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Articles

Affichage des articles du novembre, 2010

Banque alimentaire : deux jours pour donner

A partir de demain, chacun d'entre nous peut en allant faire ses courses contribuer à aider les plus précaires d'entre nous.

Quelques lignes de plus sur le ticket de caisse permettront à la banque alimentaire de votre région de refaire ses stocks. Comme chaque année, nous croisons dans nos hypermarchés, supermarchés, là où le flux des consommateurs que nous sommes est le plus important, nous croisons des bénévoles qui font appel aux dons, à la solidarité.

Notre geste est simple, votre action se résume à donner 1 litre de lait, 1kg de sucre, de farine, 1 boite de couscous royal, l'un ou l'autre ou tout à la fois. Chacun contribue à la mesure de ses moyens.

Simplement, ne pas oublier que le plus important est de stocker un maximum de denrées, préférer les conserves de légumes, les plats cuisinés, l'huile, les pâtes, les petits pots pour bébés, le sucre, le riz, les fruits en conserve et le café.

Ces deux jours sont très importants, ils représentent 60% de la distributio…

PS : des primaires improvisées ?

De nombreuses voix s'élèvent pour que le candidat socialiste soit connu le plus tôt possible ; militants, observateursde laviepolitique et citoyens sentent bien que le PS a encore et toujours un problème de leadership.
Si un sondage TNS-sofres à paraitre jeudi dans le nouvel Obs prétend que si l'élection présidentielle avait lieu aujourd'hui, Nicolas Sarkozy serait battu par au moins quatre candidats socialistes [Sarkozy battu par DSK (62-38), Aubry (55-45), Hollande (55-45), Royal (52-48)] qu'en sera t-il dans 530 jours ? Cette fragile légitimitée peut-elle passer l'épreuve du temps ? Pour battre N.Sarkozy, qui d'entre eux serait le plus qualifié pour passer le premier tour ? Quel candidat, pour quel programme ?

Le calendrier précis des primaires socialistes sera définitivement connu en janvier 2011, mais une première réunion du CNOP (commission nationale d'organisation des primaires) a eu lieu, et déjà on parle de reporter le délai maximum du dépôt de candi…

L'heure n'est pas à la résignation

Après plusieurs semaines de mobilisation et malgré les nombreuses tentatives de manipulation de l'opinion publique pour entériner l'idée que "la page retraite" est tournée, les organisations syndicales restent dans l'action.

Nous continuerons d'agir pour la réduction des inégalités, une véritable reconnaissance de la pénibilité et d'autres alternatives au financement du système de retraite par répartition, mais pas seulement. Si nous faisons bien le constat, que le dialogue social n'a pas été respecté avec ce gouvernement, l'action des syndicats ne s'arrête pas à quelques journées de grèves nationales dans l'année. Il y a par exemple les négociations annuelles obligatoires sur les salaires qui débutent généralement pour certaines entreprises en cette période de fin d'année.

Des accords d'entreprises sont signés ou réaménagés en fonction de l'évolution de la loi sur les retraites, la pénibilité des postes est suivie en CHSCT (comi…

Sont-ils intouchables ?

Les affaires politico-judiciaires sont rebondissantes. Plus la trame des enquêtes et des révélations se déroule, plus on se rend compte que ce sont souvent les mêmes personnes qui y sont citées, sans jamais être vraiment inquiétées. Et si il y a bien des faits, des délits, des victimes, les acteurs dans ces affaires jouent suffisamment bien leur rôle de soutien, de couverture, pour que la justice ne passe pas ou si peu.

J'avais été étonné d'apprendre la nomination d'Alain Juppé au poste de ministre de la défense. Depuis l'accord de coopération militaire avec les britanniques, il est quand même gênant que ce soit les journalistes anglais qui nous rappellent que le gouvernement français compte désormais parmi les siens un personnage condamné en 2004 à 18 mois de prison avec sursis et à 1 an d'inéligibilité pour financement illégal d'un parti-faits de prise illégale d'intérêts-emplois fictifs. Il était au moment des faits trésorier du RPR.
Il est tout de même …

1 Français sur 5 en conditions de vie difficile

Lundi, nous prenions connaissance d'un rapport sur la précarité et les droits des enfants, aujourd'hui l'INSEE communique sur la mise en place d'un nouvel indicateur "la pauvreté en condition de vie".

Cet indicateur va plus loin. Il détermine quelles sont les populations qui sur un laps de temps donné peuvent subir des difficultés même temporaire.

Une étude a donc eu lieu entre 2004 et 2007 et il apparait que 22% de la population adulte a connu au moins une année de "pauvreté en condition de vie". Près de 14 millions de Français !
Cette situation est déterminée par des manques tels que des contraintes budgétaires, découverts bancaires, retard de paiement du loyer, des factures, des restrictions alimentaires, des difficultés de logement.

Comme je le répète souvent "il y a un sérieux problème de salaires en France" le smic est trop proche du seuil de pauvreté, et de plus en plus de gens vivent avec ce minima ou à peine plus.
La précarité augmente…

Ne laissons plus Sarkozy dire n'importe quoi

Je n'ai pas suivi l'appel au boycott de l'interventiontélévisée de Nicolas Sarkozy. Si il est pénible voire consternant de l'écouter, je pensais bien et c'est ce qui m'intéresse d'observer, qu'il pouvait rater cette exercice de communication. Et ce fût le cas.

Il n'était pas intervenu depuis l'annonce du remaniement gouvernemental, il ne s'était pas adressé aux français alors même que des millions d'entre eux s'adressaient à lui dans les manifestations sur les retraites. L'affaire Woerth, la stigmatisation des Roms, tant de questions avaient aiguisé l'appétit des journalistes depuis cet été, Nicolas Sarkozy est apparu sur la défensive.

Le choix du premier ministre : "Je laisse les commentateurs commenter" voilà une phrase destinée à nous renvoyer dans nos cordes, un échappatoire, un désaveu quand il s'agit de cacher son manque d'argument, lorsque qu'il ne veut pas répondre à une question. Difficile de just…

Sarkozy voulait réduire d'un tiers la pauvreté avant 2012

Une fois terminées les passations de pouvoir entre ministres entrants et sortants, des occasions à de nombreuses félicitations, d'auto-satisfaction et vœux de réussite, il sera peut être temps que ces Messieurs Dames du pouvoir exécutif prennent pleinement leur responsabilité.
Car la réalité les rattrape, parce que la précarité augmente, parce qu'il est honteux qu'un pays produisant autant de richesses produise autant de pauvres, ce gouvernement doit (enfin) se mettre au travail.

Huit millions de Français ont moins de 950 euros/mois pour vivre, sous le seuil de pauvreté, et dépendent de cette situation deux millions d'enfants. Ce seuil de pauvreté défini par l'INSEE est d'ailleurs étonnamment proche du salaire minimum interprofessionnel de croissance SMIC (1050 € nets) censé faire vivre dignement une très grande proportion, toujours plus importante, de salariés rémunérés à des salaires proche de ce minima.

C'est Dominique Versini, défenseur des enfants qui a …

Fillon s'impose à un Sarkozy fragilisé, et ils humilient les centristes

Je ne vais pas m'étaler sur le sujet, le remaniement gouvernemental ne change rien au quotidien des français, tel ou tel ministre nommé n'aura de coudées franches que si Nicolas Sarkozy le lui permet.
L'enseignement que l'on peut tirer de cette nouvelle séquence du quinquennat de l'actuel chef de l'état est qu'il est suffisamment fragilisé politiquement pour que le premier ministre s'impose dans cette réorganisation ministérielle. Suffisamment fragilisé pour que Copé réussisse son OPA sur le parti présidentiel UMP. Suffisament fragilisé pour que six mois ne suffisent pas à faire les bons choix dans ce remaniement.

Il y avait deux stratégies, deux postures politiques. Soit N.S nommait J.L.Borloo, un centriste, au poste de premier ministre et permettait ainsi une ouverture stratégique pour 2012, qui d'après moi aurait été plus payante que le choix effectué. Soit le chef de l'état jouait la continuité de l'action en reconduisant un premier minist…

Pauvre libéral va..

On me demande ce que je pense des libéraux et du libéralisme. Mathieu fait bien de rappeler que les libéraux ne sont pas que de droite. Ça me rappelle évidemment Delanoé qui se disait libéral et socialiste, et qui n'a jamais su réellement s'en expliquer. De l'idée philosophique du libéralisme, on retient surtout le libéralisme économique propre aux libéraux de droite que je vais donc évoquer ici.

Nous vivons dans un monde où les échanges se sont libéralisés. C'est à la fois la cause et la conséquence des dérives du capitalisme sauvage dont je dénonce les méfaits parfois sur ce blog.
Mais l'idée même n'est plus vraiment en vogue. Depuis la grande crise de 2008, non seulement l'absence de régulation du système à montré que la "grande banqueroute" pouvait se produire, mais en plus il a fallu que les états soutiennent et sauvent des établissements bancaires. Un comble pour celui qui dénonce l'intervention de l'état. Depuis le libéral économiste …

Consommateur, consomme et tais toi !

Baisser les prix pour le bien du consommateur est souvent l'argument qui prime lorsqu'il s'agit de justifier des politiques, qui, s'y on si arrête une minute, sont souvent néfastes pour les mêmes consommateurs.

Prenons la mesure de la prime à la casse, voilà une disposition qui a eu pour but de relancer le marché automobile, sous couvert d'un renouvellement du parc auto, supposé vieillissant. Nous avons délibérément déséquilibré le marché de l'occasion.
En permettant aux moins précaires d'entre nous de mettre à la casse des véhicules qui auraient pu être revendus sur le marché de l'occasion, un fossé s'est creusé entre ceux qui roulent aujourd'hui dans des voitures de moins de trois ans et ceux qui n'ont pu renouveler leur auto. Ceux là ont aujourd'hui plus de mal à trouver de bonnes voitures de cinq à dix ans d'âge. Il faut maintenant avoir un certain budget pour acheter une première voiture, fini le temps des voitures à - de 2000 eu…

Qu'attendre de la gauche ?

S'il n'y avait pas eu le 21 avril 2002, si les dissensions au sein de la gauche n'étaient pas devenues aussi importantes depuis quelques années, nous pourrions nous dire qu'il y a bien sûr ce scrutin uninominal direct qui devrait faire de la Présidentielle un traditionnel affrontement électoral, gauche-droite. Mais l'incertitude qui plane sur le résultat du premier tour doit obliger la gauche à proposer et convaincre que l'alternance est possible.

Se poser la question est déjà un problème en soit. C'est reconnaitre implicitement que nous ne sommes pas convaincus. Faute de leadership qui s'impose, les idées innovantes se font attendre. N'y a-t-il pas eu depuis 2007 matière à cliver avec la droite ? La crise financière, qui a abouti à une crise économique et budgétaire pour l'état, aurait dû permettre aux forces de gauche de proposer des politiques alternatives en rupture avec les choix faits par N.Sarkozy. Que pouvons nous attendre de la gauche a…

J'active le suivi des billets

Un court billet pour vous signifier que je prends quelques jours de repos et sans écrire une ligne ici. Mais comme je le fais déjà depuis quelques temps, j'active le suivi des billets qui me paraissent les plus intéressants dans mon google reader, histoire de me tenir au courant (autrement) et de vous faire une petite revue de blogs dès le week-end prochain.

Cela pourrait débuter ainsi :

Commencer par signifier comme cela à déjà était fait ici, ici et , la parution du nouveau livre de notre incontournable Seb Musset.

Ceci étant fait, ce qui marque selon moi l'actualité sociale des derniers jours, c'est la continuité de l'action d'une majorité (les plus importantes) d'organisations syndicales dans l'opposition à la réforme des retraites. Le chef de l'état va trainer ce boulet de contestation et de revendication jusqu'au début de la campagne Présidentielle. Nous saurons lui rappeler à l'heure de son bilan.
Et il y a ce très bon billet "Y at-il …

Retraites prises en otage

«Je n'ai pas voulu céder»«Nous ne pouvons pas laisser nos ports paralysés parce qu'une infime minorité ne comprend pas que les ports ne lui appartiennent pas» «désolé de voir qu'Anvers (Belgique) est devenu le premier port français, parce qu'on a les problèmes qu'on sait dans les ports français et qu'ils n'ont pas à être pris en otage»

Nicolas Sarkozy en déplacement à Troyes s'en est pris aux grévistes de Marseille. Il était venu parler aménagement du territoire, il a affiché ouvertement sa façon de voir les choses. Ne pas céder, faire la leçon aux salariés en grève, ces terroristes qui prennent la population en "otage".

Les salariés apprécieront, celles et ceux qui tous les jours se mettent en capacité de se mobiliser. Ce genre de propos "prise d'otage" me fait penser à la une de Marianne cet été qui titrait "le voyou de la République", un titre osé qui s'attaquait plus aux méthodes de "voyou" du …

Remaniement quand tu nous tiens...

Depuis plus de deux mois, la réforme sur les retraites est le sujet central des billets de ce blog. Le remaniement ministériel, annoncé si précocement par N.Sarkozy pour faire diversion après le vote de cette importante loi de régression sociale, arrive. L'occasion aussi pour le chef de l'état, de ressouder les rangs de sa majorité en vue de 2012, et de faire de cette réorganisation un atout politique.

C'est encore confirmé aujourd'hui par les déclarations inattendues de F.Fillon, qui comme le soulignait Mr.Mazerolle de la quinzième chaine, "le premier ministre fait publiquement acte de candidature à sa propre succession".

Cela fait maintenant plus de deux semaines qu'on voit en la personne de J.L Borloo le nouveau premier ministre à la fibre plus sociale selon certains observateurs. Fin tacticien N.Sarkozy avait lui-même alimenté la rumeur en lâchant un "c'est lui le mieux placé". Il était surtout question de tromper l'attention médiatiqu…

Omerta, blackout sur les retraites

Depuis quelques jours déjà, plus une place dans les lignes éditoriales quant aux actions menées sur les retraites. Certes, elles ont lieu très localement, mais elles démontrent justement une implication encore forte des salariés, des jeunes et moins jeunes dans le mouvement de contestation.

Est-ce le signe d'un journalisme muselé par le pouvoir politique ? Nicolas Sarkozy maitrise t-il si bien la presse écrite, pour que les journalistes de Ouest-France (par exemple) soient obligés de s'insurger contre leur hiérarchie un peu trop pro-Sarkosiste ?

Le saviez-vous ? Le campus de Grenoble, les universités de Pau et Nantes étaient partiellement bloquées ce mardi, la première semaine de novembre sera marquée par de nombreuses grèves dans le secteur aérien, un barrage filtrant a été mis en place au dépôt de carburant Total-Avia de Dijon, ce mercredi 3 Nov un rassemblement aura lieudevant le MEDEF de Paris à midi, blocage de plateforme Auchan, péage gratuit à Toulouse, etc, etc.

Alors…