Aucun candidat de gauche n'est capable de gagner en 2012

J'ai légèrement modifié dans mon titre, le propos de Pierre Joxe qui est donc interviewé dans le JDD de ce dimanche, et prétend donc "qu'aucun des candidats potentiels du PS n'est capable pour le moment de gagner".

Le plus intéressant dans son analyse de la victoire de François Mitterrand est le long cheminement de celui-ci pour rassembler la gauche, condition nécessaire selon-lui pour gagner encore aujourd'hui.

J'évoquais dans mon précèdent billet ce long cheminement que fût l'établissement du "Programme commun" ; Pierre Joxe l'exprime justement quand il compare cette stratégie avec celle des primaires socialistes d'aujourd'hui : "Ce ne fut pas l'élection d'un champion ayant gagné des éliminatoires! Ce fut l'élection d'un chef de parti qui a mis dix ans à bâtir notre parti, certes, mais sur la stratégie d'une alliance extrêmement large et avec un programme commun qui manifestait cette alliance"

Alors j'extrapole et m'interroge une fois de plus sur la stratégie de "la gauche" à se mettre en capacité de gagner en 2012 et, vous l'aurez compris, je ne suis pas très optimiste.

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Commentaires

  1. avec des propos (et des relais) comme ceux là on est bien avancés ! Car Joxe, bon, je ne veux pas dire, mais... Voila quoi.

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  2. je ne comprends pas pourquoi Joxe revient sur le devant de la scène aujourd'hui. En plus ces déclarations ne font rien avancer.

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  3. Ce qui me parait intéressant, c'est de savoir quelle stratégie pour gagner en 2012, plutôt que de savoir si nous avons à faire à une gauche molle ou à une gauche de combat.

    Nous passons beaucoup de temps à débattre de ce qui ne faudrait pas faire si nous étions au pouvoir, plutôt que de ce que nous devrions faire pour justement y accéder. En cela les propos de Joxe sont très intéressants quand il parle du programme commun...

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  4. Je ne suis pas optimiste non plus. Joxe a raison, peut-être malheureusement, mais raison quand même.

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  5. D'accord avec Nicolas.

    Je crois que Joxe est extrêmement lucide sur une opposition qui continue de s'atomiser faisant le jeu de la droite dure et de l'extrême-droite.

    Pour gagner, il faut d'abord rassembler son camp. Encore faut-il que nous ayons envie de nous rassembler !!! Pour cela, il faut, peut-être, commencer par arrêter de cultiver nos différences qui, sur certains points, me semblent artificielles.

    La politique est à l'image de la société : ELLE S'ATOMISE sous la pression de l'individualisme qui fait croire que l'individu - chacun d'entre nous - devient l'objet principal du monde.

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  6. Denis,

    Tu as raison, il vaut mieux chercher des points de politiques convergentes plutôt que de cultiver les différences...

    Pour mobiliser, que cela soit syndicalement ou lors d'un scrutin électoral, les gens veulent des plateformes de revendications communes ou des programmes politiques communs.

    Si la gauche n'est pas capable de se rassembler, et là je ne parle pas des seuls socialistes, nous ne gagnerons pas en 2012.

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  7. Pour commencer il faudrait avoir une idée de l'état de cette gauche.
    Le PS est encore en position de force, toujours aussi malade, mais en position centrale. Mais pour le reste à part les verts (quand certains voudraient une position plus centrale dans l'échiquier) le reste de la gauche est représenté par qui ou par quelle grande force ?

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  8. Clairement, c'est de la responsabilité de Pierre laurent, de Melenchon, de Jean Vincent placé, d'Aubry, etc... Ce sont les leaders des forces de gauche qui doivent s'entendre, il aurait fallu un groupe de travail pour déterminer un programme commun, en respectant les uns et les autres.

    Les élections intermédiaires (Européennes, régionales, municipales...) ayant démontré le poids des formations politiques (montée d'EEV, du parti de gauche, etc...)

    La présidentielle ne permet pas d'évaluer les forces en présence lors du premier tour, prétendre cela est faux. Il faut je pense s'entendre bien avant... Une semaine entre deux tours, c'est ridicule, et cela ne convaincra pas...

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  9. Si, Nao, il reste 17 mois pour le programmer

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  10. Oui, il n'est jamais trop tard pour bien faire, mais on est sacrément à la bourre quand même...

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  11. Il suffit d'avoir écouté Valls hier soir pour comprendre que le PS doit vite trouver sa ligne de conduite et recadrer ses membres influents (il est influent Valls au fait ?)

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  12. Joxe est un des rares hommes/femmes de gauche estimable. Je l'ai entendu avec intérêt sur France inter.

    Pour en revenir au rassemblement : pour rassembler il faut des raisons. Un attrape-tout comme le PS ne rassemble même pas lui-même ou dans des candidatures telle Ségolène qui voudrait tout embrasser… sauf les gens de gauche.

    Je me souviens étant resté au PSU du temps du ralliement au PS. Je n'ai jamais regretté d'être resté… notre identité, notre créativité nous était indispensable… à toute la gauche finalement.
    Ca ne m'a pas empeché de suivre les étapes de Mitterrand avec espoir et intérêt.
    Et j'ai voté Mitterrand d'enthousiasme dès le 1er tour.

    Autre ment dit : il nous faut garder des identités dans chaque orga, pas un conglomérat comme le PS qui est intenable quand on est dedans. Après chaque orga reste indépendante… de s'allier ou pas, point par point, mais fait écho au-delà

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  13. Annie, tu vois juste.

    Dominique,

    Valls est un bon exemple de ce qui ne faut pas faire.

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  14. Joxe n'a pas tort.

    Je me demande si le PS d'aujourd'hui ne ressemble pas au PCF d'hier... Un géant aux pieds d'argile qui finira terrassé par un PS en devenir.

    Aujourd'hui, les rôles sont inversés... A côté du PS ça bouge, ça réfléchit, ça propose...

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  15. Mais le propos de Joxe, n'est pas de dénoncer un manque de propositions, de débats à gauche, mais un manque de stratégie pour travailler ensemble...

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  16. des pas perdus: visiblement c'est le PCF qui fini de s'effondrer sous les coups du PG

    Stef: Joxe est un frére protestant. Mais c'est tout de même plus depuis longtemps le phare du socialisme. Je me rappelle de 2005 lorsqu'il s'est prononcé pour le non. J'avais été surpris, je le croyais décédé.

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  17. C'est amusant, j'ai vu passer ce billet dans Twitter l'autre jour et je l'ai gardé ouvert pour le lire plus tard. Ce matin, je réfléchissais justement que Mitterrand a cassé en 1981 une très longue spirale de défaites en travaillant très en amont sur le rassemblement de la gauche par la mise au point d'un programme commun de gouvernement et que le PS se fourvoit, à mon avis, avec ses primaires faussement démocratiques. Ça déchire le parti au moment où il faudrait, pour le moins se serrer les coudes !
    Donc, je suis d'accord avec Pierre Joxe ! :-))

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  18. Nous sommes d'accord Mr Poireau ^^

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  19. Sur ce coup-là, je cultive mon carré de potager avec Le Poireau !

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