Avec les dockers, c'est la CGT que Sarkozy veut piétiner

Quatrième week-end de grève chez les dockers (j'en parlais déjà ici et ). Dans un silence médiatique où seuls les articles de presse défavorables font écho, les salariés des ports français sont en proie à des pressions, alors qu'ils sont les victimes d'une situation injuste. Le chef de l'état est le seul responsable de ce blocage, il ne respecte pas les engagements que son gouvernement a pris.

"Le gouvernement continue de remettre en cause l'accord du 27 octobre conclu dans le cadre de la réforme des ports, et non de la réforme des retraites. Il était parfaitement au courant de nos négociations (...). Le gros point d'achoppement, c'est l'anticipation de la cessation d'activité, qui selon le gouvernement ne peut être que de deux ans", a déclaré Tony Hautbois. "Cette crise plonge les ports dans le chaos, mais c'est de la seule responsabilité du gouvernement, qui a bafoué la négociation conventionnelle entre partenaires sociaux", a estimé le responsable cégétiste.

Alors que les polémiques sur le mode de transport pour les insolentes vacances de MAM font rage, puisque le face à face d'avec les magistrats occupe toutes les rédactions, l'occasion est grande pour le gouvernement de laisser pourrir la situation.
Laissant une légitime pression monter, puisque le blocage des ports fragilise directement l'activité du tissu économique de ces régions portuaires, la volonté du gouvernement est forte de dé-crédibiliser le principal syndicat, la CGT, en n'envisageant pas de rencontrer les partenaires sociaux sur le sujet. " Nous espérons une rencontre la semaine prochaine, mais nous n’avons pas de rendez-vous à ce jour ", explique Tony Hautbois, le secrétaire général de la CGT des ports et docks.

Déjà, à l'automne dernier, avant la promulgation du texte dit réforme des retraites, aucune négociation ne fût possible. Aujourd'hui, le dialogue social ne sera pas plus respecté, surtout si celui-ci n'est pas médiatisé. Et les pires procédés sont utilisés. Bernard Thibault a dû démentir vouloir quitter la CGT en fin d'année. On fait croire qu'un docker gagne 4000 euros en travaillant 3.30 heures par semaine sans que cela ne choque personne.

Pire, la CFDT en profite pour critiquer outrageusement une situation de monopole de la CGT dans les ports, elle met en avant une vieille pratique, qui n'a plus lieu depuis l'après guerre, de syndicalisation rendue obligatoire à l'embauche. Ils feraient mieux de se taire, cela montre surtout que ce syndicat n'inspire pas confiance. Chacun est libre de se syndicaliser ou pas, et surtout où il le veut.

Mais le grand responsable de ce gâchis, en plus des opportunistes CFDtistes, est bien Nicolas Sarkozy ! Lui seul décide, lui seul peut revenir à la raison. Si la tentation est grande de casser du syndicaliste, il devrait mesurer qu'après lui la CGT sera encore là, et que dans cette bêtise qu'est cette confrontation, il a bien plus à perdre.

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Commentaires

  1. offf s'il ne voulait piétiner que les dockers... Mais non : tout le monde ! c'est pour tester ses talonnettes ?

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  2. C' tellement anecdotique en plus ce départ anticipé de deux ans... Il préfère confronter, diviser, c'est tellement facile...

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