jeudi 25 novembre 2010

Banque alimentaire : deux jours pour donner

A partir de demain, chacun d'entre nous peut en allant faire ses courses contribuer à aider les plus précaires d'entre nous.

Quelques lignes de plus sur le ticket de caisse permettront à la banque alimentaire de votre région de refaire ses stocks. Comme chaque année, nous croisons dans nos hypermarchés, supermarchés, là où le flux des consommateurs que nous sommes est le plus important, nous croisons des bénévoles qui font appel aux dons, à la solidarité.

Notre geste est simple, votre action se résume à donner 1 litre de lait, 1kg de sucre, de farine, 1 boite de couscous royal, l'un ou l'autre ou tout à la fois. Chacun contribue à la mesure de ses moyens.

Simplement, ne pas oublier que le plus important est de stocker un maximum de denrées, préférer les conserves de légumes, les plats cuisinés, l'huile, les pâtes, les petits pots pour bébés, le sucre, le riz, les fruits en conserve et le café.

Ces deux jours sont très importants, ils représentent 60% de la distribution totale de la banque alimentaire. A nous de jouer !

Wikio

mercredi 24 novembre 2010

PS : des primaires improvisées ?

De nombreuses voix s'élèvent pour que le candidat socialiste soit connu le plus tôt possible ; militants, observateurs de la vie politique et citoyens sentent bien que le PS a encore et toujours un problème de leadership.
Si un sondage TNS-sofres à paraitre jeudi dans le nouvel Obs prétend que si l'élection présidentielle avait lieu aujourd'hui, Nicolas Sarkozy serait battu par au moins quatre candidats socialistes [Sarkozy battu par DSK (62-38), Aubry (55-45), Hollande (55-45), Royal (52-48)] qu'en sera t-il dans 530 jours ? Cette fragile légitimitée peut-elle passer l'épreuve du temps ? Pour battre N.Sarkozy, qui d'entre eux serait le plus qualifié pour passer le premier tour ? Quel candidat, pour quel programme ?

Le calendrier précis des primaires socialistes sera définitivement connu en janvier 2011, mais une première réunion du CNOP (commission nationale d'organisation des primaires) a eu lieu, et déjà on parle de reporter le délai maximum du dépôt de candidature. Nous devrions en savoir plus le 14 Décembre lors d'une prochaine réunion de cette commission.

Il y a quelque chose de navrant dans cette méthodologie. On nous a longtemps expliqué au PS qu'il fallait de "grandes primaires" à gauche ; non seulement elle seront l'occasion de désigner seul un socialiste, mais en plus tout est fait pour que cela soit Dominique Strauss Kahn, actuel directeur du FMI, pour qui on reporterait le délai maximum du dépôt des candidatures en Septembre.
Ouvrir le vote à tous, contre un euro symbolique et une pseudo déclaration d'attachement aux valeurs de gauche est simplement ridicule. Certes le candidat le plus populaire sera désigné, en occurrence notre champion des sondages (si il est candidat), mais cela ne garantit pas qu'il se qualifie pour le premier tour ! N'oublions pas 2002 et le mode de scrutin. Que les socialistes aient bien conscience que, depuis 2007, il y a deux nouvelles formations à gauche et un FN qui remonte. L'essentiel n'est donc pas le mode de désignation du candidat socialiste, mais le rassemblement de toute la gauche. Et là c'est loin d'être gagné, et ce sera certainement la raison de la non-qualification du candidat socialiste au second tour de la présidentielle.

Mais je m'égare direz-vous, alors revenons à nos primaire socialistes, comment faire son choix ?? Le projet de calendrier des primaires prévoirait un dépôt des candidatures en juin (voir en septembre) pour un vote en Octobre 2011 !?! Les candidats devraient donc faire campagne, nous convaincre en quelques semaines le temps d'un été ?

Pourquoi faire dans l'improvisation ? André Vallini plaide pour une désignation en Juin, ce qui permettrait de départager les candidats durant tout le premier semestre de l'année. Cela me semble du bon sens, il faut d'abord un candidat pour élaborer un programme et non pas l'inverse comme en 2007.

J'espère avoir répondu aux interrogations de Melclalex, et j'appelle mes éminents camarades à se prononcer sur ce calendrier des primaires et ce mode de désignation du candidat socialiste.

Merci à :


Cestjustehistoirededire


Alluvions-mc
des pas perdus

Ruminances

De tout et de rien, surtout de rien d'ailleurs

Unhuman

La Maison du Faucon

Mon Mulhouse

Le coucou de Claviers

Peuples.net

Hashtable

Avec nos gueules...

Partageons mon avis

Les privilégiés parlent aux Français...

Partageons l'addiction

Unique et commun à la fois

Carnet de notes de Yann Savidan

Internet Chine

Comité de Sévice Public

Le blog de Hypos

Trublyonne voit la vie en rouge

Chez Homer

LES JOURS ET L'ENNUI DE SEB MUSSET

Reversus

Les Peuples du Soleil

le blog de polluxe

Gularu #Blog

Mon Mulhouse le blog 100 % BIO

Nouvel Hermes

Pur Délire

buzzz marketing

Anti-Sarkomania

Pierre Braun

http://www.penseesderonde.fr/

Merci à Juan de SARKOFRANCE, à Des Pas Perdus et Nicolas pour ces listes.

Wikio

mardi 23 novembre 2010

L'heure n'est pas à la résignation

Après plusieurs semaines de mobilisation et malgré les nombreuses tentatives de manipulation de l'opinion publique pour entériner l'idée que "la page retraite" est tournée, les organisations syndicales restent dans l'action.

Nous continuerons d'agir pour la réduction des inégalités, une véritable reconnaissance de la pénibilité et d'autres alternatives au financement du système de retraite par répartition, mais pas seulement. Si nous faisons bien le constat, que le dialogue social n'a pas été respecté avec ce gouvernement, l'action des syndicats ne s'arrête pas à quelques journées de grèves nationales dans l'année. Il y a par exemple les négociations annuelles obligatoires sur les salaires qui débutent généralement pour certaines entreprises en cette période de fin d'année.

Des accords d'entreprises sont signés ou réaménagés en fonction de l'évolution de la loi sur les retraites, la pénibilité des postes est suivie en CHSCT (comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail) avec des ergonomes etc...

Non, tout n'est pas joué ! La mobilisation d'un niveau exceptionnel depuis plusieurs mois a mis en lumière l'insatisfaction des salariés sur ces sujets. Les revendications en matière d'emploi, de salaires, de condition de travail, d'inégalité entre les hommes et les femmes, de fiscalité et partage des richesses devraient être entendues, la fin de non-recevoir de Nicolas Sarkozy sur le dossier des retraites montre bien qu'il nous tourne le dos. Seul les intérêts particuliers l'intéressent. Les français sauront s'en souvenir dans quelques cinq cents jours...

Cette nouvelle journée de mobilisation ce mardi 23 novembre, montre notre souhait de ne pas stopper un mouvement de revendication rendu légitime par l'ampleur de la mobilisation, et dont les enjeux révèlent une réalité qui n'est pas prise en compte par cette réforme.

Wikio

dimanche 21 novembre 2010

Sont-ils intouchables ?

Les affaires politico-judiciaires sont rebondissantes. Plus la trame des enquêtes et des révélations se déroule, plus on se rend compte que ce sont souvent les mêmes personnes qui y sont citées, sans jamais être vraiment inquiétées. Et si il y a bien des faits, des délits, des victimes, les acteurs dans ces affaires jouent suffisamment bien leur rôle de soutien, de couverture, pour que la justice ne passe pas ou si peu.

J'avais été étonné d'apprendre la nomination d'Alain Juppé au poste de ministre de la défense. Depuis l'accord de coopération militaire avec les britanniques, il est quand même gênant que ce soit les journalistes anglais qui nous rappellent que le gouvernement français compte désormais parmi les siens un personnage condamné en 2004 à 18 mois de prison avec sursis et à 1 an d'inéligibilité pour financement illégal d'un parti-faits de prise illégale d'intérêts-emplois fictifs. Il était au moment des faits trésorier du RPR.
Il est tout de même cocasse de voir rentrer dans ce nouveau gouvernement quelqu'un qui a été condamné pour le même type de faits aujourd'hui reproché à Mr Woerth, ministre du travail sortant, ancien trésorier de l'UMP...

Il y a un lien (troublant) à faire dans l'actualité judiciaire et politique de la semaine à partir de Mr Juppé : c'est le dépaysement de l'affaire Woerth-Bettencourt annoncé pour la juridiction de Bordeaux.

Pourquoi Bordeaux ? Est-ce parce que la ville accueille l'école nationale de la magistrature ? Certes il y a un pôle économique des affaires qui spécialise cette juridiction, mais comme c'est le cas aussi à Marseille ou Lyon ! En tout cas l'explication d'impartialité ne pourrait nous satisfaire, car cela voudrait dire que l'indépendance de la justice n'est pas la même à Paris. Une sorte d'aveu ?

Troublante réaction de l'avocat de Liliane Bettencourt, Mr Georges Kiejman, qui déclare : "Ce procès ne pouvait pas avoir lieu à Nanterre. L'actuel président de la Cour de cassation est passé par Bordeaux. J'ai moi-même déjà plaidé dans cette ville et j'y ai des amis."

On ne peut pas reprocher aux magistrats, aux avocats, d'avoir des amis. Mais dans les affaires politiques et judiciaires, c'est tout de même particulier. Il y a souvent des collusions dérangeantes, il y a les amis du premier cercle, intimistes, personnels, les amis de longuesdate, et il y a des amis.

Et nos hommes politiques ont eux aussi des amis, qui peuvent devenir des ennemis politiques, l'action politique dérapant, et comme ce fût le cas pour Villepin-Sarkozy, la confrontation passe par le terrain judiciaire pour gagner un combat politique.

Si on romance cela, on peut imaginer que l'affaire Clearstream est une réponse au Karachigate. Si l'on veut s'en convaincre il faut se replonger dans le contexte de forte dissension du RPR lors de l'élection Présidentielle de 1995.
E.Balladur, premier ministre, veut faire campagne contre le Président Chirac. N.Sarkozy se rallie à la candidature de Balladur ; dès lors deux camps s'affrontent.

On a appris cette semaine que l'ancien premier ministre Dominique de Villepin demandait à être entendu comme témoin par le juge Renaud Van Ruymbeke, qui enquête sur un volet financier de l'affaire Karachi.
Il a confirmé l'existence de "très forts soupçons de rétrocommissions" --c'est-à-dire des faits de corruption-- dans deux contrats, dont celui de vente de sous-marins au Pakistan en 1994, rétrocommissions qui auraient pu financer la campagne d'E.Balladur.

Si Mr Villepin se défend d'un règlement de compte, et d'une volonté d'assécher les comptes de campagne de Balladur à l'époque, il répond surtout à un dépôt de plainte contre lui pour homicide involontaire des familles de victimes de l'attentat, une action terroriste qui a couté la vie à 11 ingénieurs et techniciens Français.

Nous ne connaitrons jamais quels sont exactement les tenants et les aboutissants de ces affaires. Sous couvert de protection des intérêts de la France, le secret couve et protège les personnes décisionnaires dans ces affaires. En témoigne le refus de Jean Louis Debré, président du conseil constitutionnel (et proche de Chirac), de transmettre à Renaud Van Ruymbeke les délibérations sur les comptes de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995, car elles sont couvertes par le secret pendant 25 ans. (Merci à BA pour ces dernières infos)
Le juge espérait éclaircir avec ce document l'origine de versements en espèces non justifiés de plus de 13 millions de francs.

On voit bien que le cercle des amis est encore assez présent pour verrouiller l'avancement des enquêtes. Il n'y a pas de grande conspiration, mais des petits arrangements entre amis, des postures plus destinées à remporter des combats politiques qu'à faire éclater la vérité.

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mercredi 17 novembre 2010

1 Français sur 5 en conditions de vie difficile

Lundi, nous prenions connaissance d'un rapport sur la précarité et les droits des enfants, aujourd'hui l'INSEE communique sur la mise en place d'un nouvel indicateur "la pauvreté en condition de vie".

Cet indicateur va plus loin. Il détermine quelles sont les populations qui sur un laps de temps donné peuvent subir des difficultés même temporaire.

Une étude a donc eu lieu entre 2004 et 2007 et il apparait que 22% de la population adulte a connu au moins une année de "pauvreté en condition de vie". Près de 14 millions de Français !
Cette situation est déterminée par des manques tels que des contraintes budgétaires, découverts bancaires, retard de paiement du loyer, des factures, des restrictions alimentaires, des difficultés de logement.

Comme je le répète souvent "il y a un sérieux problème de salaires en France" le smic est trop proche du seuil de pauvreté, et de plus en plus de gens vivent avec ce minima ou à peine plus.
La précarité augmente, elle est galopante. Des négociations tripartites devraient avoir lieu sur les salaires, l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle en parlait, on raillait son smic à 1500 euros (brut), il en manque aujourd'hui près de 200 euros.

Que de temps perdu...

Wikio

Ne laissons plus Sarkozy dire n'importe quoi

Je n'ai pas suivi l'appel au boycott de l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy. Si il est pénible voire consternant de l'écouter, je pensais bien et c'est ce qui m'intéresse d'observer, qu'il pouvait rater cette exercice de communication. Et ce fût le cas.

Il n'était pas intervenu depuis l'annonce du remaniement gouvernemental, il ne s'était pas adressé aux français alors même que des millions d'entre eux s'adressaient à lui dans les manifestations sur les retraites. L'affaire Woerth, la stigmatisation des Roms, tant de questions avaient aiguisé l'appétit des journalistes depuis cet été, Nicolas Sarkozy est apparu sur la défensive.

Le choix du premier ministre : "Je laisse les commentateurs commenter" voilà une phrase destinée à nous renvoyer dans nos cordes, un échappatoire, un désaveu quand il s'agit de cacher son manque d'argument, lorsque qu'il ne veut pas répondre à une question. Difficile de justifier la continuité quand depuis six mois on appelle au changement...

Alors qu'il évoquait la suppression du ministère de l'immigration, j'ai trouvé agaçant une fois de plus d'entendre répéter que "l'intégration ne marche pas en France". Dire qu'il y a des problèmes d'intégration serait plus juste, mais ne pas oublier de préciser que des français de différentes origines ont réussi leur "intégration". Le dérapage n'est jamais loin dans ce type de propos...

Les retraites : là encore, il aborde la question du conflit d'une manière étonnante. Les neuf journées de manifestations se sont déroulés "sans violence". Les rapports sociaux sont irruptifs dit-il. Doit-on rappeler que la violence est surtout venue des CRS qui débloquaient par la force des piquets des grèves ? Il laisse entendre n'importe quoi et avance des chiffres dont on se demande quelles en sont les sources, comme lorsqu'il prétend qu'un lycéen sur deux qui manifestait contre la réforme des retraites serait centenaire !?! Des arguments de cour d'école...

Dépendance, réforme fiscale, chômage, et même jurys populaires sont des sujets évoqués sans jamais apporter d'idée sur le fond des propositions. Peut-on vraiment appeler cela une feuille de route, je dirais que c'était plutôt un discours d'intention, rien de bien précis n'a été avancé durant cette heure et demie.

Wikio

lundi 15 novembre 2010

Sarkozy voulait réduire d'un tiers la pauvreté avant 2012

Une fois terminées les passations de pouvoir entre ministres entrants et sortants, des occasions à de nombreuses félicitations, d'auto-satisfaction et vœux de réussite, il sera peut être temps que ces Messieurs Dames du pouvoir exécutif prennent pleinement leur responsabilité.
Car la réalité les rattrape, parce que la précarité augmente, parce qu'il est honteux qu'un pays produisant autant de richesses produise autant de pauvres, ce gouvernement doit (enfin) se mettre au travail.

Huit millions de Français ont moins de 950 euros/mois pour vivre, sous le seuil de pauvreté, et dépendent de cette situation deux millions d'enfants. Ce seuil de pauvreté défini par l'INSEE est d'ailleurs étonnamment proche du salaire minimum interprofessionnel de croissance SMIC (1050 € nets) censé faire vivre dignement une très grande proportion, toujours plus importante, de salariés rémunérés à des salaires proche de ce minima.

C'est Dominique Versini, défenseur des enfants qui a rendu ce lundi en même temps que son rapport annuel, une analyse et des recommandations sur la précarité et les droits de l'enfant. (pdf ici) .

Il y est dénoncé notamment : "le recul des politiques publiques sur l’accès de tous aux droits de tous, un manque de volonté politique, malgré le vote du droit au logement opposable, sur la construction de logements sociaux dans les régions tendues, enfin, un empilement et un manque de coordination de dispositifs de lutte contre la pauvreté et l’exclusion associé à un éparpillement des budgets."

Il n'y a donc pas de décence dans les postures politiques. Réduire d'un tiers la pauvreté avant 2012, c'était une promesse de Nicolas Sarkozy. Nous voulons maintenant des faits.

Wikio

dimanche 14 novembre 2010

Fillon s'impose à un Sarkozy fragilisé, et ils humilient les centristes

Je ne vais pas m'étaler sur le sujet, le remaniement gouvernemental ne change rien au quotidien des français, tel ou tel ministre nommé n'aura de coudées franches que si Nicolas Sarkozy le lui permet.
L'enseignement que l'on peut tirer de cette nouvelle séquence du quinquennat de l'actuel chef de l'état est qu'il est suffisamment fragilisé politiquement pour que le premier ministre s'impose dans cette réorganisation ministérielle. Suffisamment fragilisé pour que Copé réussisse son OPA sur le parti présidentiel UMP. Suffisament fragilisé pour que six mois ne suffisent pas à faire les bons choix dans ce remaniement.

Il y avait deux stratégies, deux postures politiques. Soit N.S nommait J.L.Borloo, un centriste, au poste de premier ministre et permettait ainsi une ouverture stratégique pour 2012, qui d'après moi aurait été plus payante que le choix effectué. Soit le chef de l'état jouait la continuité de l'action en reconduisant un premier ministre qui s'imposait dans les sondages, un choix par défaut.

On dit du candidat N.Sarkozy à la présidentielle de 2012 qu'il ne pourrait gagner sans les voix du centre. Daniel Cohn-Bendit a dit très justement qu'il y avait quelque chose de très humiliant dans la façon dont on a laissé croire à J.L.Borloo qu'il serait le nouveau premier ministre. On peut donc comprendre que les attaques des "fillonistes" aient rendu suffisamment amer l'ancien ministre de l'environnement au point de refuser un simple poste de ministre pour se lancer au nom des centristes dans l'aventure de la Présidentielle de 2012.

Politique fiction : Reste plus qu'à assister à une alliance Bayrou-Borloo-Morin (Villepin ?) qui séduirait un large spectre de centristes, ramenant au bercail les députés du nouveau-centre au Républicains de droite déçue du Sarkozysme, pour démontrer que ce remaniement est une erreur.

Wikio

samedi 13 novembre 2010

Pauvre libéral va..

On me demande ce que je pense des libéraux et du libéralisme. Mathieu fait bien de rappeler que les libéraux ne sont pas que de droite. Ça me rappelle évidemment Delanoé qui se disait libéral et socialiste, et qui n'a jamais su réellement s'en expliquer. De l'idée philosophique du libéralisme, on retient surtout le libéralisme économique propre aux libéraux de droite que je vais donc évoquer ici.

Nous vivons dans un monde où les échanges se sont libéralisés. C'est à la fois la cause et la conséquence des dérives du capitalisme sauvage dont je dénonce les méfaits parfois sur ce blog.
Mais l'idée même n'est plus vraiment en vogue. Depuis la grande crise de 2008, non seulement l'absence de régulation du système à montré que la "grande banqueroute" pouvait se produire, mais en plus il a fallu que les états soutiennent et sauvent des établissements bancaires. Un comble pour celui qui dénonce l'intervention de l'état. Depuis le libéral économiste n'est plus ce qu'il était.

J'écrivais dans mon précédent billet que N.Sarkozy n'était pas vraiment un libéral puisqu'il mettait en oeuvre de grossières politiques d'assistanat du monde de l'entreprise, de quoi laisser présager que la prochaine campagne présidentielle se jouera entre assistanat économique et assistanat social. Pas de quoi réhabiliter les libéraux.

Alors je nous souhaite de les plaindre en 2012.

Wikio

Consommateur, consomme et tais toi !

Baisser les prix pour le bien du consommateur est souvent l'argument qui prime lorsqu'il s'agit de justifier des politiques, qui, s'y on si arrête une minute, sont souvent néfastes pour les mêmes consommateurs.

Prenons la mesure de la prime à la casse, voilà une disposition qui a eu pour but de relancer le marché automobile, sous couvert d'un renouvellement du parc auto, supposé vieillissant. Nous avons délibérément déséquilibré le marché de l'occasion.
En permettant aux moins précaires d'entre nous de mettre à la casse des véhicules qui auraient pu être revendus sur le marché de l'occasion, un fossé s'est creusé entre ceux qui roulent aujourd'hui dans des voitures de moins de trois ans et ceux qui n'ont pu renouveler leur auto. Ceux là ont aujourd'hui plus de mal à trouver de bonnes voitures de cinq à dix ans d'âge. Il faut maintenant avoir un certain budget pour acheter une première voiture, fini le temps des voitures à - de 2000 euros en parfait état. Le rapport qualité/prix n'est plus en faveur des petits budgets.

En fait, beaucoup des mesures de N.Sarkozy ne sont pas vraiment du liberalisme économique, mais plutôt des politiques grossières d'assistanat à l'entreprise.

Wikio

Qu'attendre de la gauche ?

S'il n'y avait pas eu le 21 avril 2002, si les dissensions au sein de la gauche n'étaient pas devenues aussi importantes depuis quelques années, nous pourrions nous dire qu'il y a bien sûr ce scrutin uninominal direct qui devrait faire de la Présidentielle un traditionnel affrontement électoral, gauche-droite. Mais l'incertitude qui plane sur le résultat du premier tour doit obliger la gauche à proposer et convaincre que l'alternance est possible.

Se poser la question est déjà un problème en soit. C'est reconnaitre implicitement que nous ne sommes pas convaincus. Faute de leadership qui s'impose, les idées innovantes se font attendre. N'y a-t-il pas eu depuis 2007 matière à cliver avec la droite ? La crise financière, qui a abouti à une crise économique et budgétaire pour l'état, aurait dû permettre aux forces de gauche de proposer des politiques alternatives en rupture avec les choix faits par N.Sarkozy. Que pouvons nous attendre de la gauche au pouvoir ?

Sur le fond des propositions, je ne doute pas qu'il y ait des différences fortes. Il sera légitime d'opposer une imposition plus "juste" au bouclier fiscal de la droite, pour mieux financer la protection sociale. Le retour à la retraite à 60 ans, une vrai relance par l'emploi des jeunes, une politique des salaires, une taxation plus importante du capital, des stock-options sont les pistes lancées par les socialistes, par la (déjà) candidate E.Joly ou même J.L.Mélenchon

Ségolène Royal a échoué en 2007 avec un programme qu'elle avait du mal à mettre en avant ; on a souvent dit qu'elle n'avait pas été soutenue par l'appareil du parti, alors même qu'elle s'arrangeait d'un programme qui n'était pas le sien. La stratégie du compromis entre quelques idées "personnelles"et celles du parti que la candidate était censée représenter ne fût pas la bonne. Qu'en est-il aujourd'hui, le calendrier des primaires "faussement ouvertes à gauche" permettra t-il de ne pas réitérer les mêmes erreurs au PS ? Rien n'est moins sûr.
L'une des deux nouvelles formations à gauche, de Mélenchon et d'Eva Joly, pourrait se qualifier si les socialistes restaient divisés. Nous pourrions même avoir un second tour sans l'UMP-PS. Et pourquoi pas Eva Joly contre Marine Le Pen ?

[Merci à Rimbus pour l'illustration]

Wikio

mardi 9 novembre 2010

J'active le suivi des billets

Un court billet pour vous signifier que je prends quelques jours de repos et sans écrire une ligne ici. Mais comme je le fais déjà depuis quelques temps, j'active le suivi des billets qui me paraissent les plus intéressants dans mon google reader, histoire de me tenir au courant (autrement) et de vous faire une petite revue de blogs dès le week-end prochain.

Cela pourrait débuter ainsi :

Commencer par signifier comme cela à déjà était fait ici, ici et , la parution du nouveau livre de notre incontournable Seb Musset.

Ceci étant fait, ce qui marque selon moi l'actualité sociale des derniers jours, c'est la continuité de l'action d'une majorité (les plus importantes) d'organisations syndicales dans l'opposition à la réforme des retraites. Le chef de l'état va trainer ce boulet de contestation et de revendication jusqu'au début de la campagne Présidentielle. Nous saurons lui rappeler à l'heure de son bilan.
Et il y a ce très bon billet "Y at-il un pilote dans l'avion ?" d'Isabelle qui parlait plus des récentes déclarations de Villepin. Et notamment d'une phrase qui résume bien la situation que nous subissons avec le quinquennat de Sarkozy, comparant la France à un avion dans lequel nous serions tous assis "je suis juste comme tout le monde, les mains agrippées aux accoudoirs du siège auquel je suis sanglée, malgré moi, embarqué vers une destination que je n'ai pas choisie". Si vous ne l'avez pas lu, ne le manquez pas.

Wikio

vendredi 5 novembre 2010

Retraites prises en otage

«Je n'ai pas voulu céder»«Nous ne pouvons pas laisser nos ports paralysés parce qu'une infime minorité ne comprend pas que les ports ne lui appartiennent pas» «désolé de voir qu'Anvers (Belgique) est devenu le premier port français, parce qu'on a les problèmes qu'on sait dans les ports français et qu'ils n'ont pas à être pris en otage»

Nicolas Sarkozy en déplacement à Troyes s'en est pris aux grévistes de Marseille. Il était venu parler aménagement du territoire, il a affiché ouvertement sa façon de voir les choses. Ne pas céder, faire la leçon aux salariés en grève, ces terroristes qui prennent la population en "otage".

Les salariés apprécieront, celles et ceux qui tous les jours se mettent en capacité de se mobiliser. Ce genre de propos "prise d'otage" me fait penser à la une de Marianne cet été qui titrait "le voyou de la République", un titre osé qui s'attaquait plus aux méthodes de "voyou" du Président, plus qu'à le qualifier en tant que tel.

Depuis sur les "retraites"nous avons tout eu dans ce conflit, déblocage de piquets de grève par la force, manipulation, désinformation, une suite d'actions anti-grève de la part d'un pouvoir exécutif en totale opposition avec la population, refusant tout dialogue. Avec cette impression que c'est plutôt le chef de l'état qui a pris la population en otage.

Et ne pas s'empêcher (il ne le peut pas, c'est plus fort que lui) maintenant de faire "la leçon" aux indisciplinés grévistes est une erreur. Car n'en déplaise au chef de l'état, si les actions de blocages par les grèves reconductibles se sont terminées (pour raison de salaires), l'action continue par des actions ponctuelles entre chaque grande journée d'appel nationale par l'intersyndicale.

Il est clair maintenant que le chef de l'état n'a pas conscience du ressenti de la France profonde (il n'est pas le seul). Parce qu'il y a une réelle volonté de ne pas s'arrêter sur ce sujet, les postures de N.Sarkozy ne suffiront pas.

Jouer la victimisation pour ne pas prendre ses responsabilité, c'est devenu sa méthode. Déjà quand il a instauré le service minimum dans les transports publics, il était déjà question de "prise d'otage". Se placer du coté des victimes, ici les utilisateurs, est un moyen de se jouer de la communication médiatique.
Mais qu'a t-il fait pour réhabiliter le dialogue social, pour respecter les français qui lui demandaient en vain des explications. Aucune concertation possible, il n'y a pas eu de débat.

Et pourtant sur le dossier des retraites, au delà des revendications syndicales, les français souhaitent une grande réforme. Il aurait suffit d'appeler à la négociation pour que le conflit se termine.
Mais il y a une volonté manifeste chez cet homme, chez Nicolas Sarkozy, de vouloir passer en force sur tous les sujets, d'imposer et de décider seul. Et cette fois au passage de "se payer" les syndicats pour apparaitre plus fort.

Et c'est vraiment là la grosse erreur, car nous en avons conscience, parce que les organisations syndicales ont été exemplaires, parce qu'elles ont toujours le soutien populaire, l'action va trouver un second souffle, la mobilisation va se poursuivre. Une neuvième journée d'action nationale aura lieu avant la fin Novembre, dans la semaine du 22 au 26 Novembre.

Le chef de l'état va trainer ce boulet de contestation et de revendication jusqu'au début de la campagne Présidentielle. Le Président de la République peut s'opposer deux mois durant un débat parlementaire sur une question donnée, il ne pourra pas maintenir cette intransigeance dans le temps, au risque de se saborder et d'entrainer dans sa chute toute sa famille politique.

Wikio

jeudi 4 novembre 2010

Remaniement quand tu nous tiens...

Depuis plus de deux mois, la réforme sur les retraites est le sujet central des billets de ce blog. Le remaniement ministériel, annoncé si précocement par N.Sarkozy pour faire diversion après le vote de cette importante loi de régression sociale, arrive. L'occasion aussi pour le chef de l'état, de ressouder les rangs de sa majorité en vue de 2012, et de faire de cette réorganisation un atout politique.

C'est encore confirmé aujourd'hui par les déclarations inattendues de F.Fillon, qui comme le soulignait Mr.Mazerolle de la quinzième chaine, "le premier ministre fait publiquement acte de candidature à sa propre succession".

Cela fait maintenant plus de deux semaines qu'on voit en la personne de J.L Borloo le nouveau premier ministre à la fibre plus sociale selon certains observateurs. Fin tacticien N.Sarkozy avait lui-même alimenté la rumeur en lâchant un "c'est lui le mieux placé". Il était surtout question de tromper l'attention médiatique dans un climat de tension sociale importante. Et puis F.Fillon laissait entendre lui-même qu'il était sur le départ avant ces dernières déclarations :

« Je crois à la continuité de notre politique réformiste parce que l'on ne gagne rien à changer de cap au milieu de l'action et parce que le redressement de la France réclame de la durée »

Voilà comment clôturer le débat sur la possibilité de voir Mr.Borloo propulsé au poste de premier ministre. Le couple exécutif aura bien manœuvré une nouvelle fois.

Parce que je reste convaincu que tout cela est savamment orchestré depuis Juillet dernier. Parce que le plus important n'était pas de mettre un "centriste" au poste de premier ministre en bousculant sa propre famille politique, mais d'opérer un resserrement des liens de son socle électoral.

Fadela Amara et Bernard Kouchner devraient être remplacés, seul E.Besson pourrait rester.
Pour les centristes, J.L.Borlo pourrait être aux affaires sociales, Morin pourrait sauter et laisser place à MAM à la Défense. Hortefeux, ministre de la justice, histoire d'être réhabilité (pourquoi pas ?) Juppé à l'intérieur ?

L'intox aura consisté à faire croire à un remaniement important de fin de règne, alors qu'il devrait être finalement minime, juste l'occasion de solder une ouverture à gauche qui a fait grincer des dents. Promouvoir les ex-chiraquien pour résorber les risques de dissension.

Pour sûr que les déclarations de F.Fillon auront fait l'objet de nombreux billets dans les blogs, mais j'aimerais savoir ce qu'en pense les vingts premiers du classement Wikio de Novembre annoncé ici.

1 Partageons mon avis
2 Sarkofrance
3 Hashtable
4 Le coucou de Claviers
5 cginisty
6 intox2007.info
7 Carnet de notes de Yann Savidan
8 LES JOURS ET L'ENNUI DE SEB MUSSET
9 Lyonnitude(s)
10 lepost.fr/perso/bruno-roger-petit
11 Les coulisses de Sarkofrance
12 Bah !
13 Une Autre Vie
14 Piratage(s)
15 A perdre la raison
16 des pas perdus
17 L'Hérétique
18 RichardTrois
19 cpolitic
20 Peuples.net

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mardi 2 novembre 2010

Omerta, blackout sur les retraites

Depuis quelques jours déjà, plus une place dans les lignes éditoriales quant aux actions menées sur les retraites. Certes, elles ont lieu très localement, mais elles démontrent justement une implication encore forte des salariés, des jeunes et moins jeunes dans le mouvement de contestation.

Est-ce le signe d'un journalisme muselé par le pouvoir politique ? Nicolas Sarkozy maitrise t-il si bien la presse écrite, pour que les journalistes de Ouest-France (par exemple) soient obligés de s'insurger contre leur hiérarchie un peu trop pro-Sarkosiste ?

Le saviez-vous ? Le campus de Grenoble, les universités de Pau et Nantes étaient partiellement bloquées ce mardi, la première semaine de novembre sera marquée par de nombreuses grèves dans le secteur aérien, un barrage filtrant a été mis en place au dépôt de carburant Total-Avia de Dijon, ce mercredi 3 Nov un rassemblement aura lieu devant le MEDEF de Paris à midi, blocage de plateforme Auchan, péage gratuit à Toulouse, etc, etc.

Alors pourquoi cette omerta, ce blackout sur le sujet ? On apprend aujourd'hui par le canard enchaîné que N.Sarkozy surveillerait des journalistes.

"Depuis le début de l'année, au moins, dès qu'un journaliste se livre à une enquête gênante pour lui ou pour les siens, Sarkozy demande à Bernard Squarcini, [patron du renseignement français] de s'intéresser à cet effronté. En clair, de le mettre sous surveillance, de recenser ses relations et, surtout, ses informateurs."

Alors on comprend mieux...

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