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Hausse inéluctable des prix, pas des salaires !

Déjà révisée en Décembre à 1.7% en glissement sur l'année 2010, l'inflation est galopante en ce début d'année. Elle est cette fois réajustée pour la zone euro en ce mois de janvier à 2.4% sur l'année. Problème, la hausse des prix impacte le pouvoir d'achat, qui n'est pas compensé par des augmentations de salaires.

Les prévisions sont comme toujours modestes en fin d'année, et plus les mois passent, plus celles-ci sont réévaluées à la hausse.
Pire le calcul de l'inflation mis en avant en France n'est pas représentatif de l'augmentation des prix du panier de la ménagère. Il intègre toutes les hausses de prix "hors tabac", mais aussi la baisse des prix du fameux écran plat. Le terme "panier de la ménagère" est plus une expression journalistique, il ne représente pas l'inflation qui touche réellement l'achat au quotidien des biens de première nécessité.

Souvenez vous de Thierry Breton, ministre de l'économie en 2005 : il voulait créer un nouvel indice plus pertinent, reposant sur des produits de consommation courante. L'idée n'a pas été suivi d'effets, aujourd'hui encore dans les négociations sur les augmentations de salaires, c'est l'indice INSEE pourtant obsolète qui est mis en avant pour maintenir le pouvoir d'achat des salariés.

Les augmentations, nous les subissons, le pain aurait augmenté de 59% depuis 1990, les fruits ont augmenté de 23% et les légumes de 36% sur un an. Le consommateur paie la viande bovine 24% plus cher aujourd'hui qu'il y a dix ans.

Le ministre de l'agriculture précisait les choses ce 27 Janvier : "Dans les prochains mois, les prix de la baguette de pain, des pâtes, de la farine, de l'huile, de tous les produits de première nécessité, de la viande, vont bien entendu augmenter ", la hausse est "inéluctable".

Le smic lui a été réévalué de 1.6% en Janvier, déjà la perte de pouvoir d'achat pour le tiers de salariés payés à ce minima est probante si on prend en compte une inflation même minime de 2%. Quand 64% des français déclarent n'avoir pas vu augmenter significativement leurs salaires en deux ans, on comprend mieux que le moral des français soit si mauvais.

Pire on culpabiliserait presque aujourd'hui à demander ce qui nous revient de droit. Pression sur le coût du travail, chantage à l'emploi, permettent de justifier le statu-quo en la matière.

Vous avez des scrupules ? Moi pas !

Wikio

Commentaires

  1. Quelle est la part de la hausse du prix des carburants dans la hausse ?

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  2. Elle est importante Denis. Et pourtant minimisé par l'indice INSEE devenu obsolète...

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