dimanche 31 octobre 2010

Retraites : Deuxième phase de contestation

La mobilisation contre les modifications d'âges de départ à la retraite n'est pas terminée. Les grèves, qui avaient pour but le blocage de l'économie, prennent fin et nous entrons dans une seconde phase de contestation.

Comme pour le CPE, maintenant que la loi est votée, le rapport de force n'est plus de la seule responsabilité du chef de l'état et de son gouvernement, puisque cette nouvelle phase de contestation remet en cause la légitimité de notre "démocratie représentative". L'intox va donc venir aussi des députés de la majorité qui ont voté cette loi. Il faudra s'en souvenir quand il s'agira de les élire à nouveau.

Durant le débat parlementaire, il était question d'influer pour obtenir de nouvelles négociations, aujourd'hui il est question du retrait de la loi.

Alors bien sûr on entend déjà "vous n'aurez qu'à bien voter en 2012", le but étant de mettre fin à la mobilisation sociale qui reste forte quoi qu'on en dise. Plus le temps passe, plus il est urgent pour ce gouvernement de stopper une contestation légitime et populaire qui a encore les moyens de peser.

Pour changer la perception d'un essoufflement du mouvement, véhiculé par les médias, l'action doit, et cela en prend le sens, trouver un second souffle. Se mobiliser pour contester une loi jugée injuste et très inefficace.

Les grèves larvées continuent dans certaines entreprises du privé, 1 heure chaque jour à la SNCF, 1/4 d'heure chez d'autres pour reconduire en AG la participation des salariés à des actions ponctuelles, des moments forts (blocage de ronds points, de péages sur autoroute, de points d'accès stratégiques, etc).

Que peut-on faire contre 70, 200 ou 300 ouvriers quis arrivant en masse sur un rond point, bloquent en barrage filtrant pour tracter et appeler des automobilistes à la mobilisation ce 6 Novembre ? Il faudra plus que de dire la loi est "définitivement" votée.

On dit les salariés peu syndiqués, mais il faut bien prendre en compte la sympathie qu'ont les salariés pour les organisations syndicales. Et ne pas sous estimer la capacité de mobilisation de celles-ci.
Respecter le vote démocratique ? Foutaise, les français n'en ont que faire, ils ont plus le sentiment que, la souveraineté leur appartenant, une loi ne pourrait être appliquée sans l'aval d'une majorité d'entre eux. C'est pour cela que les sondages d'opinion sont encore très favorables au mouvement de contestation, malgré le vote de la loi.

La semaine prochaine est décisive, de nombreuses actions vont avoir lieu localement, organisées syndicalement, ou en intersyndicale et même interpro. La rentrée scolaire a lieu le jeudi 4, les AG d'étudiants et de lycéens vont reprendre. Public-privé, jeunes et moins jeunes sont en contact, les réseaux activés. Le but, populariser toujours plus la mobilisation en vue du 6 Novembre.

Wikio

jeudi 28 octobre 2010

Vite la promulgation ! L'abrogation c'est mieux...

Qu'il en soit ainsi, une fois la loi sur les retraites promulguée, nous pourrons en réclamer l'abrogation. De quoi s'interroger sur les stratégies adoptées.

Du côté du chef de l'état, on peut dire qu'il a plutôt bien manœuvré. Un calendrier de la réforme annoncé en début d'année, une cession extraordinaire de l'assemblée nationale l'été, des procédures accélérées dans les deux instances cadrant le débat parlementaire, tout a été savamment planifié pour que la loi soit promulguée juste avant un remaniement annoncé précocement, qui permettrait de passer à "autre chose".

Du côté des syndicats, les français auront remarqué qu'ils avaient su se mettre en capacité de s'opposer à un projet de réforme jugé injuste par une majorité écrasante de l'opinion publique (71%, aujourd'hui 63 %). Si il y a un reproche à formuler, c'est surement d'être parti légèrement trop tôt dans un mouvement dur de grèves reconductibles.

C'est maintenant qu'il faut que nous soyons forts ! Car ce qui arrive aujourd'hui était attendu, il est normal que des salariés en grève reprennent le travail après avoir sacrifié trois semaines (parfois plus) de leurs salaires pour soutenir le mouvement de contestation.
Mais la forte mobilisation de cette 7ème journée de manifestations en deux mois prouve que malgré le vote du parlement les manifestants souhaitent aller au delà de la promulgation de la loi, et défie donc le chef de l'état, le forçant à prendre ses responsabilités.

N'oublions pas qu'il n'est pas interdit de contester une mauvaise loi, par les voies légales. Le droit de grève en fait partie. L'avantage avec l'abrogation d'une loi votée, c'est que c'est l'ensemble de la loi qui est annulée, nous n'aurons donc pas accepté des négociations à la marge.

Wikio

mercredi 27 octobre 2010

Capitulation de la CFDT

Chez nous, nous les appelons "les autres". Souvent imprévisibles, cherchant toujours à se démarquer de positions communes pourtant recherchées par l'ensemble des organisations syndicales représentatives, la CFDT a une fois de plus imaginé à sa façon une sortie de crise.

Déjà entre les 12 et 16 Octobre, nous avions senti F.Chérèque hésitant, signifiant que ces journées de mobilisation étaient les dernières, puis reconnaissant, obligé et poussé par une mobilisation importante que : "Les salariés nous demandent de continuer et on le fait"

Mais constatant la légitime reprise du travail (après trois semaines de pertes de salaires) dans certains secteurs d'activité, très vite interprétée comme étant un essoufflement de la mobilisation, la tentation fût forte de tirer profit de la situation.
La traditionnelle "politique contractuelle" de la CFDT a fait son œuvre, c'est ainsi que cette organisation syndicale se justifie quand elle est seule à vouloir signer un accord d'entreprise.

Et c'est bien ce qu'elle cherche à faire encore aujourd'hui, puisqu'il n'est pas possible de négocier avec un gouvernement qui "fait la loi", l'idée est de négocier avec ceux qui l'appliquent.

Ce lundi dans l'émission Mots croisés :

F.Chérèque : "... La meilleure chose qu'on a à faire ... / ... c'est qu'on ouvre une négociation entre le patronat et les organisations syndicales sur l'emploi des jeunes, l'emploi des seniors"
Réponse de Mme Parisot : " ce serait une bonne façon de passer à autre chose"

Alors bien sûr l'idée n'est pas idiote, c'est d'ailleurs souvent le cas, dans beaucoup de grandes entreprises il existe déjà des "accords d'entreprise" sur l'emploi des séniors, qui permettent de partir à la retraite avant 60 ans, ou même de changer de poste de travail en fin de carrière, reconnaissant ainsi la pénibilité en fonction de l'âge dans certains métiers, selon certaines conditions de travail (3x7h, heures de nuit dans l'industrie par ex).

Chercher la négociation sur ce type de dossier est naturelle, mais la mettre en avant pour apparaitre comme étant le plus "progressiste", le plus réformiste", est une manipulation qui ne contentera que les observateurs de la vie politique.

Pour les organisations syndicales c'est d'ores et déjà destructeur. L'unité a vécu, il faudra s'en souvenir...

A lire chez Slovar : CFDT : Lacher la proie de la "réforme" pour ... l'ombre de la négociation avec le MEDEF ?

Wikio

lundi 25 octobre 2010

Retraites : Le conflit continue

La petite complainte anti-grève se fait entendre depuis que le projet de loi sur les retraites a été adopté au Sénat. Si Raymond Soubie, conseiller social de Nicolas Sarkozy a indiqué ce dimanche que la loi réformant les retraites devrait être promulguée autour du "15 novembre", la bataille de l'information ou plutôt de la désinformation va faire rage ces trois prochaines semaines.

Et bien sûr on entend souvent dire qu'il faut respecter le travail de nos élus ; que la loi étant votée, il faudrait attendre 2012 et respecter le vote démocratique. Mais c'est oublier qu'il n'est pas interdit dans ce pays de contester une loi par les voies légales, et n'en déplaise à certains, le droit de grève est encore un droit légal, qui permet de contester la mise en application d'une mauvaise loi.

Si on se demande qui sortira gagnant de ce rapport de force entre gouvernement et syndicats, on sait qu'il y a des pertes économiques pour beaucoup de petites entreprises, et déjà on accuse les organisations syndicales.

Mais elles sont pourtant claires ces organisations syndicales ; Bernard Thibault a encore répété hier qu'il n'était pas question de ne pas faire de réforme, mais d'ouvrir de nouvelles négociations pour que les mouvements de grèves soient de suite, sur le champ, arrêtés.

Il suffirait que Nicolas Sarkozy accepte l'idée d'une grande réforme sur les retraites, d'un débat, comme il l'a souhaité par exemple sur l'identité nationale, pour désamorcer ce conflit.

Sur le blog Ruminances, on se demande aujourd'hui si il n'est pas l'heure du leurre : c'est tout le problème avec Nicolas Sarkozy, qui est continuellement dans la manipulation, dans l'entourloupe. De nombreux contre-feux seront allumés ces prochains jours, comme cette indécente augmentation des tarifs EDF par exemple.
Aujourd'hui il sera bien normal de rendre hommage à George Frêche, mais déjà les polémiques courent, résumées par le titre de Libération "Frêche exclu pour toujours". Demain la zizanie entre Fillon et Borloo fera les titres.

Et après demain, à la veille de la grande journée de grève, il sera toujours temps de se demander pourquoi ces irréductibles résistent encore.

On nous explique que le pays ne peut être pris en otage, que l'économie ne devrait pas être bloquée, mais se pose t-on les bonnes questions ? N'est ce pas le chef de l'état le premier responsable ? N'y a t-il pas aussi des profits engendrés sur le dos des salariés grévistes ?

Prenons l'exemple de Total, voilà une entreprise qui profite directement de la crise : les prix à la pompe ont augmenté de 15 à 30%, mais surtout elle engendre des gains du fait de l'écoulement de ses stocks, et les coûts d'exploitation de ses six raffineries sont des "super-économies", et elle ne paye plus les salaires des employés en grève.

Nicolas Sarkozy et Total se moquent bien des petits exploitants. Non, ce sont les organisations syndicales et certains partis politiques qui réalisent des collectes d'argent pour celles et ceux qui sont touchés par cette grève.

Le carburant est devenu le trésor de guerre, celui qui permet au gouvernement comme aux salariés grévistes de montrer que l'on maitrise le rapport de force.

Mais si le chef de l'état joue des coups médiatiques pour vider quelques cuves, alors que 100% des raffineries restent en grève, il se trompe de stratégie car il ne peut rien face à un réseau de salariés grévistes, présents sur l'ensemble du territoire, et qui multiplient les actions. Il suffit de lire la presse locale pour s'en rendre compte.

Wikio

vendredi 22 octobre 2010

Honteuses atteintes au droit de grève !

Nous vivons un moment historique dans les atteintes au droit de grève. Entraves par des réquisitions supposées illégales, répression policière, tabassage de grévistes à coups de pieds, démantèlement de piquets de grève sont les dernières forfaitures d'un gouvernement qui ne respecte plus un droit reconnu et garanti par la constitution.

Lorsqu'un salarié est en grève, son contrat de travail est suspendu. Son employeur n'a plus de droit de subordination et ne peut plus exercer d'autorité sur son personnel en grève. Il ne peut donc le "réquisitionner" qu'en cas de "force majeure".

La sécurité, l'ordre, la salubrité sont les principales raisons reconnues par une loi de 2003 impulsée par Nicolas Sarkozy pour invoquer un cas de sécurité publique qui réduirait la portée du droit de grève.

L 'article L. 2215-1 4° du Code général des collectivités locales est invoqué. Il stipule qu'"en cas d'urgence, lorsque l'atteinte constatée ou prévisible au bon ordre, à la salubrité, à la tranquillité et à la sécurité publique l'exige et que les moyens dont dispose le préfet ne permettent plus de poursuivre les objectifs pour lesquels il détient des pouvoirs de police, celui-ci peut, par arrêt motivé (…) réquisitionner tout bien ou service, requérir toute personne nécessaire (…) jusqu'à ce que l'atteinte à l'ordre public ait pris fin ou que les conditions de son maintien soient assurées". Cette disposition légale est extraite de la loi sur la sécurité intérieure du 18 mars 2003 que Nicolas Sarkozy a fait voter par le Parlement en sa qualité, à l'époque, de ministre de l'intérieur.

Pour les raffineries et dépôts pétroliers bloqués, les cas de force majeure se traduisent par des réquisitions de personnels pour alimenter en carburant des stations service.
Les personnels ont pourtant répondu positivement aux impératifs d'approvisionnements prioritaires (médecin, pompier, etc...)

L'approvisionnement en carburant ne cadre pas avec les critères de cette loi, la nécessité d'alimenter les particuliers en fioul domestique est avancée mais sans démonstration d'un enjeu de salubrité ou de santé publique.

Rien ne justifie donc le démantèlement des piquets de grève !

C'est une grave atteinte au droit de grève.

Imaginer que le mouvement sera ainsi stoppé est une grave erreur. Le volet judiciaire permettra de dénouer le vrai du faux. La Réquisition par arrêté préfectoral peut-elle supplanter le droit de grève, la justice le dira.

Wikio

mercredi 20 octobre 2010

De plus en plus mobilisés localement Vs Déblocage Présidentiel

Il ne suffit pas que le chef de l'état décide du déblocage des dépôts de carburant pour que sa volonté se traduise dans les faits. Ce ne sont pas des décisions de répression anti-grève prises à Paris qui permettront aux français de remplir leurs réservoirs.

Les français souhaitent que Nicolas Sarkozy fasse une pause dans les réformes. Pour celle des retraites, ils sont 62 % à le penser, 80% des personnes interrogées se disent ainsi favorables à une reprise des négociations avec les syndicats, quand 61% souhaitent une modification partielle du projet, 60% une modification profonde, 43% un retrait complet, et 36% une suspension du projet. Répondre à la volonté des Français, voilà ce qui permettra de débloquer la situation.

La continuité et l'action des organisations syndicales est donc légitimée par la mobilisation et approuvée par les Français.

L'action continue :

La CGT appelle les organisations syndicales de chaque entreprise où elle est représentée à réunir ses adhérents en assemblée générale. Elles décident toutes quasi-unanimement leur pleine participation à toutes les actions menées localement.

Après la forte mobilisation des différentes journées d'action et notamment celle du 19 octobre, les salariés confirment qu'ils ne veulent pas de cette réforme injuste des retraites.

C'est pour cela que l'intersyndicale de chaque département (CGT, CFDT, CFE-CGC, FO, UNSA...) appelle les salariés à se mobiliser à nouveau !

De nombreux secteurs d'activité (SNCF, EDF-GDF, Impôts, Territoriaux, Poste et Télécommunications, Éducation, Industrie, Commerces...) sont à nouveau dans l'action.

Nous devons continuer ! Nous devons Gagner !

C'est pourquoi nous appelons tous les salariés à participer aux initiatives interprofessionnelles sur les lieux de production du patronat. Des rendez-vous sont pris pour bloquer les points d'accès stratégiques aux ports, sur les autoroutes, dans beaucoup de zones industrielles.

Des initiatives ici déjà réussies :

http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2010/10/20/article_des-blocages-routiers-tres-cibles.shtml

http://arras.lavenirdelartois.fr/actualite/Pays_d_Artois/CC_Val_de_Gy/2010/10/20/article_lyceens_et_routiers_rejoignent_la_contes.shtml

http://ouest.france3.fr/info/bretagne/des-blocages-un-peu-partout-en-bretagne-65477012.html

http://www.sudouest.fr/2010/10/20/des-blocages-persistants-a-cognac-et-angouleme-216411-882.php

etc, etc...

Il n'y a pas que les dépôts de carburant à bloquer, les barrages filtrant laissant la possibilité aux salariés qui le souhaitent de se rendre sur leurs lieux de travail.

Ce ne sont pas les décisions anti-grève décidées par un seul homme à Paris qui auront raison de la détermination des salariés bien décidés à remporter cette victoire et qui se mobilisent donc toujours plus localement.

Nous devons continuer ! Pour le droit de grève. Nous devons Gagner ! Pour le droit à la retraite à 60 ans.

Wikio

lundi 18 octobre 2010

Grève générale jusqu'au retrait total !

La France puise dans ses stocks pétroliers industriels, le gouvernement prône la fermeté face à un regain de tension, de nombreux incidents éclatent autour des lycées bloqués, des actions "coups de poings" des routiers dans quinze régions se multiplient, l'opposition ne lâche pas prise le vote au Sénat pourrait être retardé, l'essoufflement escompté par Nicolas Sarkozy est au contraire une généralisation de la mobilisation.

Peut-il tenir longtemps comme cela ? Il est le seul responsable de cette chienlit. Laisser croire que le gouvernement maitrise la situation est un déni, une mascarade éhontée.
Prétendre comme l'a fait Mr Fillon hier, lors du JT de TF1, un dimanche soir de grande audience que l'État peut s'opposer au blocage de l'économie, qu'il peut réquisitionner des personnels grévistes, débloquer des piquets de grève est une supercherie. C'est mal connaitre la capacité de mobilisation des salariés.

Participant à des AG (assemblée générale) les personnels du privé dont on ne parle que très peu, font preuve d'imagination pour réinventer le rapport de force. Des personnels d'Alstom ont bloqué la circulation à Valenciennes, le site de PSA à Mulhouse était bloqué cette après-midi, un tas de petites boites ont lancé leurs appels à a grève reconductible, le mouvement se généralise.

Nous n'en sommes plus aux manifestations bourgeoises bien encadrées et qui ne dérangent finalement pas un gouvernement sourd. En choisissant de radicaliser son action, en envoyant les CRS, en ayant recours à la force publique, le chef de l'état essaye de répondre avec les seuls outils qu'ils possèdent quand il ne peut plus convaincre ceux qui l'ont élu.

La situation vire à l'insurrection, des situations dangereuses sont vécues par des jeunes manifestants, mais aussi des salariés largement échaudés qui pourraient perdre toute raison. Il devient urgent que le chef de l'état, garant de l'ordre, prenne toutes ses responsabilités. Un gel de la réforme est possible pour une concertation avec les syndicats devenue maintenant inéluctable.

Wikio

mercredi 13 octobre 2010

Retraites : Et maintenant ? Tenir bon !

L'appel à la blogosphère prend maintenant tout son sens. Alors que chacun est attentif à la reconduction du mouvement dans le secteur voisin à son activité, les médias dominants focalisant surtout sur les transports, c'est maintenant qu'il faut tenir bon, relayer un appel fort à la mobilisation.

Selon la presse le climat est explosif. Si il est encore tôt pour parler de paralysie du pays, les signaux envoyés par les manifestants et les grévistes sont importants.
Forte mobilisation dans les cortèges ce mardi avec 3.5 millions de manifestants. Nous devons être aussi nombreux ce samedi 16 Octobre.
Les ports sont bloqués, les six raffineries Total sont à l'arrêt, la pénurie est "bien à l'ordre du jour"
Des jeunes hissant des barricades bloquent l'entrée des lycées dans un blocus généralisé.

Il faut donc maintenant soutenir ces populations en première ligne de la contestation qui représente l'intérêt collectif. Nous pouvons gagner, et sauver le droit à la retraite à 60 ans.

Si l'influence de nos écrits a bien des limites, j'invite encore celles et ceux qui même si ils se sont déjà exprimés sur le sujet, à intensifier leurs publications pour que le soutien soit Total.

Merci à :

[CAC 69] Retraites : Appel à la blogosphère politique
[Le Solitaire de la Lune] Retraite: Oui il faut s'aligner sur les autres systèmes européens!
[Partageons mon avis] Otages, O Désespoir !
[Mon Mulhouse] Grève : La france prise en otage ... salaud de gaucho's !
[Mon Mulhouse les Photos-Montages] Les avantages acquis du Medef ? C'est 173 milliards !
[LES JOURS ET L'ENNUI DE SEB MUSSET] La révolution et les banques ?
[Lyonnitude(s)] Manifestation du 12 octobre à Lyon : horaires, parcours et suites
[Chez Homer] Moi aussi, j'parle des retraites !
[Mon avis t'intéresse] la blogosphère soutient les mobilisations contre la réforme des retraites
[des pas perdus] Retraites : la blogosphère se mobilise !
[les Cénobites tranquilles] LA JEUNE GARDE...
[A perdre la raison] Réforme des retraites : La grève est-elle vraiment utile ?
[Les divagations NRV de cui cui fit l'oiseau.] Crevez donc d'épuisement tout en restant en bonne santé, bande de caves !
[Unhuman] Des manifestations sans conséquence par Cantona
[Chez El Camino] Oust la réforme!
[Bah !] Une idée vieille comme la banque
[Le grumeau] Tenir bon.
[Partageons mon avis] Les retraites, échouées sur la grève
[Le coucou de Claviers] Sarkozy fait mystique
[Sarkofrance] 179ème semaine de Sarkofrance : Sarkozy, président menteur ou président des riches
[Je n'ai rien à dire ! et alors ??] Du traitement social et législatif de la réforme des retraites par l'Elysée
[Ruminances] Ruminances soutient l’appel à la blogosphère politique
[Le Solitaire de la Lune] Appel à la Blogosphère politique : faire des actions contre la réforme des retraites des succès

Wikio

mardi 12 octobre 2010

A Bayonne et partout en France la mobilisation est massive

A Bayonne, la mobilisation augmente, les cortèges étaient plus fournis, étoffés, structurés. La participation des lycéens et étudiants donne une touche plus "animée". Des accessoires, des banderoles plus colorées, des chants et des slogans montrent que la population s'installe dans un conflit où l'on prend certaines habitudes, on prend ses marques, on prend plaisir à manifester. Voyez le sourire de ces dames...

La réforme, faite pour les jeunes, les a pourtant massivement mobilisés contre elle.

La barre des 16 000 manifestants est donc largement passée à Bayonne, qui ne désarme pas.Wikio

"Des dérives dans la radicalisation"

Alors que le bras de fer continue ce mardi contre la réforme des retraites, la course à l'intox poursuit son chemin. Hier il était urgent de voter au Sénat les dernières mesures d'âge sur le report à 67 ans pour une pension sans décote, aujourd'hui l'essoufflement du mouvement sera le discours des membres de l'exécutif. La communication du gouvernement est ici un jeu de posture pour passer en force une importante réforme de régression sociale.

Les sarkozistes de tout poil ont lancé une grande offensive de manipulation de l'opinion publique depuis quelques jours. Le but, culpabiliser des grévistes irresponsables, les jeunes manifestants, une population qui aurait la tradition de la grève.

"Il sait que tout peut péter" - Nicolas Sarkozy qui suit de près l'avancement de la mobilisation ne serait pas aussi serein qu'il n'y parait.

Les raisons de cette inquiétude présidentielle sont légitimes. Parce que nous sommes dans les postures, dans l'incantation, dans la confrontation, nous atteignons des sommets de bêtises quand la radicalisation du conflit se fait jour.

Hier, un collectif de patrons marseillais a appelé à déloger de force les grévistes du port de Fos-sur-mer.
L'atteinte au droit de grève serait déjà suffisante, mais elle ne s'arrête pas là. En prétendant que ces salariés sont des nantis gagnant plus de 4000 euros brut pour 18 heures de travail hebdomadaires, on constate au combien le MEDEF, absent jusque là, manœuvre pour jeter le discrédit.
Après enquête il apparait qu'un de ces salariés avec 10 ans d'expérience ne gagne que 2000 euros net, qu'il travaille en 3x8 pour 151 heures dans le mois. Que ses conditions de travail sont difficiles.

Et là on espère que ces salariés sauront garder leur calme, qu'ils ne répondront pas à l'affront.

Si les organisations syndicales nationales auront été très responsables, en appelant raisonnablement à de simples journées de grève, avec des samedis de manifestation, les grèves reconductibles ne s'imposant que par la base aux confédérations, l'emprise de celles-ci sur des salariés mécontents est très limitée.

La détermination à réformer n'excuse pas tout, le chef de l'état doit prendre acte d'un rendez-vous loupé avec les Français.

En choisissant le pourrissement de la situation, il se rend coupable des dérives qui pourraient arriver ces prochains jours.

De cela Nicolas Sarkozy est responsable.

Wikio

vendredi 8 octobre 2010

Retraites : Appel à la blogosphère politique

Pour soutenir les journées de grèves, de manifestations du 12 et 16 Octobre et les grèves reconductibles.

Les jeunes, lycéens et étudiants manifestent partout en France. Pour les salariés, la mobilisation s'élargit en grève reconductible aux secteurs des transports, SNCF, RATP, Routiers, Dockers et personnels portuaires, aux secteurs de l'énergie 140 entreprises dont EDF-GDF, aux personnels des secteurs de la pétrochimie, des raffineries TOTAL, secteurs de la métallurgie, de plus en plus de secteurs publics, de l'industrie, de La Poste et France Telecom, d'Air France, des magistrats et personnels de justice, la liste s'allonge de jours en jours.

Messieurs, Dames de la blogosphère, il est temps de sortir l'arsenal numérique, le billet qui fait mouche, ceci est un appel au militant de l'internet qui sommeille en vous.

Ne sentez vous pas qu'il se passe quelques chose ?

Ce gouvernement va se rendre compte qu'il ne faut pas sous estimer l'indignation qu'il provoque.
L'arrogance de Nicolas Sarkozy, le fait qu'il tourne le dos aux français, provoque les organisations syndicales pourtant très responsables jusque là.

Et ce ne sont pas les quelques amendements attendus de l'Élysée, du Sénat ou de Mr Woerth qui changent la donne.

C'est la base qui impose à ses confédérations des grèves reconductibles qu'aucun ne prévoyait se généraliser à ce point ; nous ne pouvons rester à l'écart de ce mouvement.

Nous devons relayer et soutenir toutes les initiatives qui vont permettre de sauvegarder le droit à la retraite à 60 ans.

Pour y arriver, il faut augmenter le rapport de force.

Les grèves reconductibles vont provoquer des AG (assemblée générale) quasiment tous les jours, et c'est pour cela qu'il faut que ces salariés n'aient pas le sentiment d'être abandonnés après la journée du 12. Il faut soutenir toutes les actions qui vont permettre in fine le recul du gouvernement.

Nous pouvons nous aussi contribuer à l'élargissement de la mobilisation.

Merci par avance de relayer un appel fort à la mobilisation à :


Cestjustehistoirededire


Alluvions-mc
des pas perdus

Ruminances

De tout et de rien, surtout de rien d'ailleurs

Unhuman

La Maison du Faucon

Mon Mulhouse

Le coucou de Claviers

Peuples.net

Hashtable

Avec nos gueules...

Partageons mon avis

Les privilégiés parlent aux Français...

Partageons l'addiction

Unique et commun à la fois

Carnet de notes de Yann Savidan

Internet Chine

Comité de Sévice Public

Le blog de Hypos

Trublyonne voit la vie en rouge

Chez Homer

LES JOURS ET L'ENNUI DE SEB MUSSET

Reversus

Les Peuples du Soleil

le blog de polluxe

Gularu #Blog

Mon Mulhouse le blog 100 % BIO

Nouvel Hermes

Pur Délire

buzzz marketing

Anti-Sarkomania

Pierre Braun

http://www.penseesderonde.fr/

Merci à Juan de SARKOFRANCE, à Des Pas Perdus et Nicolas pour ces listes.

Wikio

mercredi 6 octobre 2010

Écoutez le peuple !

La réforme des retraites montre une nouvelle fois, que tous les pouvoirs sont concentrés en un seul homme, Nicolas Sarkozy.
Sur ce dossier, le ministre en charge de la réforme n'est plus que son porte parole.

L'assemblée nationale a une large majorité. Le Sénat n'a aucun pouvoir.

Voyez l'illustration ci-contre, nos sénateurs n'ont plus que pour seul moyen d'action la "manifestation" que de brandir une banderole dans un sénat qui n'a aucun moyen de peser.

Il ne peut que proposer des amendements que l'assemblée nationale acceptera ou pas. Et c'est bien là le problème, il n'y a aucun contre pouvoir en France.

La réforme du quinquennat, qui a réduit le mandat du Président de la République de 7 à 5 ans, donne logiquement les "pleins pouvoirs" à un seul homme, puisque celui-ci constitue son gouvernement avec une majorité absolue au Parlement dans des législatives qui ne servent qu'à confirmer la victoire d'un camp politique. Dès lors le Parlement est déséquilibré, il n'y a plus d'opposition, plus de débat possible.

L'assemblée nationale n'est plus qu'une chambre d'enregistrement de la politique d'un seul homme. La légitimité du vote à l'élection Présidentielle accordant le "pouvoir de réforme" est à remettre sérieusement en cause.

Il faudra bien revoir cela pour éviter que notre République ne ressemble trop à une dictature comme c'est le cas aujourd'hui.

Au moment où l'on s'interroge sur le renouvellement du premier ministre, qui ne changera rien à la volonté de Nicolas Sarkozy de tout décider, rappelons quelques définitions :

Un régime démocratique, où le peuple est souverain et détient le pouvoir collectivement, est à opposer à un régime monarchique

La dictature désigne un régime politique dans lequel une personne ou un groupe de personnes exercent tous les pouvoirs de façon absolue, sans qu'aucune loi ou institution ne les limite. Le régime politique en France actuellement.
Wikio

lundi 4 octobre 2010

Nous sommes tous Marseillais !

Alors que les organisations syndicales se réunissent ce soir à Paris pour décider de la suite à donner au mouvement sur les retraites, en perspective de la journée du 12 Octobre, la question de durcir le mouvement se pose.

A Marseille ça pousse ! Voilà un peuple fier qui donne l'exemple. C'est la base qui souhaite imposer à ses confédérations une grève générale reconductible.

Depuis plus de dix jours ce sont les personnels des cantines qui sont en grève reconductible, des arrêts de travail sont de plus en plus nombreux à la RTM, les bus Marseillais. Les agents des impôts et les employés du Conseil général ont commencé aujourd'hui leur grève reconductible.

On sait depuis Vendredi, que les dockers de Fos sur mer ont bloqué les ports. Si les terminaux ont repris un semblant d'activité aujourd'hui, l'activité pétroliére reste en grève. Déjà les premiers scénarios de pénurie d'essence s'échafaudent, obligeant l'état à prendre des décrets pour faire rouler les camions le dimanche.

Les enseignants, les salariés du privé souhaitent organiser des grèves tournantes.

La CGT cheminots veut des grèves reconductibles.

Voilà donc un mouvement qui se durcit par la base. Les organisations syndicales l'auront bien compris. La pression monte doucement mais surement sur le gouvernement.

Wikio

samedi 2 octobre 2010

Une semaine de merde, un Samedi réussi !

Il y a des semaines où rien ne va pour le mieux, loi nauséabonde sur l'immigration, plan d'économie sur le dos des malades, sur fond de manipulation d'opinion publique pour casser un mouvement de contestation sur les retraites qui prend forme.

La stratégie des syndicats n'est pas toujours comprise, et les critiques sont bien légitimes quand on se souvient de la tournure des évènements en 2003 lors de la réforme Fillon.

Mais à chaque mouvement, le contexte a son importance, le rapport de force est différent. Si la CFDT s'est rendue coupable en 2003 d'accepter l'allongement de la durée de cotisation, elle reste inflexible sur les mesures d'âge aujourd'hui.
F.Chérèque a proposé cette semaine que le projet soit appliqué sans les mesures d'âge justement, au moins jusqu'en 2015, pour que le débat puisse suivre son cours. Aucune chance qu'il soit entendu, N.Sarkozy joue avec cette réforme un tournant décisif dans la fin de son mandat. La position de F.Chérèque permettrait pourtant à Sarkozy de sortir la tête haute. Ne pas y répondre, c'est jouer le pourrissement, c'est en fait le gouvernement qui fait blocage, pas les syndicats.

FO demande toujours le retrait du projet. La CGT, FO, l'ensemble de la plateforme unitaire des huit syndicats représentatifs demandent toujours une autre réforme.

Le blocage du gouvernement montre sa volonté idéologique de revenir symboliquement sur l'acquis social de gauche qu'est le droit à la retraite à 60 ans. C'est juste une histoire de principe puisque la réforme est inefficace en terme de financement.

Pour beaucoup, appeler à manifester le samedi était une erreur. Ils avaient tord. La première mobilisation de ce mois d'octobre est une réussite. Le pari des syndicats que de faire participer toujours plus de familles, d'étudiants, mais surtout de salariés ne pouvant se mettre en arrêt de travail est un franc succès. Le mouvement s'est élargi à un nouveau public.

Ce Samedi 2 octobre fût donc une journée de manifestations réussie. Les déclarations des leaders syndicaux

[A savoir qu'en parallèle se déroule un mouvement de grève reconductible dans le bassin pétrolier de Fos sur Mer. Contre la réforme portuaire et celle des retraites selon la CGT et les autorités portuaires.

Selon un communiqué du GPMM, 38 navires étaient en attente samedi dans la rade, contre 39 vendredi, soit "trois chimiquiers, neuf gaziers, 11 pétroliers de brut et 13 pétroliers de raffinés, deux péniches". Aucune activité non plus pour les terminaux marchandises, une dizaine de bateaux étant en attente.

Ce mouvement affecte notamment l'approvisionnement en gasoil de la Corse, où la quasi-totalité des stations-service d'Ajaccio et de Bastia étaient en rupture de stock vendredi soir.]

Voilà, un point de départ de blocage important.

Si La Poste bloque le courrier, les colis, la messagerie d'entreprise.

Si les raffineries bloquent l'approvisionnement des pompes à essence.

Si les transports bloquent, les services publics, etc, alors tout est possible !

Le débat sur les grèves reconductibles continue doucement mais surement en amont d'une nouvelle journée massive de manifestation ce 12 Octobre. C'est aux salariés de s'emparer de ce moyen d'action.

Nous avons encore le temps, la capacité de mobilisation et l'énergie pour sauvegarder la retraite à 60 ans.

Wikio