mardi 31 août 2010

Rapport de force sur les retraites

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, assure que le gouvernement ne sera "pas au bout de ses peines s'il persiste après le 7 septembre". Il affirme que les organisations syndicales sont "soudées par (leur) opposition claire à l'abandon du droit au départ à la retraite à 60 ans".
Dès lors nous pouvons nous demander quelle stratégie sera adoptée pour faire plier un gouvernement déjà vacillant.

Si on prédit souvent une rentrée sociale mouvementée, rarement celle-ci se déroule si tôt. Rarement l'appel à la grève se fait avant les vacances. Là, tout les ingrédients sont réunis pour faire de ce conflit, un évènement majeur.
Et le number one de la CGT a prévenu que cette fois les syndicats représentatifs se réuniront dès le 8 Septembre pour définir la marche à suivre.

J'ai apprécié la position de Jean Claude Mailly, digne représentant de Force ouvrière (FO). Je suppose que cela fait partie de la stratégie commune à tous les syndicats, de faire en sorte que cette organisation, franchement représentative, se démarque en ne signant pas l'appel commun, parce qu'exigeant en préalable un retrait du projet gouvernemental.

Un pouvoir affaibli aura besoin, si la mobilisation est forte contre son projet de réforme, de l'aval des syndicats les plus importants. Mettre d'accord la CGT, la CFDT et FO parait être le minimum pour donner l'image d'un consensus et d'acceptation.

[ Mr Chérèque ne refera pas le coup de 2003 (acceptation de l'allongement de la durée de cotisation-loi Fillon), les salariés syndiqués à la CFDT ne l'ont toujours pas digéré...]

Dès lors si il y a certains points de désaccord, de clivage entre les syndicats qu'on doit "faire s'entendre", il est plus difficile pour un gouvernement de faire accepter sa réforme. C'est aussi cela le rapport de force : un jeu de posture, de communication.

Et puisque nous avons à faire à un gouvernement qui reste sourd aux revendications des syndicats, misant plus sur une résignation de l'opinion publique qu'une vrai approbation, le mois de Septembre devra être très offensif par tout un chacun.

Le texte porté par Mr Woerth à l'assemblée sera l'objet d'attaques en amendements de tout genre par l'opposition. L'assemblée nationale risque bien d'être encore le lieu d'un triste spectacle, que le ministre du travail aura provoqué en ne présentant pas sa démission.

Troubles à l'assemblée, manifestants dans la rue, comment cette réforme pourrait-elle être votée en l'état ?

Cette situation de blocage soutenue par l'opinion publique fera de ce mois de Septembre une impasse pour le chef de l'état.

C'est le côté négatif du calendrier de N.Sarkozy qui devra très vite faire accepter d'autres sacrifices sur la santé, les niches fiscales en vue du vote du budget 2011 en Octobre.

Le plus important dans ce cas est la sortie de crise, autant pour le gouvernement que pour les organisations syndicales.

Le rapport de force est clairement en notre faveur.

Wikio

lundi 30 août 2010

Eric Woerth doit démissionner !

Eric Woerth sera t-il jugé ? Celui qui va dans quelques jours parler devant les micros et s'adresser à toute la nation pour demander à chacun de se serrer un peu plus la ceinture, de travailler plus longtemps, sera t-il assez crédible pour le faire ? Avec l'information du JDD de ce week-end, un tournant judiciaire semble s'opérer, mais il n'en est rien.

C'est à la demande de Corinne Lepage, et suite à un courrier du 11 Août, que la Cour de Justice de la République pourrait être saisie.
La députée Européenne s'est adressée au procureur général près la cour de cassation, Jean-Louis Nadal, qui envisage donc de saisir la cour de Justice de la République (CJR), concernant des infractions présumées de prise illégale d’intérêts et de favoritisme de l’ancien ministre du Budget.

L'avocat d'Eric Woerth s'est empressé de rappeler à la presse que, pour inquiéter juridiquement un ministre en fonction, il fallait qu'une faute pénale soit identifiée.

Les choses paraissent simples : la CJR est une juridiction d'exception qui juge les crimes et délits commis par les membres du gouvernement dans l'exercice de leurs fonctions. Soit Eric Woerth n'a rien à se reprocher et il sera blanchi, soit il assume les travers qui l'ont conduit à cette affaire d'état, et il prend ses responsabilités.

Mais il n'en sera rien, la procédure est plus complexe, commissions des requêtes, commissions d'instructions, renvoi, etc... Nous connaissons les lenteurs de la justice et c'est cette juridiction, ce tribunal d'exception qui permettra au ministre d'être jugé, si il l'est, dans un délai très long, après renvoi en cassation et appel en cour de justice Européenne.

Qui se souciera du jugement d'Eric Woerth dans cinq ou dix ans ?

Le plus dérangeant dans cette histoire est qu'Eric Woerth est le ministre du travail en charge de la réforme des retraites. Cette réforme forcément difficile à accepter, demandant de nouveaux sacrifices, ne peut plus être portée par celui qui est maintenant en attente de jugement.

De retour de vacances, il utilise une formule choc ridicule, victime de "lapidation médiatique". A sept jours de la grande mobilisation du 7 Septembre, j'imagine assez bien ce qui sera écrit sur les banderoles et ce qui sera scandé par les manifestants.


Eric Woerth doit démissionner. Si il ne le fait pas pour préserver l'image du gouvernement auquel il appartient, qu'il le fasse au moins pour les représentants syndicaux qui ont besoin d'interlocuteurs crédibles.

Wikio

dimanche 29 août 2010

Envie d'Aubry ?

Si le discours de clôture de Martine Aubry des université d'été du PS était attendu, certains comme Xavier Bertrand n'ont pas patienté pour qualifier "le PS d'une entreprise de démolition permanente". Si Nicolas (le blogueur) a craint que ce discours ne tourne qu'autour de la sécurité, la prestation de Martine Aubry a surtout permis d'en savoir plus sur la stratégie du PS, sorte de préface à la campagne de 2012.

Elle s'est adressée aux Français, rappelant le contexte de tension sociale du moment, elle a insisté sur le fait que les socialistes ont leurs propositions, qu'ils seraient au coté des salariés dans la lutte contre le projet de réforme des retraites gouvernemental pour porter leurs contre-propositions.

Elle a parlé d'un automne difficile, parlant cette fois d'insécurité. Elle a fustigé l'inefficacité de la droite en la matière depuis dix ans. "Personne n'est dupe... le but de tenter de masquer vos propres échecs... Voilà ce que les Français ont compris"

Tu vois Nicolas, elle en a parlé de la sécurité, mais est très vite repartie sur les thèmes sociaux et l'économie. Parlant par exemple de l'assurance privée que la droite voudrait voir se soustraire toujours un peu plus aux prestations de la sécu.

Elle s'est adressée à tous les militants de gauche, pas seulement du PS, "nous avons choisi de défendre l'intérêt général... Dès les jours qui viennent."
Abordant la crise financière qui a aboutit à la crise économique, elle a opposé l'inquiétude des français aux résultats obscènes de ceux qui ont bénéficié de l'aide publique sans contre parties.

Si elle a forcément commenté les turpitudes sécuritaires de la droite, fustigeant l'image abimée de la France, elle a bien rappelé que si le PS dénonçait les politiques de NS, il proposait aussi son projet.

Dénonçant le boulet du bouclier fiscal de la loi TEPA voté six mois avant la crise, elle propose le bouclier social.

Il aura été beaucoup question de 2012. Si il y a une stratégie qui apparait en filigrane dans ce discours , c'est la volonté de faire le bilan des thèmes qui ont élu N.Sarkozy, mais surtout de proposer son projet.

"Nous ne voulons pas d'une victoire par défaut"

Elle veut que la France retrouve une efficacité économique, un véritable projet industriel. Elle évoque un soutien de la sous-traitance, des pôles d'excellence, un soutien à l'innovation et la recherche.

On sent bien que la volonté de proposer est importante, difficile de tout retranscrire dans un discours qui aura déjà duré 1h25. Mais il est question de reconquête de la valeur travail en remettant au centre la progression des carrières, du pacte fiscal présenté par F.Hollande, réformer l'impôt sur les société, sur le revenu, de sa volonté de porter un nouveau modèle social, économique et durable.

Politique nationale, mais aussi politique internationale, elle évoque nos militaires en Afghanistan, et se donne ainsi une stature présidentielle.

Son discours m'a vraiment fait penser à une tribune d'un candidat à la Présidentielle, elle a prévenu : "En 2012, nous serons prêts !"

Elle souhaite que les français se tournent vers le PS, pas par dépit mais par envie. Alors, envie d'Aubry ?

Wikio

samedi 28 août 2010

Aubry VS Marine Le Pen

Je rebondis sur l'excellent billet de SupeNo relayé par Juan de Sarkofrance, qui envisage que Nicolas Sarkozy puisse être battu en 2012, et dès le premier tour.

Ce n'est que de la politique fiction, mais cette hypothèse me parait aujourd'hui aussi intéressante que les autres.
Aurons-nous une multitude de candidatures à gauche ? Y aura-t-il un seul candidat UMP ? François Bayrou sera t-il plébiscité comme en 2007 ? Le Front National fera t-il un bon score avec la candidate Marine le Pen ?

Autant dire que c'est le grand flou à quelques 21 mois du scrutin. Mais puisque les sondages en parlent, que les blogueurs en parlent, pourquoi ne pas faire un petit pronostic.

Partant du principe que le PS arriverait à dégager son candidat, sans trop de dégâts cette fois, en désignant naturellement leur premier secrétaire en la personne d'Aubry, qu'il y ait candidature à droite de De Villepin et Bayrou, j'imagine possible dans le cadre de ce scrutin uninominal direct une disqualification de Sarkozy au premier tour de la Présidentielle au profit de la candidate FN.

Que cela soit au profit de l'extrême droite ne serait pas étonnant vu le contexte d'aujourd'hui. Un 21 avril est toujours possible vu le mode de scrutin.

Et j'aimerai savoir quelles sont les hypothèses des autres blogueurs, je n'en cite que cinq : Homer, Elmone, Christie, Melcalex, Nicolas.

Wikio

vendredi 27 août 2010

Discours d'unitude de Ségolène Royal

Dans un discours d'ouverture de la 18ème université d'été du PS à la Rochelle, Ségolène Royal est apparue très offensive, mais très peu applaudie. On constate là son manque de popularité même (surtout) au sein de son parti.

Il est vrai que nous avons été habitués depuis quelques temps à ne plus l'entendre. La conquête de l'opinion par le silence étant payante pour Dominique Strauss Kahn, et puisqu'elle portait en elle la défaite de 2007, un retrait de la vie politique au niveau national s'imposa pour l'ancienne candidate à la Présidentielle.

Si lors des dernières réunions du PS à la Rochelle, elle fît acte de présence que très ponctuellement, on peut comprendre qu'au vu des évènements de Reims, elle ne souhaita pas représenter les divisions de son parti au risque de se faire huer par les militants Aubryste gagnants de l'élection du premier secrétaire. Tout ceci faisant partie maintenant d'un passé assez lointain, j'imagine qu'elle est cette fois bien décidée à occuper le terrain de ces universités d'été pour refaire son retard dans les sondages sur DSK et Aubry.

Elle a insisté sur l'unité du PS, mais en a profité aussi pour faire valoir son bilan. Presque légitime puisqu'elle est en charge de la gestion de la région où se déroule cette université d'été.

Pourquoi ce que j'ai réussi dans ma région ne pourrait-être appliqué au niveau national ?

Objectivement, il y a bien des points de ses politiques qui me conviennent :

Accorder les aides aux entreprises en garantissant qu'elles ne délocaliseront pas, ça me parle. Au niveau national c'est 70 milliards d'aides tout de même.

Rentrer dans le capital des entreprises en difficulté, c'est la moindre des choses quand ce sont les impôts des français qui permettent de sauver l'emploi et les intérêts des entrepreneurs. La Région Poitou-Charente est actionnaire à plus de 30% dans le capital d'Heuliez, les quelques 200 employés n'ont pas perdu leurs emplois, c'est peut être aussi pour cela que dans son équipe des délégués CGT la soutiennent.

On retrouve d'ailleurs des expressions syndicales devenues slogan :

"les discours, ça suffit !"

"L'être humain doit être remis au cœur de l'économie."

Abordant la réforme des retraites, elle a très justement rappelé que Nicolas Sarkozy s'était engagé durant la campagne à ne pas toucher au droit à la retraite à 60 ans.

Elle parle du "clan" qui est au pouvoir en France. "Il y a une corruption plus grave encore, c'est la corruption de l'esprit de la République, c'est celle des valeurs" "Le pouvoir est fait pour servir et non pas pour se servir".

Sans aucun doute, elle a le sens de la formule. J'en retiendrais surtout une, celle qui importe le plus et qui je l'espère sera respectée par tous au moment de la primaire socialiste : "Unis nous sommes, unis nous demeurerons, nous resterons unis quoiqu'il arrive, rien ne doit nous séparer"

Wikio

Les français s'en foutent ?



Martine Aubry qui s'exprimait hier en ce début d'université d'été du PS est apparue offensive.

Elle ne s'était volontairement pas exprimée, jouant certainement la stratégie de l'analyse faite avec le recul, nécessaire pour apprécier au mieux la situation.

S'exprimant donc sur les quelques semaines écoulées, les mots tombent, comme autant de flèches atteignant leurs cibles, cinglants de vérité.

"Un été de honte, la France a été abimée, elle a été salie"

Je crois que son intervention aurait été réussie, juste, si elle s'était arrêté là. Mais répondant à la demande des journalistes qui l'invitaient à s'exprimer sur sa possible candidature à la Présidentielle, elle a répondu que "les français s'en foutent".

Il est vrai qu'elle avait déjà annoncé qu'elle le dirait avant 2011, que nous le saurions donc avant la fin de l'année, mais pourquoi prétendre que les français s'en foutent ? !

Je crois au contraire que c'est une question d'importance majeure. Dans nos échanges ici sur le net ou dans mon entourage, au travail, en famille, avec les amis, lorsque nous commentons l'actualité, les attaques et manquements de la politique de Nicolas Sarkozy, nous nous demandons souvent qui serait "capable" à gauche.

Non seulement capable de faire mieux, de proposer des alternatives, des solutions de gauche, mais aussi de battre le très bon candidat Nicolas Sarkozy en campagne électorale qu'il sera assurément.

Wikio

jeudi 26 août 2010

- de 25 ans et en galère

Je suis tombé sur un article qui m'a rappelé un échange que j'ai eu il y a quelques temps avec un collègue de travail.

C'est un condensé de témoignages de jeunes de moins de 25 ans ayant fini leurs études, ne pouvant prétendre au RSA, confiant leurs craintes, leurs difficultés.

Le titre : "Les études sont finies, la galère commence"

Mon collègue de travail pense lui qu'à cet âge, on peut bien galérer un peu...

Qu'il se rassure, c'est le cas pour beaucoup d'entre eux ! Même avec un RSA qui au 1er Septembre est applicable également pour les moins de 25 ans. Pour avoir droit à une indemnisation il faudra justifier de deux années d'activités à taux plein dans les trois dernières années.

Le RSA, c'est 460 euros pour un célibataire. Allez imaginons que notre jeune y ait droit, et même qu'il soit en couple avec deux enfants, ou même qu'il travaille au Smic. Il a donc maximum 1055 euros net.

Notre ancien (oui je ne vous ai pas dit, mon collègue a plus de 50 ans) pense qu'il est tout à fait possible de vivre avec une telle somme à cet âge, si on part du principe que notre jeune est raisonnable, ne s'achetant pas d'écran plat, de frigo américain, etc...

Il prend le cas d'un jeune surendetté qu'il connaît et en fait une généralité. J'ai l'impression de constater qu'un fossé d'incompréhension se creuse de plus en plus entre l'ancienne et la nouvelle génération. Était-ce plus difficile pour eux ou pour les jeunes d'aujourd'hui, c'était le fil conducteur de notre conversation.

Et je retrouvais certains arguments bien Sarkozystes comme la prime de rentrée scolaire qui ne bénéficie qu'au foyers fiscaux inférieurs à 22000 euros, d'un montant moyen de 300 euros, elle servirait à payer toujours les mêmes écrans plats...

Et mon camarade collègue s'indigne, est-ce bien normal de payer tant d'impôts pour tout cela ? Vous imaginez bien comme je fulminais... Je devais faire un effort pour garder mon calme.

Et lui demandais de but en blanc quel était le montant de son loyer lorsqu'il commença à travailler. "Oui mais moi, j'étais un jeune ingénieur, j'ai d'abord été hébergé dans un foyer puis j'ai payé mon premier appartement 600 francs par mois pour 2000 francs de revenus".

Là je reprenais la main. Quand un loyer représente les deux tiers de son revenu ou de son indemnité, que l'on soit diplômé ou non, il faut forcément un "boulot alimentaire" ou un RSA.

Tous les jeunes de 25 ans ne trouvent pas de boulot dès la fin de leurs études, et ils n'ont pas tous des parents pour les héberger.

Quelques témoignages :

«Les jeunes diplômés ne sont pas forcément à l’honneur», souffle Christophe, 25 ans, en recherche d’emploi depuis six mois. «L’attente devient longue et je ne suis pas éligible au RSA. Si je ne bénéficiais pas du soutien financier de mes parents, chez qui je vis, ma situation serait délicate»

«On est un peu lâché dans la nature. C’est comme si les gens pensaient qu’on trouvait du travail dès notre sortie d’école» «J’évite d’y penser car cela m’angoisse. Mais je sais que, faute de moyens, j’ai moins de temps pour réfléchir à mes envies de carrière.»

Audrey. Après cinq ans d’études, la jeune femme reprendra un job «alimentaire» dans un bar dès le mois d’octobre, parallèlement à sa recherche d’emploi dans le journalisme. «J’ai vécu une sensation de déclassement lorsque j’ai compris qu’il allait falloir passer par ce type de boulots pour vivre», déplore-t-elle. «C’est très difficile à vivre au niveau de l’égo et vis-à-vis de ma famille qui a investi pour moi».


Dure réalité que vivent nos jeunes ayant fini leurs études de nos jours...

mercredi 25 août 2010

Etonnant !


Alors que je profitais des quelques derniers moment de farniente en cette après midi très ensoleillée, je lisais le billet d'Homer.

Il m'a invité à utiliser un logiciel en ligne qui permet d'une manière aléatoire de créer la couverture d'un roman à partir du nom et du prénom de l'auteur que vous pourriez être.

J'ai essayé celui de notre cher Président et voilà ce que cela a donné. Étonnant non ?

Simple hasard, et comme dirait corto 74, cela ne s'invente pas.

Si cela vous amuse Messieurs, Dame, je vous invite à essayer. Captainhaka, Christie, Nicolas, DPP, Melcalex.

Demain, je reviens à un billet plus sérieux :)

mardi 24 août 2010

On s'en souviendra de Septembre 2010 !

La rentrée politique de 2009 fût assez calme pour Nicolas Sarkozy et son gouvernement, cette année sera assurément différente.

Si l'année dernière nous nous focalisions sur le projet de loi Hadopi 2, la réélection de Manuel Barroso ou le sommet du G20 à Pittsburgh, il n'y eu pas de mouvements de protestation majeurs.

Mais avec la réforme des retraites, Nicolas Sarkozy s'attaque à la mère des réformes, celle qui concerne toutes les générations, de tous les secteurs d'activité, jeunes et moins jeunes.

Une telle réforme devrait se faire avec l'assortiment d'une majorité de la population ; le Président et le ministre en charge de cette réforme devraient être en capacité de convaincre. Mais est-ce vraiment envisageable au vu du contexte aujourd'hui ?

Nicolas Sarkozy est 10 points moins populaire qu'en Septembre dernier et son ministre du travail n'est plus du tout crédible au vu des affaires dans lesquelles il est empêtré. Le virage sécuritaire, véritable contre feu pour faire oublier les affaires est un véritable boomerang pour le chef de l'état. Après l'ONU, Bruxelles, et même l'église, l'indignation est générale. Nicolas Sarkozy est lâché par les siens. Il divise la droite, l'unité de l'UMP n'est plus.
Ce 4 Septembre, avant même la grande mobilisation du 7, partis politiques, associations et syndicats appellent à des rassemblements citoyens pour dire NON à la Xénophobie gouvernementale.

Le recours à l'article 49.3 de la constitution n'est plus possible pour faire adopter une loi sans vote, il l'est encore pour le vote du budget, pas pour la réforme des retraites.

Il ne reste plus qu'à être fortement mobilisé.

Éric Aubin, responsable 
du dossier retraite 
à la CGT. " 
Nous avons multiplié les initiatives : 
des journées d’études et des débats 
ont permis de rassembler des militants, nous avons diffusé un quatre page confédéral aux péages, sur les plages, 
sur les festivals ou les marchés. 
Certaines unions départementales 
ont même affrété des avions pour tracter des banderoles « Le 7 septembre, 
tous ensemble »

La communication est importante.

Nous n'en sommes plus à des jeux de postures. Si FO ne signe pas l'appel de l'intersyndicale, c'est pour mieux dire que le report, le retrait de la réforme est possible. Que cela soit une position commune serait le meilleur moyen pour le gouvernement d'adopter la posture d'une réforme inévitable pour les générations à venir... C'est une bonne stratégie.

Les huit syndicats ont prévenu que dès le 8 Septembre serait décidé de la suite du mouvement. Il va falloir à Mr Woerth et Mr Sarkozy réellement négocier avec les syndicats car ils sont bien décidés à marquer d'une pierre blanche ce mois de Septembre 2010.

dimanche 22 août 2010

Et le suffrage universel uninominal direct ?

Comment croire qu'Eva Joly ou même qu'un quelconque autre candidat d'Europe écologie puisse gagner la Présidentielle ?

Les universités d'été se terminent pour ce jeune parti écologique qui, n'ayant pas encore réussi complétement à se rassembler en interne, envisage de tester son aura au niveau des élections nationales. Mais cette prétention à s'imaginer conquérant du premier tour de ce scrutin n'est -elle pas destructrice pour toute la gauche ?

En sommes nous encore là ? Allons nous revivre les scénarios de 2002 et 2007 où l'on vit une droite écraser une gauche trop diverse et si peu rassemblée quand il s'agissait d'élire un représentant en leur sein ?

Parce que n'oublions pas l'essentiel ! Le scrutin de la Présidentielle est un affrontement entre deux personnes ; ce scrutin se déroule au suffrage universel uninominal direct.
Ce qui veut dire que si un candidat obtient la majorité absolue des suffrages exprimés (la moitié de ces suffrages plus une voix) au premier tour, il est élu (ce qui n'est jamais arrivé).

Dans le cas contraire, un second tour est organisé pour départager les deux candidats qui ont obtenu les meilleurs résultats au premier tour. Là, le candidat qui obtient la majorité simple est élu.

Alors soyons sérieux, le temps joue contre nous, la gauche doit encore déterminer qui est capable de la représenter.
Pour peser, EE devrait suivre les conseils de Cohn Bendit, à savoir négocier... un accord avec le PS pour les législatives et ainsi être mieux représenté à l'assemblée.

Pour ce qui est de la Présidentielle, en cette période de rentrée politique où l'unité et un front commun doivent voir le jour pour peser dans la réforme des retraites, les partis de gauche doivent être force de propositions.

L'idée d'un grand parti de gauche unifié n'est pas d'actualité. Cécile Duflot qui a rappelé qu'il n'y aurait "pas de projet commun" avec le PS mais "un contrat" de gouvernement " pose les jalons d'une alliance possible façon "gauche plurielle" dans le cas d'une victoire.

Mais encore faut-il gagner ! Comme le rappelait mon confrère, de tout cela nous reparlerons dans les semaines et mois à venir.

mercredi 11 août 2010

Mr Rupture voulait réformer le capitalisme

Vous en rêviez, Sarko ne l'a pas fait, nous avons vécu la pire crise financière qui nous aura montré les pires travers du système capitaliste financier, mais rien ne change !

Pourquoi ? Parce que celui qui clamait haut et fort qu'il voulait réformer le capitalisme financier, n'est pas prêt à prendre un début de décision. Un certain Montebourg disait de Sarkozy qu'il était à ranger au rang des incapables : sur bien des points, il n'a peut être pas tord.

Alors que je lisais un article de challenge.fr, sur les derniers rebondissement des déboires judiciaires de la banque Américaine Goldman Sachs à l'origine de la crise des subprimes, l'annonce de Pierre Lelouche tombait, selon laquelle la France ne souhaitait pas d'un impôt européen commun aux pays membres.

Mr Lelouche, secrétaire d'Etat aux affaires Européennes, nous explique que ce n'est pas le moment de créer un impôt supplémentaire (ça dépend pour qui). Il est question selon le projet du commissaire européen chargé du Budget, Janusz Lewandowski de lever des ressources propres (nouveau financement) qui se substitueront au moins partiellement aux transfert des états.

Nous pourrions par exemple mettre en place structurellement une taxe sur les transactions financières (et pas ponctuellement comme cela a été fait),qui rapporterait chaque année 140 milliards d'euros.

Mais depuis deux ans, nous avons des idées de nouveaux modes de financement, mais bizarrement aucune ne voient le jour !

Il est question de créer de nouvelles sources de financement, pour que l'Europe soit capable à l'avenir de lutter plus efficacement contre d'éventuelles crises financières, comme celle créée par Goldman Sachs.

Vous savez, cette banque qui a créé des produits toxiques pour parier dessus, et ainsi se faire un max d'argent...

Non rien ne change. Le plus dommage est qu'on écarte d'un revers de main une idée qui est structurante et au combien importante. Ce qui ressort de cette crise, c'est que puisque rien ne change, nous risquons bien de vivre d'autres crises, au moins aussi importantes.

Trouver des fonds propres, de nouvelles ressources, pour se protéger de nouvelles crises me parait le minimum, et même cela ils en sont incapables (et je m'étonne que d'imminents blogueurs ne soient d'accord avec cela).

Reste à espérer, puisque c'est ce système que nous privilégions, qu'individuellement chacun des états concernés par des prochaines crises sera en capacité de s'endetter à nouveau pour faire face. Ou de faire appel au FMI, fond monétaire international, qui a lui aussi besoin d'une certaine solvabilité des états endettés...

Dans ce cercle vicieux de l'endettement, c'est les peuples qui payent. Notre gouvernement n'a pas peur de la grande banqueroute, il joue pourtant sans filet.

mardi 10 août 2010

Viol des principes républicains

Nous sommes dans la surenchère quand nous abordons le thème de l'insécurité. La violence c'est aussi la guerre des mots, mais pas seulement.

C'est ce qu'a voulu Nicolas Sarkozy en tentant une diversion, en allumant les contre feux nécessaires pour faire oublier qu'ils sont, lui et son ministre du travail, englués dans des affaires scandaleuses.

Si on souhaite que la gauche sache s'opposer sur tous les thèmes de campagne qui permettront au candidat à la présidentielle de gagner en 2012, l'expression de Pierre Moscovici va en ce sens ce matin.

Si les mots sont forts, la joute verbale répondant aux dérives des Lefebvre et autres chargés en communication de l'UMP Sarkoziste, les propositions le sont aussi.

Moscovici qui s'exprimait ce matin sur RTL concède que les socialistes sont «réputés moins à l’aise que la droite sur le terrain de la sécurité» ; il assure qu’ils doivent tout faire pour «montrer que l’on est plus républicains et plus efficaces que Nicolas Sarkozy». Et d’énumérer quelques propositions : «rétablir les effectifs de police, renouer un lien de confiance, rétablir une police de proximité…»

Nous pouvons juger de l'inefficacité de Nicolas Sarkozy sur le thème de la sécurité, voyez ici le nombre conséquent de lois qu'il a impulsé...

Laisser à penser que la gauche ne peut être force de proposition sur ce thème est une erreur de plus. Il y a maintenant un bilan et des contre propositions.

lundi 9 août 2010

Report sine die de la réforme des retraites

Allons bon, il est l'heure de se réveiller. Certains appellent les médias à prendre un peu de recul pour mieux apprécier la situation. Rien ne presse, l'affaire Woerth-Bettencourt-Sarkozy ayant débuté en ce début d'été, les contre feux sur les mesures sécuritaires n'auront que peu d'effet quand il sera venu le temps d'en découdre à la rentrée.

Rendez-vous pris le 7 Septembre, dans moins d'un mois quand le projet de réforme sur les retraites sera examiné à l'assemblée. Les organisations syndicales ayant décidé collectivement que le projet n'était pas acceptable en l'état, elles appelleront en cette rentrée le ministre Woerth, en perte totale de crédibilité et en charge de cette réforme, à revoir ses propositions.

Autant dire que Nicolas Sarkozy aura beau claironner qu'il a été élu pour réformer le pays, l'argument étant usé jusqu'à la corde, les salariés seront mobilisés pour défendre leurs acquis.

Le report de la réforme est-il envisageable ?

dimanche 8 août 2010

La sécurité : Une histoire de posture

Jacquo, Nico, Ségo...

Il y a ce point en commun entre Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy : être incapable de faire ce pour quoi ils ont été élus. L'un s'est rendu coupable d'un accroissement du fossé social qu'il voulait combler. L'autre n'a pas su enrichir ceux à qui il avait promis qu'en travaillant plus, ils gagneraient plus. Dans les deux cas, ces promesses fortes furent leurs principaux thèmes de campagne, et les principales sources de désillusion pour les électeurs qui y avaient cru. Ségolène Royal aurait-elle respecté son programme électoral, nous le saurons peut être jamais.

Mais si les électeurs sont habitués aux promesses de campagne non-tenues, ils avaient, avec Mr Chirac, l'image d'un respect pour les populations concernées par l'échec de ses politiques, qu'ils n'ont plus aujourd'hui avec Nicolas Sarkozy. Et on peut décemment penser que si la socialiste avait été élue, le pays n'aurait pas été secoué par ces campagnes nauséabondes sur l'immigration, aux débats identitaires et nationalistes.

Fais pas le malin !

Tout le monde se souvient du "casse toi pauvre con" ou du "Fais pas le malin" plus récemment à un jeune par notre cher Président. Au delà du vocabulaire employé, ce sont les postures politiques qui sont différentes. Jacques Chirac qui ne s'exprimait qu'avec parcimonie, réussissait faute d'être convaincant à être écouté. Ségolène Royal en choisissant la posture sur la "fraternité" marque sa différence d'approche.

Je ne peux pas m'empêcher de penser que la loi ne peut pas tout en matière de sécurité et que ce sont les discours sécuritaires mal distillés qui ont une importance majeure pour braquer des pans entier de notre population.

Il n'y a qu'à voir la dernière sortie de Mr Lefebvre “Évidemment… La délinquance, chacun sait qu’il y a des liens avec l’immigration. Chacun le sait… C’est souvent pas correct de le dire, mais c’est une réalité que chacun connaît…”De quelle délinquance parle t-il, mais surtout de quelle immigration ?? Pour qui, pour quoi, comment, ils s'en foutent ! Les mots sont lâchés, assassins, sans aucune précaution !

Mr Hortefeux a été condamné pour des propos du même type ; si l'entourage et l'équipe gouvernementale se permet ce genre de dérive, c'est qu'elles sont encouragées et souvent lancées par Nicolas Sarkozy lui-même.

Le style du Président est coupable. Il n'amène aucun apaisement, bien au contraire... (A lire le Sarkozysme ou la politique du pire qui rebondit sur le billet du blogueur Caleb Irri. Pour résumer, il y a cet intérêt pour un gouvernement à communiquer sur les crises, les violences, en jouant sur la peur et le sentiment d'insécurité, dans le but de continuer à exercer leur pouvoir tout en imposant des restrictions aux peuples qui ne les acceptent que contraints et forcés)

Alors bien sûr les faits de délinquance sont bien réels, et la responsabilité de nos gouvernants est de s'en occuper aussi (déjà en ne supprimant pas des postes de fonctionnaires de Police). Mais cela ne doit pas être l'occasion d'une surenchère qui aurait pour seul but de masquer les échecs des politiques économiques et sociales.

lundi 2 août 2010

Woerth - Conflit d'intérêt encore ?

C'est en lisant cet article que je me dis que Mr Woerth n'en a pas fini avec les conflits d'intérêts et autres affaires qui le concerneraient. Cela reste à vérifier, mais il est bien possible que le directeur de cabinet de Mr Woerth soit également soupçonné de conflit d'intérêt, incriminant de fait le ministre indirectement.

La loi sur les paris en ligne votée peu avant juin pour permettre les paris sur la coupe du monde de football a donc été échafaudée avec la participation du directeur du cabinet de Mr Woerth, Sebastien Proto.

On savait déjà que Florence Woerth, en plus d'être à la charge des affaires de Lilianne Bettencourt, avait investit également dans une écurie hippique. On se rend compte après le vote de cette loi qui n'a pas plus fait réagir les médias que cela, qu'il y avait bien des intérêts directement liés au couple Woerth.

"Un bien petit monde"

Sebastien Proto "l'un des principaux artisans de l'élaboration du projet de loi d'ouverture des paris en ligne" a pour ami Antoine Arnault, le fils du milliardaire Bernard Arnault. Problème: "La famille Arnault est justement très liée au monde du jeu et des paris en ligne."

Pire, l'ami de Sébastien Proto a pour beau-père... Patrice de Maistre. Là, on croit rêver !

La déchéance de qui ? De Quoi ?

[Rajout au billet précédent] : Contrairement à ce qui peut se dire dans certains blogs, il faut continuer à dénoncer les méthodes de Sarkozy, laisser à penser que dénoncer ne suffit plus et qu'il faut avant tout à la gauche proposer des alternatives comme si elle n'en proposait pas, est ridicule.

Ce n'est pas parce que la gauche propose moins de solutions répressives, qu'elle ne gère pas le thème de la sécurité. L'alternative est justement d'aborder le problème par des politiques économiques et sociales.

Aussi, avant de se demander ce que proposerait la gauche, il faut déjà analyser la dérive, la dureté, la gravité des propos de nos dirigeants aux responsabilités.

Ainsi je rejoins totalement les propos de Martine Aubry : "Les dernières déclarations du Ministre de l'Intérieur et de sa majorité après celles du Président de la République à Grenoble (...) marquent un pas de plus dans l'outrance verbale et une dérive antirépublicaine qui abîme la France et ses valeurs par des lois d'exception aussi iniques que vraisemblablement anticonstitutionnelles"

La décadence de la Sarkofrance

A 21 mois de la prochaine Présidentielle, en cette période estivale où chacun prend un peu de recul, il est venu le temps de faire un petit bilan. Tant sur le plan économique, que sur les valeurs qui font le ciment de la cohésion nationale, la France souffre.

Compétitivité, chômage, dette : les voyants économiques restent dans le rouge. Alors certes Nicolas Sarkozy n'est pas directement responsable de la crise, mais les politiques mises en œuvre sous sa mandature ont des conséquences sur la sortie de crise.
Ainsi le FMI vient de mettre en garde le gouvernement sur ses prévisions de croissance qui seraient largement trop optimistes.
Selon le fond monétaire international, la croissance de l'économie française ne sera que de 1,6% en 2011, alors que Christine Lagarde prévoit 2.5%

Le problème est que Nicolas Sarkozy est incapable de créer un contexte économique favorisant une vraie reprise ; à cela s'ajoute une baisse d'impôt des plus riches, qui ne permet pas de réduire la dette.
Il faut quand même se souvenir que depuis deux ans, des milliards ont été dépensés, sans contrepartie, pour assister banques et entreprises, ce qui a fait passer la dette de la France à plus de 8% du PIB. Déficit à comparer avec celui de l'Allemagne, qui lui est de 4.5%, beaucoup plus simple à ramener sous le seuil des 3% imposé par Bruxelles avant 2012.

Parce que c'est bien là le problème : de quelle situation va hériter celui ou celle qui remplacera Sarkozy, si il est remplacé, en 2012 ?

D'un point de vue strictement comptable, si Mr Fillon se plaignait d'être à la tête d'un état en situation de faillite quand il prit sa fonction de premier ministre, son successeur en 2012 devra prendre en charge une situation rendue encore plus difficile.

Déchéance économique, déchéance des valeurs aussi : je lisais ici, et c'est très juste, que Nicolas Sarkozy est l'homme politique qui a provoqué le plus d'insécurité et qui a le plus échoué dans la lutte contre celle-ci.

La répression comme seule solution s'est traduit par une provocation envers des populations déjà fragiles. Le cercle est vicieux ; en stigmatisant, en montrant du doigt toujours les mêmes (les français d'origine étrangère), en débatant sur l'identité nationale, sur le voile, sur la déchéance de la nationalité, comment ne pas comprendre que la haine et la violence ne soit pas engendrées par des postures politiques provocatrices.

Si il est vrai, comme le disait Nicolas de PMA, qu'il faudra à la gauche pour gagner en 2012 convaincre les 5 ou 6% de voix des retraités ayant besoin de perspectives sur ce thème de campagne, il faudra également convaincre les populations stigmatisées par Nicolas Sarkozy, et elles sont de plus en plus nombreuses, que la gauche a un programme qui les concerne aussi.

En tout cas, il est clair qu'un nouveau tournant sécuritaire est donné, avec l'impression d'être négocié d'une manière tout à fait opportune, suite aux émeutes de Grenoble, et surtout pour faire oublier les affaires Woerth-Bettencourt.
Mais cette fois c'est vraiment mal amené : cela donne l'impression, comme le dit le vieil adage "un éléphant dans un magasin de porcelaine", que le discours sécuritaire est une stratégie de reconquête également sur le déclin.

Si les Français constatent une augmentation de la délinquance (à 59%) ils se sentent paradoxalement en sécurité à 84 % des personnes interrogées. Le discours sécuritaire qui consistait à faire peur, jouant sur le sentiment d'insécurité, ne prend plus.

J'ai bien aimé le commentaire d'un camarade "la gauche tenterait d'apporter des solutions dans une réflexion plus globale n'allant pas dans le sens unique de la répression. Et c'est la toute la différence".

Peut être que bientôt le Président Sarkozy nous proposera son plan Marshall sur les banlieues , "une formation, un emploi, une rémunération, un travail", comme il le fît quand il n'était encore que le candidat UMP en 2007, mais qui arrivera t-il encore à convaincre de "rupture" dans ces banlieues ?

La rupture s'est traduit par une déchéance. Comme aime à le rappeler Nicolas Sarkozy, les mots ont un sens. Dans d'autres temps, le Sénat prononça la déchéance de Napoléon 1er ; le notre ferait bien de ne pas dépasser certaines limites. Vous imaginez un tiers des français (ceux considérés comme étant d'origine étrangère) manifestant pour réclamer la déchéance de N.Sarkozy ?