigé" sur France 5. A la question "Avez vous oui ou non, lancé un appel à la grève, à partir du 20 janvier ?" Réponse : "Et bien non, nous avons déposé un préavis de grève à compter du 9 Janvier ! Et nous sommes en mobilisation à partir d'aujourd'hui !" " Nous descendrons dans les rues et appellerons à la grève générale, et nul doute, nul doute ! Que de toutes les façons, la seule issue pour obtenir gain de cause, c'est que tout soit fermé !"

La vidéo sur le site de France 5, le passage concernant l'intervention en direct d'Elie Domota est à la 29éme minutes.

vendredi 8 janvier 2010

Chômage partiel Vs licenciement

Les textes du code du travail sont vraiment mal fait ! Ils permettent un chantage au licenciement quand des élus d'une organisation syndicale s'opposent aux mesures abusives prises par leur entreprise.

L'entreprise dans laquelle je travaille à obtenu une convention APLD (activité partielle de longue durée, décret du 29 Avril 2009) soit l'autorisation administrative d'appliquer 15 jours de chômage partiel dans l'année.
Les organisations syndicales représentées dans l'entreprise se sont toutes prononcé contre l'application de ce dispositif jugeant que ce n'était pas justifié. J'en avais déjà parlé ici .

L'avis défavorable des organisations syndicales n'étant que consultatif, une question particulière va néanmoins se poser pour chacun des élus.

En effet selon les textes en vigueur, la mise en chômage partiel ne peut être imposée à un représentant du personnel. Dans ce cadre la direction va interpeller tous les représentants des organisations syndicales afin de leur demander leur accord pour chômer.

Il s'agit donc d'avoir en tant qu'élus, une attitude la plus cohérente et collective possible, sachant qu'en cas de refus la direction pourrait engager une procédure de licenciement en sollicitant une autorisation administrative !

L'avis défavorable des OS a pointé dans son contenu, le recours abusif aux aides publiques dans le but de garantir un certain niveau de résultats pour les actionnaires.

Deux cas possibles :

- Si les élus refusent de chômer, l'entreprise ne toucherait pas les indemnités de chômage partiel de la part des pouvoirs publics.

- Si les élus donnent leur accord pour chômer, ils sont considérés en termes d'allocation de chômage partiel, au même titre que les autres salariés.

Si les élus refusent, la direction ira-t-elle jusqu'au licenciement ? Nous devons donc y réfléchir et voir comment nous répondrons afin d'avoir la position la plus collective possible. Pas évident.

jeudi 7 janvier 2010

Hommage à Philippe Séguin

Il est mort, dans la nuit du mercredi au jeudi 7 janvier. Aussitôt connu, le décès du président de la Cour des comptes a provoqué de nombreuses réactions

Je retiens celle de Charles Pasqua : "Je suis bouleversé par la perte d'un ami très cher. C'était un homme passionné et foncièrement bon qui a fait beaucoup pour son pays. Il n'avait pas d'ambition personnelle, mais une ambition pour la France. Il avait l'étoffe d'un chef d'État." ]

mardi 5 janvier 2010

Au sein de la blogosphère comme au boulot, une rentrée éprouvante !


Hier soir, j'étais vraiment trop crevé en rentrant du boulot pour blogger. Et ce n'est pas l'envie qui m'en manquait, mais après deux semaines de congés, la reprise fût dure et un peu comme Homer je me sentais vaseux en cette fin de journée.

J'ai quand même comme à mon habitude vérifié le trafic de ce blog, et j'ai été surpris de voir que mes deux derniers billets avait été repris sur le wikio. Étonné je le suis car à moins que cela ne m'ait échappé, il me semble bien que c'était la première fois. Le problème est que je ne sais pas pourquoi ces billets ont été repris et pas d'autres.
J'ai cru comprendre qu'il faut être linké pour être publié dans le wikio, ouvrant donc une discussion ?
Bon ce n'est pas grave en soit, mais quand même ça m'embête de ne pas savoir. Bref, passons.

L'un des billets repris parlait de la polémique qui enfle sur la revente du stock de vaccins contre la grippe A. J'ai bien aimé le billet de Dpp qui croit voir un succès commercial dans cette opération, ce sera surement le cas mais sur la base d'une petite moitié du stock, puisque Bachelot annonce avoir résilié la commande de 50 millions de vaccins. Les laboratoires l'accepteront-ils, ça me laisse septique. J'ai bien aimé l'humeur de celui qui nous invite tous les jours à casser notre TV. ^^
Le dessin illustration chez Arnaud est peut être annonciateur d'un bouc émissaire tout trouvé pour Sarkozy, lui qui décide tout... On va encore dire que je fais dans l'anti-sarkozysme primaire, mais je le vois bien s'accaparer le tiers du stock mondial de Tamiflu en se foutant bien de l'avis plus raisonnable de ses conseillers. Une sorte de figure de l'hybris, un péché d'orgueil, n'est-il pas Hermes ?

Et puis en naviguant au fil des flux RSS, j'ai bien sûr lu le billet de notre ami le coucou. Je dois dire que le sujet du No Sarkozy Day fait partie de ces débats qui feront date au sein de la blogosphère politique. Puis celui de Nicolas "Que faire pour battre Nicolas Sarkozy ?" et j'y ai vu en lisant coup après coup les deux billets, la raison qui explique les désaccords, les divergences de vues sur la légitimité du No Sarkozy Day.

La conception même de la Démocratie ?

Les uns pensant que c'est un programme, un leader, qui pourra battre sur le terrain idéologique le Président démocratiquement élu.

Les autres pensant que puisque le peuple est souverain, il est légitime de demander au chef du gouvernement qu'il prenne ses responsabilités, qu'il démissionne. La démocratie c'est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple.

Pas sûr que cela aide beaucoup à faire avancer le débat, mais que voulez vous c'était mon impression à la lecture de ces deux billets.

lundi 4 janvier 2010

Grippe A : Le principe de précaution a été poussé à l'extrême stupidité

Nous savons donc depuis ce week-end et c'est Roselyne Bachelot ministre de la santé qui l'a confirmé, que la France cherche à revendre son stock de vaccin contre la grippe A.

Je dis bien le stock, parce qu'avec plus de 94 millions de doses achetées pour seulement 4 millions de personnes vaccinées à ce jour, le gouvernement peut revendre la quasi totalité de son stock, qu'il en resterait même qu'un dixième, que cela suffirait à faire face à une nouvelle vague d'épidémie.

C'est d'ailleurs dans le camp UMP que les critiques sont les plus virulentes sur la gestion de cette affaire, le professeur Bernard Debré, député UMP de Paris et membre du Comité consultatif national d'éthique, a affirmé hier que « le principe de précaution a été poussé à l'extrême stupidité ». Il estime que la France a acheté 50 à 70 millions de vaccins en trop et un tiers des réserves mondiales de l'antibiotique Tamiflu. La facture s'élève selon lui à près de deux milliards d'euros, soit plus que les déficits additionnés de tous les hôpitaux de France. A lire ici.

La psychose se termine. Si il y avait de quoi être inquiet au vu de la campagne de communication alarmiste du gouvernement, on se rend vite compte quand votre médecin vous annonce que vous avez contracté la grippe A, que c'est une simple grippe. Je peux en témoigner ce fût mon cas, j'en ai parlé ici.

dimanche 3 janvier 2010

Qui a dit "C'est le côté crasseux de la politique que je n'ai jamais voulu utiliser."

C'est Lionel Jospin qui dans ses mémoires à paraitre la semaine prochaine, revient sur ses années de cohabitation et accuse Chirac de méthodes de voyou.

Étonnamment, c'est durant ces années de cohabitation entre la droite et la gauche au pouvoir que les derniers acquis sociaux ont été obtenus, 35h, PACS, CMU, mais l'ancien premier ministre précise que "les affaires qui concernaient l'autre camp sont venues pourrir notre action".

On se souvient que son passé Trotskiste fît polémique. On peut imaginer que l'Élysée n'y était pas pour rien. Lionel Jospin reconnait aujourd'hui avoir été séduit dans sa jeunesse par ce "rêve révolutionnaire".

Il revient sur la défaite du 21 avril 2002. "Ma responsabilité est entière". Les raisons à lire sur ladepeche.fr

Avant de conclure sur "son sentiment que cinq années avec nous auraient été préférables à la stagnation du quinquennat chiraquien". Je dois dire que je suis assez d'accord avec cela, toute personne ayant une sensibilité plus à gauche ne pourrait dire le contraire.

Peut être que le Parti Socialiste serait plus inspiré de se ranger derrière celui qui représente les dernières belles années de la gauche au pouvoir en France.

samedi 2 janvier 2010

1 an après, c'est triste de constater que rien ne change !

Je relisais ce que j'avais écrit il y a de cela un an, et je me suis dit, diantre j'étais vraiment motivé !
Ce billet retranscrit bien mon état d'esprit d'alors.

C'est vrai que le contexte de crise, avec un premier plan de sauvetage des banques nous laissait cette désagréable impression que si il était nécessaire d'assister le système financier, il devenait pressant que le gouvernement et ses politiques s'adresse un peu plus à la population.

Je faisais alors le constat qu'il y avait une multiplication des attaques faites par le patronat et le gouvernement Sarkozy sur les conditions de travail et de vie des Français, notamment sur :

- l'augmentation incessante des prix et l'opposition à la revalorisation des salaires : les 2/3 des Français gagnant moins de 2000 €/mois, avec 7 millions de travailleurs pauvres gagnant moins de 800 €/mois.

- Sur les emplois précaires et sans garanties qui sont de plus en plus utilisés par les patrons, le gouvernement revenant entre autres sur le repos dominical en permettant un peu plus le travail le dimanche.

Des constats qui sont criant de vérités et qui s'accentuent aujourd'hui.

Je me disais qu'il fallait lutter :

- Quand les usines ferment leurs portes et que les ouvriers sont jetés à la rue. De ce fait le nombre de chômeurs culmine à nouveau à plus de 2 millions. Et cette année ? [c'est au moins 700 000 de plus]

- Quand notre patrimoine national est bradé, ex : les hôpitaux publics, la poste, EDF...

- Quand on s'attaque à notre sécurité sociale, en disant qu'elle est déficitaire, alors que l'objectif n'est rien de plus que d'instaurer une médecine pour les riches et une médecine pour les pauvres.

- Quand les différentes énergies indispensables à notre survie augmentent ex : GAZ, électricité, fuel domestique

- Quand les classes de nos enfants sont bondées à craquer et que certaines n'ont même pas de professeurs

- Quand les riches sont de plus en plus riches et les pauvres encore plus pauvres


Modestement, je me faisais le relais de six mesures d'urgences, qui synthétisaient selon moi les priorités dans les propositions de certains syndicats et partis politiques de gauche. Aucune n'ont été appliquées.

Comment demander à être reconduit dans ses fonctions quand les gens qui vous ont élu auront demandé votre démission ?

Pour ou contre le No Sarkozy day ? Cette question divise la communauté des blogueurs politiques qui s'expriment soit pour ou contre cette initiative.

Dernièrement l'express se faisait l'écho des réactions d'éminents blogueurs. Vogelsong dénonçait le peu de relais dans la presse. SarkoFrance ajoutait que l'opération peut fonctionner si elle est relayée par quelques organisations politiques. Sarkostique "Je soutiens toutes les actions qui peuvent faire démissionner celui qui fait honte à notre pays."

Nicolas a d'abord relayé, reconnaissant retomber dans l'antisarkosysme primaire (dans sa revue du Dimanche de la veille) pour finalement trouver l'opération ridicule chez Intox2007 qui lui s'est amusé à faire un scénario fiction en cas de démission de Sarkozy. Le problème est que le délai est trop court pour que Ségolène soit prête pour être élue, il est donc contre. Je plaisante Dagrouik^^

En fait la question est, ce mouvement initié sur Facebook saura-t-il rassembler ? Il est clair qu'il y ait peu de chance que ce mouvement soit d'ampleur, si il n'est pas relayé par les médias dominants, si les partis politiques ne récupèrent pas le mouvement, si la blogosphère à gauche n'y croit pas.

Moi perso, je me sens plus proche de la réaction de Rimbus :

"Moi ce qui me plait, c'est qu'il n'y a rien à attendre, pas de pognon à prendre ou de pouvoir. Juste la satisfaction de dire que j'aime pas Sarkozy et après je rentre chez moi. Dans notre pays, c'est dans les urnes électorales que les choses se décident. Je le sais bien et je trouve ça normal. Mais c'est pas une raison pour la fermer et courber l'échine."

Cela résume tout, bien sûr qu'il ne faut pas s'attendre à ce que Sarkozy démissionne, mais il faut qu'il sache que la population ne se résigne pas. L'exemple du référendum d'initiative populaire sur le changement de statut de la Poste, montre bien qu'il se fout de l'opinion publique et qu'il ira jusqu'au bout de ses politiques et de son mandat, mais la droite et l'éventuelle candidature de Sarkozy à la Présidentielle de 2012 devra assumer ces dénis de démocratie, cette chienlit qu'il aura instauré.

C'est bien sûr en vue de le confronter à son bilan lors de la prochaine campagne Présidentielle que ce genre d'initiative est intéressante. Comment demander à être reconduit dans ses fonctions quand les gens qui vous ont élu auront demandé votre démission ?

vendredi 1 janvier 2010

Des voeux de réduction des dépenses courantes a-t-il dit !

Premier billet de l'année, je ne vais pas être original et commenter les vœux du Président qui, même si de l'avis de tous, semblent rien n'apprendre de plus, auront montré cependant un N.Sarkozy moins habile pour cette troisième séance de souhaits de fin d'année auxquels il s'essayait hier soir.

Première réaction quand il apparait à l'écran, je me dis qu'il est bien bronzé notre Président. Très vite je me dis qu'il n'est pas à l'aise dans cet exercice de lecture du prompteur.

Dans le fond, dans chacun des thèmes abordés, se cachaient en arrière plan les ratages, les échecs de sa politique.

Il dit penser à ceux qui ont perdu leur emploi et vouloir faire reculer le chômage, alors que la fusion ANPE-Assedics a engendré des situations difficiles pour les demandeurs d'emploi, qu'aucune politique n'a été mise en œuvre pour endiguer la hausse du chômage, bien au contraire l'état a été en 2009 le plus important destructeur d'emploi.

Une brève allusion au sommet de Copenhague où il s'était investi personnellement pour éviter l'échec, on connait la suite. Il affiche son volontarisme dans les domaines de l'environnement, alors que la taxe carbone est censurée parce qu'injuste et ose nous expliquer encore que c'est aux consommateurs de "consommer mieux".
Son projet alternatif fera-t-il payer les vrais pollueurs ? L'industrie s'en inquiète, pétrochimie, aéronautique, automobile étaient exonérées alors que ce sont elles qui peuvent réellement changer les comportements par des ruptures technologiques.

Pas un mot sur l'identité nationale et il ose parler de fraternité...

Ce qui m'a le plus interpellé, "il faudra réduire les dépenses courantes" personne ne relève, mais il annonce ici que l'on va brader un peu plus la France !

Qu'est ce qu'une dépense courante ? (exemple pour l'union Européenne)

Les dépenses courantes comprennent trois grands postes de dépenses :

- les dépenses de personnel (qui représentent 34 % des dépenses totales en moyenne dans l’Union européenne) ;
- les dépenses liées aux prestations sociales et autres transferts (27 %) (qui ne seront pas abordées ici)
- les autres dépenses de fonctionnement (25 %) qui regroupent, entre autres, le paiement de la dette et l’entretien des locaux des collectivités.

Jusqu'au-boutiste, je-m'en-foutiste, il aura certainement la volonté de réduire idéologiquement tant qu'il le peut, le poids de l'état dans les dépenses publiques.

C'était à mon avis la principale information de ces quelques minutes d'allocution télévisuelle qui ne laissent rien présager de bon.