mardi 28 septembre 2010

Au delà de 24 heures et avec les jeunes.

Que les plus pessimistes rangent leurs critiques au tiroir, les syndicats montrent qu'ils savent se mettre en capacité de contrer le projet de réforme des retraites.

Rien n'est gagné d'avance, mais la réforme n'est pas écrite dans le marbre non-plus. Il y a des annonces qui se suffisent à elles-mêmes, et suite à une mobilisation réussie au mois de Septembre, l'élargissement de la contestation aux jeunes de ce pays, ajouté à la menace d'une grève reconductible dans les transports (SNCF), pourraient sabrer définitivement une loi morte-née.

En cette rentrée où tous les étudiants n'ont pas encore repris le chemin des cours, les tractations avec Jean baptiste Prévot (qui remplace Bruno Julliard depuis 2007 à la tête de l'UNEF, premier syndicat étudiant français) font partie de la stratégie d'élargissement de la plateforme unitaire inter-syndicale.

Alors que les jeunes étaient 50% de plus le 23 septembre par rapport au 7, une campagne de mobilisation a été lancée ce lundi pour faire manifester toujours plus d'étudiants dans les rues les 2 et 12 octobre.

Et le rapport de force augmente toujours un peu plus chez les cheminots ; si déjà SUD rail avait lancé des préavis de grève reconductible pour le 23 septembre, c'est cette fois tous les syndicats représentatifs au niveau national CGT-CFDT-UNSA et SUD rail qui envisagent une grève reconductible après le 12 Octobre.

Les ingrédients de 1995 commencent à être réunis.

Si le calendrier est restreint avec une loi votée fin Octobre, il appartient à chacun de tout mettre en œuvre pour signifier à ce gouvernement qu'un autre projet de réforme est possible.

Wikio

lundi 27 septembre 2010

Risque de dissidence à l'UMP

La majorité présidentielle c'est : mes ennemis d'hier sont mes amis d'aujourd'hui, mes alliés du moment des dissidents latents.

L'intervention de F.Fillon dimanche sur france 2 est limpide, il prend clairement ses distances avec Nicolas Sarkozy, précise qu'il avait un accord d'alliance, on sent le détachement chez cet homme comme si il était indifférent à quitter un navire en perdition. Navire qu'il a largement contribué à faire couler.

Parallèlement nous avons un Jf.Copé qui n'arrête plus de s'agiter. Celui qui s'est déclaré vouloir être le candidat à la Présidentielle de 2017, souhaiterait prendre la place de X.Bertrand à la tête de l'UMP.

Dans les deux cas, le message est clair, il n'y a pas qu'une seule option Présidentielle dans leur camp.


Wikio

Au fond du trou ?

Cette illustration vient de la dernière édition du magazine Marianne. Il titre "Pathétique !"
Et on revient ainsi sur les deux mois de dérives sarkosiennes.

Deux mois qui nous séparent de la clôture du débat parlementaire sur les retraites, sur fond de remaniement ministériel, annoncé au début de l'automne.

Mais il manque la suite à notre histoire, le dénouement d'une situation où l'on constate que les syndicats et le Parlement ont été humiliés dans l'avancement de cette réforme.

Le durcissement de la mobilisation est-il envisageable à la mi-octobre avec un retrait du projet, ou Nicolas Sarkozy arrivera t-il à imposer son calendrier et sa réforme.

Le calendrier de la réforme, nous le savons, est une tromperie, mais c'est aussi la manœuvre qui permet au chef de l'état d'occuper le "temps médiatique" beaucoup plus rapide que le "temps politique".

Et c'est à mon sens la raison d'une stratégie à long terme dans le calendrier de mobilisation des syndicats.
Gagner du temps jusqu'à l'examen du texte au Sénat avant son retour à l'Assemblée pour la fin du mois d'Octobre.

Parce que nous aurions bonne figure d'appeler à la grève générale et qu'au bout d'une semaine nous ne soyons plus que quelques centaines de milliers quand trois millions ne suffisent pas face à un gouvernement sourd.

Il y a des cycles dans la popularité de nos représentants politiques qui laissent à penser qu'ils finissent toujours par reprendre la main dans l'opinion publique. Parfois le désamour se confirme dans le temps, parfois certains sont laminés, ils sont hors du jeu politique, ils sont au fond du trou. En sera t-il de même pour Nicolas Sarkozy ?

Coté syndicats, il est apparemment urgent d'attendre. L'enseignement de la journée du 23 septembre est qu'avec moins de grévistes, il faudra compter sur tous les types d'action : manifestation le samedi 2 Octobre, grève le 12, avec la menace qu'elle soit reconductible dans certaines entreprises par la suite.

En tout état de cause, cela n'empêchera pas cette réforme d'être définitivement adoptée ; si il doit y avoir résistance et obstruction à la mise en œuvre de cette loi de régression sociale, c'est ce mois d'octobre que tout doit se jouer.

Wikio

vendredi 24 septembre 2010

Retraites : Ce qu'on ne nous dit pas...

Un petit Powerpoint reçu par mail et par le number one de la CGT de chez moi. J'ai trouvé assez intéressant, je le partage donc avec vous...Bon week-end à vous et restons mobilisés pour conserver le droit à la retraite à 60 ans.
Wikio

jeudi 23 septembre 2010

Retraites : mensonges gouvernementaux

La bataille des chiffres a toujours lieu, mais là on atteint des sommets dans la désinformation.

C'est l'Elysée qui a cru bon de communiquer un chiffre en "baisse significative" avant même le début de la manifestation Parisienne. Cela montre surtout sa volonté de manipuler une opinion publique qui lui échappe.
Mensonge !

Mais la méthode est plus que douteuse, et après une période où les affaires nous auront appris que le recours aux mensonges était de mise pour le ministre E.Woerth en charge de cette réforme, cette précipitation montre que Sarkozy et son ministre sont aux abois.

Ce sont donc 2 900 000 manifestants, soit une augmentation sensible du nombre de manifestants dans 231 contre 213 cortèges dans tout le pays, qui crient leur mécontentement aujourd'hui.

Mensonge !

Si il y a eu moins de grévistes avec plus de manifestants, il faut modérer le constat d'un baisse des arrêts de travail. Quand dans une entreprise de 100 salariés, on dit qu'il y a 39% de grévistes contre 41% lors de la dernière grève, il y a seulement 2 salariés de moins en arrêt de travail.

Non ce qu'il faut retenir, c'est qu'il y a une augmentation des gens qui manifestent leur désapprobation de la réforme, et même chez ceux qui ne manifestent pas puisque les sondages le disent 70 % des français ne veulent pas de cette réforme.

Mensonge !

Il faut donc que le gouvernement arrête de prétendre que la baisse du nombre de grévistes est une adhésion à la réforme.

Cela me donne l'idée d'une chaine, quelle sont pour vous les trois pires mensonges du Gouvernement Sarkozy ? Sur les retraites ou autres.

1-Les non-grévistes adhérent à la réforme. C'est faux ! Il faut arrêter avec cela, et ne pas ignorer comme le fait le gouvernement qu'il y a 1.5 million de salariés qui ne font jamais grève parce qu'ils travaillent dans une entreprise de moins de 20 salariés, et qu'il est impossible pour ces très petite entreprise de stopper leur activité. Pire un salarié sur deux travaille dans une entreprise de moins de 50 salariés où l'on ne fait pas grève non-plus.

2-Il y a urgence à réformer les retraites : C'est faux ! Cette réforme peut attendre 18 mois de plus et être l'objet d'un véritable débat. La campagne Présidentielle permettant un réel choix, un vrai débat.

3-Il faut une réponse démographique : C'est faux ! Si c'est bien le fond du problème, les caisses de retraites sont actuellement financées par le fond de réserve sur les retraites mis en place sous Jospin, et donc pas par la répartition. Puisque le problème de financement est ponctuel et dû à une démographie défavorable, on peut mettre en place des modes de financement complémentaires à la répartition.

Merci à vous d'y répondre ou pas ^^

DPP, Joel, Mecalex, Homer, Elmone, Nicolas, Poison, Lecoucou, Juan, Seb, Christophe, Romain, Rimbus, CC, Mathieu, Disparitus, Gabale, Eric, Christie, et les autres...

Wikio

mercredi 22 septembre 2010

La retraite à 60 ans : On va se la conserver !

Nous sommes à la veille d'une nouvelle grande journée de grève contre le projet de recul de l'âge légal à la retraite, et déjà la question se pose de la suite à donner à la mobilisation.

La question d'une grève générale reconductible est sous-jacente puisque nous avons à faire à un gouvernement sourd.
Une chose m'interpelle, pourquoi réclamer une grève reconductible quand si peu sont capables de se mobiliser sur une seule journée ?

Quand seuls 7% de la population sont syndiqués, quand seulement 10% de la population active manifeste sa désapprobation de la réforme, comment imaginer qu'il suffirait de décréter la grève générale reconductible pour qu'elle le soit sur le terrain. C'est très mal connaitre la capacité de mobilisation des salariés.

J'entends ici et là que les syndicats n'ont rien compris, qu'ils nous auraient trahi, que ce qu'il nous faut, c'est une grève générale reconductible.

C'est très mal connaitre le syndicalisme. Si demain, ce sont les salariés qui se mettent en grève d'eux mêmes, nos délégués syndicaux centraux, qui ne sont que de simples représentants des salariés seront d'autant plus forts pour négocier.
Un syndicat, c'est un collectif de salariés, il est autonome, si il n'est pas animé par les salariés qui l'ont constitué il n'y a pas de syndicalisme.

Cela nous renvoie à nous mêmes.

Alors je dois dire que si je suis pour une paralysie de l'économie du pays comme en 1995, où une grève reconductible du 24 Novembre au 15 Décembre avait permis de faire reculer le plan Juppé sur les retraites, je ne souhaite pas que la CGT (j'en suis) appelle à la grève reconductible dès le 24 Septembre. En tout cas pas de suite.

Ce qui est fait, c'est envoyer les signaux que la grève reconductible est possible. Encore une fois elle ne se décrète pas.

C'est tellement facile de dire que ce qu'il faut c'est une grève générale reconductible quand on attend que cela soit les autres qui la fassent (SNCF, La Poste, les services publics, etc...)

Alors la trame est simple, nous avons cette mobilisation du 23, à laquelle suivra certainement une nouvelle journée le 29 Septembre, jour de grève Européen contre les plans de rigueur en Europe. Ce qui serait logique puisque cette réforme est un plan de rigueur.

La volonté est de faire participer également les salariés ne pouvant pas faire grève lors de manifestation le Samedi. D'autres actions devraient être menées pour faire participer les salariés des TPE et PME.

En toile de fond nous aurons des grèves reconductibles dans certaines entreprises, à la SNCF et TOTAL notamment.

Cela fait donc trois types d'actions différents. Ce qui est demandé dans les unions locales et départementales aux syndiqués, c'est de travailler l'unité au sein des entreprises pour mobiliser toujours plus.

Si la grève reconductible se généralise, nous aurons gagné, mais cela dépend de chacun de nous.

Wikio

lundi 20 septembre 2010

Ils veulent refaire l'émission "A vous de juger"

Ne dit on pas que la meilleure défense est l'attaque ? C'est l'impression que me donne l'appel de l'UMP à débattre "publiquement" avec M.Aubry de la réforme des retraites.

C'est lors du traditionnel point presse du Lundi, que X.Bertrand a appelé la première secrétaire ou à défaut S.Royal à participer à une émission de télévision pour débattre de la question des retraites.

Nous l'avions déjà écrit, la position des socialistes que de revenir à la retraite à 60 ans en 2012 est un problème de taille pour l'exécutif.
Mais cette réaction montre aussi que la mobilisation du 23 Septembre fait peur, que la crainte des grèves reconductibles déjà entreprises à la SNCF (en préavis) pourrait bien venir à bout d'une réforme à peine votée.

Y aurait-il besoin de préciser les choses alors que le contre projet socialiste est connu depuis plus de quatre mois ? Ou y aurait-il plutôt besoin de redorer le blason d'une réforme, dont les français ne veulent pas, en gesticulant devant les caméras usant de joutes verbales pour tenter de donner l'impression que c'est son camp qui a raison.

Quelle arrogance... Et je m'étonne que ces messieurs puissent disposer à leur convenance d'une émission de télévision...

Débattre d'une réforme qui est déjà partiellement votée, il n'en est plus question, nous n'en sommes plus là. La grève du 23 Septembre n'est pas une fin en soi, et tout doit être fait par la majorité pour désamorcer un conflit social du type de 1995.

Bernart Thibault, secrétaire général de la CGT le disait encore ce matin, "C'est en train de chauffer dans le pays"

Et puis cette émission a déjà eu lieu, souvenez vous de Mr Fillon qui n'a pas souhaité débattre avec Mme Royal sur le plateau de "A vous de juger"....


Wikio

samedi 18 septembre 2010

L'engrenage Sarkozyste grippé

N'y a t-il pas ces deniers temps un truc qui ne tourne pas rond chez notre cher Président ?

Loin de moi l'idée de mettre en cause sa santé mentale comme certains l'ont fait pour l'ancienne candidate socialiste à la Présidentielle. Mais les dérapages de style et les risques politiques entrepris semblent moins mesurés.
Il n'est plus la locomotive de l'action qu'il mène, mais donne l'impression de courir après des situations qui lui échappent.

Dans l'anti-sarkozysme primaire j'hésite encore, je ne voudrais pas que ce billet soit mal interprété. Mais il y a des séquences politiques comme celle de ce Jeudi à Bruxelles, qui rendent les critiques faites à notre cher Président somme toute très légitimes. Les qualificatifs pour nommer les agissements du Président sont peu glorieux, Démago-Pyromane-Diviseur-menteur. On redécouvre le mot "ostraciser".

Si le style est critiquable voir honteux, les politiques mises en œuvre ne le sont pas moins.

On a appris cette semaine qu'un nouveau plan d'économie sur la santé serait décidé à hauteur de 2.5 milliards d'euros, alors que le déficit de la sécu pour 2011 devrait être de 12 milliards. Au programme, déremboursements de médicaments et augmentation du ticket modérateur, celui qui reste à la charge du patient.

Des plans d'économie sur la sécu, nous en avons un tous les deux ans ! De déremboursements en déremboursements, voilà un dossier très semblable à celui des retraites où le manque d'efficacité politique est criant de vérité.

Le manque d'efficacité politique, voilà une raison de plus à la probable défaite de N.Sarkozy en 2012. L'occasion pour moi de remercier et de commenter les réponses faites par nos amis blogueurs à la chaine "les 5 raisons de la défaite de NS en 2012".

Ils ont répondu :

[Je n'ai rien à dire ! et alors ??] 5 raisons qui feraient que Nicolas Sarkozy serait battu en 2012
[Le coucou de Claviers] N. Sarkozy perdra pour 5 raisons
[Partageons mon avis] Nicolas Sarkozy ne serait pas réélu : 5 raisons
[Unhuman] 5 raisons pour qu'il ne soit plus président
[Philippe Méoule] 5 raisons pour que Sarkozy ne se représente pas en 2012.
[Le grumeau] Cinq bonnes raisons.
[Arnaud Mouillard] 5 raisons pour que Sarkozy ne se représente pas en 2012
[Le blog de aurelinfo.over-blog.com] 5 raisons pour que Sarkozy ne se représente pas en 2012.
[Engagée] Echec en 5 sets pour N. SARKOSY
[Les coulisses de Sarkofrance] Les 5 raisons pour lesquelles Sarko serait battu
[A perdre la raison] Sarkozy et les 5 raisons de sa défaite en 2012
[La revue de Stress] Sort de ce corps Olivier Mazerolle

Et d'évoquer les 2 raisons les plus retenues :

1- Il n'est plus tendance de se déclarer "Sarkozyste", la droite n'est plus rassemblée, le vote populaire n'est pas au rendez-vous pour la droite.

2- L'opposition est "structurée". Si elle n'est pas complétement rassemblée, les socialistes réussissent à faire bloc.

Réponses logiques, comme un rappel aux fondamentaux, le scrutin uninominal direct de la Présidentielle (en deux tours) qualifie le candidat le plus populaire, du parti le plus rassemblé, le mieux structuré.

En mécanique, lorsqu'un engrenage est grippé, soit on le graisse et les roues dentées se remettent à tourner, soit les dents cassent. Le candidat Nicolas Sarkozy se cassera t-il les dents sur une campagne électorale dont il sortirait le grand perdant ? Ou réussira t-il le tour de force de reconquérir l'opinion ?

Réponse dans 19 mois.

Le Sarkozysme vit donc ses mauvais jours, celui qui se voulait le Président du pouvoir d'achat réveille la nécessité de lutte des classes.

Tout augmente, c'est un blogueur de droite qui le dit. Il a raison, 8 à 10% d'augmentation des mutuelles santé en 2011, conséquence du plan d'économie de Sarkozy. Augmentation de la TVA pour les forfaits internet, des impôts locaux, conséquence de la suppression de la taxe professionnelle, inflation à 1.7%, etc...

Les multiples plans d'économie, de réduction des coûts des services publics, des suppressions de postes ne servent à rien face aux déficits supplémentaires engendrés. En fonction du PIB, ils ont au moins doublé depuis 2007.

Et le problème reste les modes de financement de la protection sociale qui provoquent la nécessité de réformer les retraites et la sécu. C'est le hic dans la méthode du Président, face aux problèmes de démographie, réduire les dépenses, diminuer l'intervention de l'état, quand celle-ci devrait augmenter : c'est une erreur.

Nicolas Sarkozy ne peut pas continuer à s'adresser aux français en s'imaginant qu'il détiendrait la parole divine. Il n'y a plus de débat dans ce pays. Retraite et sécu devraient faire l'objet d'échanges et de débats d'idées, pour faire accepter par tous la réforme.

[Des questions doivent être posées sur :

- Les exonérations de cotisations sociales accordées aux entreprises représentent 32 milliards d'euros dont 10 milliards pour le système des retraites

-Ce qui menace les retraites, ce n'est pas l'allongement de l'espérance de vie, mais le niveau de chômage ! (notamment chez les jeunes) et la précarité dans l'emploi (notamment chez les femmes)

- Le PIB de la France est de 1500 milliards d'euros en 2005 et doit doubler d'ici à 2040 soit 3000 milliards. Dans ce PIB, 40% représentent les profits des entreprises soit 600 milliards actuellement et 1200 milliards en 2050.]


Nicolas Sarkozy a été élu, il faut respecter le vote démocratique, mais cela ne veut pas dire que le peuple n'a plus son mot à dire entre deux élections.

Son discours est loin d'être un gage de vérité et il ne faut pas sous estimer la capacité d'indignation des gens.

La résignation pourrait encore basculer en révolution.

Wikio

mercredi 15 septembre 2010

Journée d'action

C'est aujourd'hui que les députés doivent adopter la réforme des retraites.

Alors que les derniers points du texte de loi sont examinés notamment sur le veuvage, l'égalité homme/femme, l'emploi des seniors, la stratégie de l'opposition pour dénoncer une réforme injuste est de retarder le vote prévu à 15 heures.

C'est symbolique, la majorité présidentielle a la majorité absolue. Aussi des dizaines de députés PS, PCF, Verts et du Parti de gauche ont prévu de s'exprimer à tour de rôle pendant cinq minutes, ce qui rallongerait les débats de plus de douze heures.

Du côté des syndicats, c'est une journée d'action tout aussi symbolique qui va avoir lieu. Devant l'Assemblée nationale, mais aussi partout en France rassemblées devant les sièges du parti UMP ou des mairies, des délégations syndicales feront acte de présence pour manifester leur désapprobation du vote de cette réforme.

Je serai pour ma part ici. Si Sarkozy se fout de ces actions symboliques, elles ont néanmoins un sens. Elles permettent aux différentes organisations syndicales de se rencontrer et d'échanger sur la poursuite du mouvement après le 23 Septembre. Chez nous, nous nous prononçons comme l'ont fait d'autres organisations syndicales, pour une grève reconductible.

Wikio

dimanche 12 septembre 2010

La retraite à 60 ans, l'arme fatale !

Nicolas Sarkozy n'est plus que l'ombre de lui-même, les affaires de conflits d'intérêts n'en finissent pas, il ne convainc pas sur les retraites, la dette qu'il a considérablement alourdie est devenue sa hantise. Le bilan approche à grand pas et on se demande ce qu'il restera du sarkosysme ?

D'ailleurs je m'étonne de l'abnégation d'un Copé par exemple, lui qui n'est pas vraiment Sarkozyste, met beaucoup d'énergie à défendre son groupe parlementaire. Un Fillon dans une émission de télévision ça ne fait plus audience, à peine 2,6 millions de téléspectateurs. Les belles années d'unité de la majorité Présidentielle auraient-elles vécu ?

Pire, les engagements solennels des socialistes sur un retour à la retraite à 60 ans en cas de victoire de la gauche en 2012, les déstabilisent au plus haut point. Le premier ministre s'exprimait ce samedi devant un parterre de 1500 militants et élus dans les Bouches du Rhône, et jugeait les engagements socialistes "démagogiques".

Mais les postures, les petites phrases, et jeux de communication ne suffisent plus. La France n'est plus qu'un terrain vague, labouré par presque quatre ans de saignées libérales.

Alors si certains évoquent les cinq raisons pour lesquelles Sarkozy pourrait être réélu, j'évoque ici, les cinq raisons pour lesquelles il sera battu.

1-Retraite. Ce qu'on nous présente comme étant LA réforme du quinquennat de N.Sarkozy, est d'après moi l'une des raisons principales de sa probable non réélection. Si il retire son projet, il apparait comme étant incapable de porter une réforme majeure. Si il poursuit, le Parti socialiste fera campagne pour le retour à la retraite à 60 ans et gagnera.

2-Si Nicolas Sarkozy a décomplexé la droite dans sa volonté de réduire l'impôt des plus riches par le bouclier fiscal, il aura incité la gauche à être aussi décomplexée dans sa volonté de proposer une réforme fiscale de grande ampleur, pour une meilleure redistribution des richesses, une imposition plus juste.

3-Une élection Présidentielle est un moment particulier où les candidats doivent tenter de rassembler tous les Français. Le clivage gauche-droite se fera également sur une certaine idée de la cohésion nationale. Je crois que là aussi la différence sera bien marquée : les français à qui on aura trop rappelé leurs origines qu'elles soient proches ou éloignées auront à cœur qu'on les traite sur un terrain d'égalité.

4-Sécurité, emploi, formation, santé, éducation nationale, service public, le Pacte social ébranlé par les années Sarkozy sera assurément plus "coloré" à gauche. Les années de réduction des dépenses publiques, la logique de rentabilité laissera place à la nécessité de service.

5-Le dissident. Le style de Nicolas Sarkozy agace jusqu'au sein de la majorité. Même si c'est rare à droite, celui qui voulait pendre Dominique De Villepin à un croc de boucher pourrait affronter l'ancien premier ministre Chiraquien, et représentant d'un courant important de l'UMP. On crédite de 6 à 8 points d'intention de vote l'ancien premier ministre. Je pense personnellement qu'il pourrait faire plus. En tout cas assez pour que NS soit battu dès le premier tour.

Si ces cinq raisons sont valables, il me semble que la retraite à 60 ans est la faute politique que Nicolas Sarkozy n'aurait pas dû faire en fin de mandat.
Il aurait certainement réussi en début de quinquennat, mais là c'est une réforme qui va jouer contre lui à coup sûr.
Les socialistes, en faisant la promesse de rétablir l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans dans 20 mois, ont une promesse de campagne majeure pour attirer les bulletins de votes.

J'aimerais savoir ce qu'en pense mes camarades blogueurs, qu'ils répondent eux-mêmes aux raisons pour lesquelles Nicolas Sarkozy serait battu, et si le retour à la retraite à 60 ans leur parait être un gage de victoire.

Merci à : DPP, Joel, Mecalex, Homer, Elmone, Nicolas, Poison, Lecoucou, Juan, Seb, Christophe, Romain, Rimbus, CC, Mathieu, Disparitus, Gabale, Eric...

Wikio

jeudi 9 septembre 2010

Retraite : Vers une grève reconductible ?

C'est le sujet de discussion depuis quelques temps déjà, allons nous vivre une grève reconductible ? Ici, et ailleurs, mais aussi sur mon lieu de travail, nous sentons les salariés bien décidés à aller jusqu'au bout.

Comme en 1995, où les cheminots avaient lancé leur grève reconductible qui a fait reculer le gouvernement Juppé sur son projet de réforme des retraites, les organisations syndicales préviennent qu'après le 23 Septembre, ils sont prêts à aller plus loin s'il le faut.

Les syndicats CGT et SUD laissent entendre sans équivoque, ayant annoncé ce jour qu'ils rejoignaient l'intersyndicale pour la grève du 23 Septembre, que si Nicolas Sarkozy ne revenait pas sur l'axe majeur de sa réforme (âge de départ), ils se mettraient en capacité pour une grève reconductible.

Sud Rail, 3e force syndicale à la SNCF, a décidé de son côté de "participer à la construction d'un mouvement de grève reconductible" et déposera un préavis en ce sens, à partir du 23 septembre.
Une demande de concertation immédiate est obligatoire avant tout dépôt de préavis de grève à la SNCF, et un délai minimal de 15 jours est nécessaire entre une DCI et un jour de grève.

Nous voilà lancés dans un processus de confrontation que seul un retrait du projet de réforme ne pourra débloquer. C'est Nicolas Sarkozy qui a voulu cette situation ! En provoquant les grévistes avec des aménagements ridicules, il se rend responsable d'un blocage du pays qui aura des conséquences économiques sur les entreprises bloquées par ce mouvement.

Quand les transports publics, La Poste, France Telecom, EDF et GDF, l'éducation nationale, le secteur de la santé, la fonction publique et une partie du privé aura fait de même, l'économie du pays sera bloquée.

Nicolas Sarkozy n'aura plus d'autre moyen que de suspendre sa réforme.

Wikio

mercredi 8 septembre 2010

Retraite : Vers une offensive syndicale majeure dès les 15 et 23 Septembre

C'était prévisible, nous connaissons maintenant notre homme, Nicolas Sarkozy choisit la volte face. Il refuse la refonte d'un projet de réforme rejeté massivement parce que particulièrement injuste ; il va récolter une offensive syndicale majeure !

Les organisations syndicales avaient pourtant prévenu, elles n'accepteront pas un recul du droit à la retraite à 60 ans.

Dès lors, si l'essentiel n'est pas négociable, les organisations syndicales ne viendront pas récolter les quelques miettes. Il ne suffit pas au chef de l'état de déclarer qu'il est "attentif" aux préoccupations exprimées mardi lors de la journée de mobilisation, il lui faut accepter réellement de revoir l'axe majeur de sa réforme.

Il faut prendre en considération que les organisations syndicales sont censées représenter les salariés, et être force de propositions. Quand la CFDT accepte de rompre l'unité syndicale en 2003, elle perd grand nombre de ses adhérents, et ceux qui restent préviennent dans leurs confédérations qu'il ne faudra pas leur faire le coup une seconde fois.

Si l'âge de départ à 62 ans, et les 67 ans pour une pension sans décote, sont des points de la réforme majoritairement rejetés par les Français, les quelques aménagements (ridicules) ne permettent pas aux organisations syndicales de mettre en avant un début d'acceptation.

N.Sarkozy joue la montre. Il essaye avec son gouvernement de gagner du temps, car mercredi prochain le texte sera voté à l'assemblée, mais il ne passera au Sénat qu'en Octobre. Le chef de l'état aux méthodes peu glorieuses tourne le dos aux Français, il choisit la radicalisation du mouvement revendicatif, histoire de voir si il s'essouffle...

Mais il me semble que cette stratégie ne sera pas payante cette fois : si les organisations syndicales ne sont pas forcément en accord sur le mode d'action, elles restent très mobilisées et décidées. Grève reconductible pour les cheminots, manifestation le week-end pour les uns, l'arrêt de travail pour les autres, nécessité de surfer sur la mobilisation ou volonté d'inscrire le mouvement dans la durée, il n'est pas évident de trouver une position commune, mais l'unité est là, elle perdure !

C'est donc le jour du vote des députés, le 15 Septembre, que de nombreuses initiatives seront prises pour interpeller les représentants parlementaires, le gouvernement, et le chef de l'état.
La pression va monter pour le gouvernement, le débat sur les autres modalités de financement va perdurer pour contrecarrer la stratégie d'essoufflement voulue par l'exécutif.

Deux semaines nous séparent avant la nouvelle journée de mobilisation du 23 Septembre que l'on devine d'ores et déjà réussie, renforcée par un débat parlementaire et une opposition qui clame haut et fort qu'une autre réforme est possible.

(merci à Des Pas Perdus pour la photo de sa manif)

Wikio

mardi 7 septembre 2010

La mobilisation augmente contre la retraite sans décote à 67 ans

Avec 40% de manifestants en plus, la mobilisation est réussie.

2.735 millions de manifestants selon la CGT, c'est plus d'un demi million de gens mobilisés en plus, par rapport au 24 juin.

Alors pourquoi une telle mobilisation ? [Je ne vais pas revenir sur certains qui n'hésitent pas à afficher qu'ils se foutent des manifestants au nom de la liberté de ne pas faire grève, et qu'il faudrait se soucier des non-manifestants. Ils ne se rendent pas compte qu'ils jouent contre leur camp. Ils ont bien le droit de penser ce qu'ils veulent ; l'écrire en reprenant les argument d'un Copé par exemple, c'est tout de même un peu limite.]

Non, c'est l'inacceptable qui mobilise. Le saviez vous ? Le débat se focalise sur les 62 ans, âge de départ à la retraite ; mais avec le projet de réforme il est question de travailler jusqu'à 67 ans pour bénéficier d'une retraite à taux plein sans décote.

Aujourd'hui, il est question de cotiser 42 annuités, soit quelques 168 trimestres pour bénéficier d'une pension sans décote.
Il faut pour cela avoir au moins 60 ans, ou travailler jusqu'à 65 ans maximum pour bénéficier de sa retraite sans décote, dans le cas où vous n'auriez pas cotisé le nombre de trimestres nécessaires.

Demain, avec ce projet de réforme, l'âge légal maximum pour exercer une activité de salarié est repoussé à 67 ans !

L'excuse de la décote est avancée, mais c'est surtout la volonté de voir travailler plus longtemps une part toujours plus importante de la population : les poly-pensionnés d'aujourd'hui, autant dire notre génération qui, ayant subi le chômage de masse, aura fait des études plus longues, aura mis plus de temps à rentrer dans la vie active (27 ans en moyenne), aura cotisé dans plusieurs caisses de retraite complémentaire.

Ce n'est pas le seul travers de cette réforme : si ceux qu'on range dans la catégorie des carrières longues pourront partir à 62 ans, ce sera avec une pension à taux plein, mais ils auront travaillé plus pour avoir la même chose qu'aujourd'hui...

Ce projet de réforme ne passe donc pas, simplement parce qu'il est injuste pour tout le monde. C'est pour cela que les organisations syndicales n'en démordent pas, elles ne veulent pas d'une réforme qui toucherait les âges légaux de départ à la retraite.

Le financement des caisses de retraite peut se faire autrement.

(merci à Melcalex pour les photos de sa manif)

Wikio

lundi 6 septembre 2010

Hommage aux représentants syndicaux

Ce matin, 5h30, je distribuais des tracts appelant à la mobilisation pour demain, quand on m'a dit que, de toute façon, ça ne servait à rien de faire grève, que le projet de réforme passerait en l'état.

Je lui ai répondu que l'Élysée avait annonçé par l'intermédiaire de H.Guaino, que le gouvernement ferait encore des propositions, et qu'en conséquence le projet ne passera pas en l'état , et qu'il ferait mieux de se mobiliser pour obtenir plus !

C'est formidable non ? Près des 3/4 des Français soutiennent la mobilisation du 7 Septembre, mais la résignation est de mise, face à un gouvernement qui fait tout pour ça. Et cela se ressent aussi dans la blogosphère, les titres de nos amis blogueurs sont : Tu fais grève demain ? ou Demain je fais grève et vous, vous faites quoi ?

Aussi, il me semble qu'il va falloir réhabiliter le "Tous ensemble". [Cela passe par une politique à gauche au niveau national de renforcement du droit du travail, plus d'inspecteurs du travail, plus de tribunaux des Prud'hommes (et pas l'inverse)]

Dans mon dernier billet j'abordais certaines raisons qui font que des salariés ne peuvent pas faire grève. J'ai bien précisé qu'il ne fallait pas généraliser mon propos, mais j'ai bien sûr eu pour réponse que tous les salariés n'avaient pas un patron tyrannique ; ailleurs on m'a précisé que nous avions notre bulletin de vote pour changer les choses, ou même que pour peser les syndicats devraient se soucier du taux de participation aux élections Prud'homales...

Alors je dois dire que toutes ces raisons sont justes, si chacun prend sa part de responsabilité !

Les syndicats sont autonomes ; si dans chaque entreprise de plus de 50 salariés, la représentation des syndicats est rendue possible par le code du travail, ceux ci ne sont efficaces que si les salariés s'investissent.

C'est souvent le courage, l'abnégation de quelques-uns qui font qu'un syndicat porte au mieux l'intérêt du collectif.
Ce sont les combats de nos anciens, ayant sacrifié leurs salaires sur l'autel de la dignité qui auront fait nos acquis sociaux. Les défendre aujourd'hui ce n'est pas un droit individuel mais un devoir collectif !

C'est le salarié qui fait le syndicat. J'entends souvent que nous avons les hommes politiques que nous méritons, c'est la même chose avec les syndicats.

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samedi 4 septembre 2010

Pas simple de se mettre en arrêt de travail.

C'est le moment ou jamais de se mobiliser pour contrer un projet de réforme des retraites dont les français ne veulent pas. Si lors de la dernière grande mobilisation du 24 juin, une majorité des français était hostiles à la réforme à 56%, si 64% soutiennent la journée de mobilisation, le nombre de 2 millions de manifestants est-il satisfaisant ?

Si je pose la question, c'est que nous avons à faire à un gouvernement qui se moque du dialogue social. C'est même Mr Fillon, qui répondant à un journaliste sur la mobilisation du 24 juin, prétendait vouloir se soucier surtout des non-manifestants, soit 97% de la population.

Dès lors, il faut se poser les bonnes questions, pourquoi si peu de français se mettent en arrêt de travail pour manifester leur mécontentement, pourquoi considère t-on que 2 millions de salariés en grève sur 22 millions d'actifs est une mobilisation réussie ?

C'est Nicolas de PMA qui semblait s'interroger sur ce point, ou disons plus exactement qu'il justifiait qu'un blogueur de gauche, même influent, puisse ne pas faire grève.

Il a raison, ce n'est pas parce qu'on se sent impliqué, qu'on parle politique tous les jours, qu'on en est passionné, que l'on peut pour autant se mobiliser et se mettre en arrêt de travail. Et c'est bien là le fond du problème. Sommes-nous tous égaux face au droit de grève ? Pouvons-nous tous en jouir à notre convenance sans risquer des conséquences au niveau professionnel ?

La mobilisation est à l'image du nombre de salariés syndiqués ! Se syndique qui peut !
Et les raisons pour ne pas s'impliquer sont nombreuses : mise au placard, frein à la progression de carrière, ou même crainte de licenciement.

Je ne veux pas généraliser mon propos, toutes les entreprises ne se comportent pas comme cela. Mais ce sont toujours les mêmes salariés, des mêmes entreprises, des mêmes administrations et institutions que nous retrouvons dans les manifestations, celles et ceux qui ne risquent pas d'être sanctionnés pour avoir fait valoir leur droit de grève.

Tous les salariés ne peuvent simplement pas se mettre en arrêt de travail.

Dès lors, la position de Fillon est inacceptable, laisser à penser que les non-grévistes soutiennent ses réformes est une manipulation grossière.

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vendredi 3 septembre 2010

Un gouvernement en rupture avec nos enseignants

La rentrée scolaire a donc eu lieu hier pour près de 12 millions d'élèves dans un contexte de tension et de défiance envers un gouvernement qui se moque du dialogue social. Le 6 Septembre, des enseignants du secondaire (collège-lycée) seront en grève à la veille du mouvement interprofessionnelle sur les retraites.

Au delà des 16 000 suppressions de postes de cette rentrée, cette phrase d'un enseignant résume bien leur sentiment :

"La dégradation de nos conditions de travail se fait sentir de plus en plus durement chaque année. Nous avons le sentiment que le gouvernement n’agit plus au nom d’impératifs pédagogiques mais au nom du budget "

Aussi le syndicat des professeurs des écoles (snuipp) informe par une lettre ouverte aux parents des raisons qui les poussent à se mettre en arrêt de travail dès la rentrée scolaire de leurs enfants.

Le SNUIPP-FSU : Votre enfant fait sa rentrée des classes. L'école lui est ouverte pour qu'il apprenne et grandisse. Avec d'autres enfants, c'est là qu'il construit les apprentissages nécessaires à la connaissance du monde qui l'entoure et à la poursuite de sa scolarité. (...) Nous, enseignants, pensons qu'aujourd'hui cet investissement d'avenir qu'est l'école n'est pas traité comme il le mérite. Le gouvernement a décidé que l'argent public devait servir à aider les banques et les contribuables les plus riches. Mais l'école devrait se serrer la ceinture ! Ceux qui rencontrent le plus de difficultés n'auront bientôt plus droit au soutien d'un enseignant spécialisé (RASED), les remplacements ne seront plus systématiquement assurés, les langues peu enseignées faute de moyens et de formation, les enfants de moins de trois ans ne seront plus scolarisés. Et, pour finir, le nombre d'élèves par classe va augmenter ! D'une part, un enseignant sur deux qui part en retraite ne sera pas remplacé. D'autre part, l'âge de la retraite serait repoussé, quand les jeunes, eux, attendront pour trouver un emploi. Nombre d'entre nous devraient enseigner jusqu'à 65 ou 70 ans, ce qui ne garantit pas la meilleure énergie, la meilleure écoute pour les élèves. Pour nous, faire réussir tous les élèves est un engagement quotidien. C'est pourquoi, nous voulons une école ouverte, qui sache s'adapter aux défis du monde, aux connaissances nouvelles et à leur évolution. Nous ne voulons pas une école qui se replie sur elle-même, sur des recettes dépassées et élitistes. Nous alertons l'opinion publique ! Nous refusons l'affaiblissement de l'école : le 7 septembre, quelques jours seulement après la rentrée, les enseignants seront en grève au côté de nombreux salariés des secteurs privé et public afin de manifester pour un projet de financement des retraites équitable, pour d'autres choix en matière d'emploi, pour le développement des services publics, pour l'avenir de nos enfants.

A Mr Chatel, Fillon et Sarkozy d'assumer maintenant, nul doute qu'ils nous diront que nous avons besoin d'explications sur les réformes... Moi j'aimerais bien qu'ils m'expliquent comment se fait-il qu'ils se coupent d'une majorité de la population et de ceux qui préparent l'avenir de nos enfants.

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jeudi 2 septembre 2010

Front national, objectif 2012.

Avec Nicolas, Melcalex, Elmone, et Yann, nous nous interrogions dernièrement sur la crainte d'une montée éventuelle du candidat FN à la prochaine Présidentielle. Le lancement d'une campagne interne qui va durer quatre mois, pour désigner celui ou celle qui remplacera Jean Marie Le Pen à la tête du front national et à la candidature de 2012, me laisse à penser que nous n'avons pas fini d'en parler.

Et c'est bien là le premier problème, parler du FN c'est leur donner une importance qu'ils ne méritent pas. Mais pour ne pas reproduire à gauche l'erreur de 2002, nous ne devons pas ignorer la montée de l'extrême droite en France.

Et ce sont les discours de Nicolas Sarkozy qui sont en premier lieu fautifs de ce point de vue. Le tournant sécuritaire qui divise la majorité UMP, réhabilite pour ceux qui y sont sensibles les idées du FN. Jean-François Copé : "Le FN monte lorsque la droite n'est pas au rendez-vous"

Marine Le Pen, qui est la favorite de ce duel inédit avec Bruno Gollnish, ne s'y trompe pas : "Je pense que l'UMP va imploser et qu'une grande partie des électeurs et même des élus de l'UMP seront amenés à rejoindre le FN, parce que, au fond d'eux, les idées du FN sont les leurs."

Si l'élimination du candidat Jospin en 2002 nous a surpris, un éventuel bon résultat du candidat FN est donc cette fois anticipé. La meilleure façon de le combattre.

[Puisque les billets faisant l'objet de critiques sur le FN sont la cible d'insultes, je modère les commentaires.]

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mercredi 1 septembre 2010

Débandade au sein de l'UMP ?

"Je me sens mal à l'aise quand on associe insécurité et immigration", c'est un jeune UMP qui s'exprimait en ces termes. De la base au plus haut sommet du parti majoritaire, les voix s'élèvent pour dénoncer des politiques trop honteuses pour être défendues.

A la veille du choc sur les retraites, si la majorité n'est pas soudée, si Nicolas Sarkozy ne change pas de cap, si il ne calme pas le jeu politique, la fin d'année va vraiment être très difficile pour lui.

Le pompier Fillon tente désespérément d'éteindre le feu, si les doutes de certains ministres agacent les élus UMP, si on peut penser que le navire gouvernemental prend l'eau de toutes parts, il ne faut pas perdre de vue que le fin stratège Sarkozy spécialiste des contre-feux a encore des cartes à jouer pour poursuivre jusqu'à la prochaine présidentielle.

Pour autant les dissensions sont bien réelles, et c'est pour cela que j'imagine que Fillon sera remplacé par Michèle Alliot Marie en Octobre. Elle permettra de ramener de la sérénité après une rentrée chaotique pour le gouvernement.
Pour l'UMP se sera le moyen de ressouder sa famille politique, s'en suivront des discours d'autosatisfaction et des promesses d'un avenir meilleur.

Si il est facile de paraître, de laisser à penser, il faut encore convaincre. Et là la majorité a tout à refaire.

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