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2012 une obsession parce qu'une inquiétude

Je me suis rendu compte ce week-end que l'élection Présidentielle en 2012 était devenue une vraie obsession en ce début d'année, et pas seulement ici sur ce blog.
Période de vœux, période où l'enchantement des fêtes de fin d'année laisse place à un retour à la réalité. Au constat que le peuple de gauche est loin d'être fédéré, que les alliances pourtant nécessaires pour convaincre une majorité des français sont loin d'être acquises.

De l'annonce d'un arriviste comme Valls à la confirmation de la montée de l'extrême droite en France. Des candidatures au PCF hors Front de gauche aux critiques légitimes d'un PS en désordre de bataille, en l'espace de deux semaines les évènements vous rappellent que l'idée d'une victoire en 2012 s'éloigne de plus en plus alors que l'échéance politique, elle, se raccourcit.

Un bémol à cette prise de conscience un peu terne, à la fin de ces deux premières semaines de l'année, la victoire du peuple Tunisien sur l'autocratie. Ce qui montre qu'en certaines circonstances, bien que les peuples s'accommodent de la corruption, de conditions de vies difficiles, l'indignation peut encore soulever tout un peuple, rassembler les hommes autour d'une même cause. Ce qui est devenu rare aujourd'hui.

Mais revenons à la politique politicienne si typiquement française, une question me taraude, pourquoi n'arrivons nous pas à nous mettre en capacité de battre facilement N.Sarkozy alors que nous rejetons majoritairement sa politique ?

Lorsque je tape "2012" dans mon Google Reader, je m'aperçois que mes collègues blogueurs ne semblent pas plus avancés que moi sur la question.

GENERATION CLASH : ATTENTION ! Le Front National monte !
Carnet de notes de Yann Savidan : Suicide politique collectif de grande ampleur...
Les coulisses de Sarkofrance : Le Pen au second tour
Voie militante : Marine Le Pen et la droitisation de la société française
[Unhuman] : Pré-mêre aux bris de glace
Partageons mon avis : Et si Méluche n'était pas le candidat du Front de Gauche ?
Partageons mon avis : Le PS en désordre de bataille ?
Mon avis t'intéresse : Eva est si jolie...
A perdre la raison : La gauche sur la route de la division ....... et de la défaite ?

Etc, etc... On aurait pu parler aussi de la ridicule candidature d'un Jean-Pierre Chevènement, pour démontrer à quel point être candidat à la Présidentielle est devenu une obsession pour certains.

De cette obsession collective à gauche, qui amène un J-L Mélenchon à se sentir obligé de démentir lors de ses vœux à la presse qu'il ne pense pas forcément tous les jours à la Présidentielle, il y a une vraie inquiétude, celle de voir reconduit Nicolas Sarkozy dans sa fonction.

Beaucoup diront pour se convaincre que les choses peuvent changer, qu'il est trop tôt pour lancer de telles inquiétudes. Mais il y a une réalité incontournable dans le scrutin de l'élection Présidentielle, c'est l'affrontement entre les deux blocs gauche-droite. Le gagnant étant le plus capable de rassembler, et même au-delà de son propre bloc idéologique.

Denis fait bien de nous rappeler ce matin, que la gauche reste minoritaire dans ce pays. Que la seule victoire en 1981 d'un président de gauche, dans la cinquième république, et en dehors du nécessaire programme commun élaboré à gauche, s'est faite aussi avec un certain soutien du RPR au second tour, pour faire barrage à Giscard. Se rappeler qu'il faut donc rassembler tous les français, et qu'il faut certaines circonstances pour que la gauche soit majoritaire dans ce pays.

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Commentaires

  1. Et, en 1998, Mitterrand avait pu compter sur le centre... cet autre visage de la droite.

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  2. en tapant 2012, je pensais qu'on tombait sur " fin du monde " :-)

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  3. Pas dans mon "reader" mais on s'en rapproche ^^

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