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Comment le Figaro se paye la CGT

Nous en avons l'habitude, le Figaro est un journal de droite qui tend à créer des polémiques. Dans la dénonciation du gauchisme intellectuel, certains rédacteurs ne se gênent plus à se lancer dans des confrontations stériles. Mediapart en fait les frais régulièrement. Lorsque un de ces journalistes a dans son viseur une personne ou une organisation, rien n'empêche plus la mise à mort médiatique.

"Comment la CGT ruine le port de Marseille"

C'est l'un des titres de la couverture de ce jour. La "une" du Figaro va faire jaser plus d'une rédaction aujourd'hui.

Ce titre racoleur est mensonger, et cache en réalité un constat fait par la cour des comptes du "blocage social" répété dans ce secteur. On peut d'ailleurs s'étonner de la médiatisation d'un projet de rapport, qui n'est donc que provisoire, en plein conflit social.

Car, rappelons-le, les salariés des activités portuaires sont de nouveau en grève parce que le gouvernement ne respecte pas l'accord obtenu lors du conflit sur les retraites. C'est sur la reconnaissance de la pénibilité, pour ce secteur d'activité, qu'avait été obtenu le départ anticipé de 4 ans avant l'âge légal ; et c'est sur ce point qu'il y a incompréhension aujourd'hui. Le projet de décret de la nouvelle loi sur les retraites ne prévoit plus que deux ans de départ anticipé et ne concerne plus autant de catégories de salariés. L'État ne respecte pas les engagement pris en Novembre dernier.

Alors j'entendais dire ce matin sur la quinzième chaine, que le port de Marseille était un bastion de la CGT, et que par conséquence, les conflits répétés faisaient perdre des parts de marchés au port de Marseille.
Alors j'ai envie de dire que dans cette affaire, on constate une fois de plus le manque d'impartialité de certains journalistes, et pas seulement ceux du Figaro.

Peut être que de dire qu'en respectant plus le dialogue social dans ce pays, les entreprises et l'état français seraient moins confrontés au phénomène de grèves répétées, et permettrait de contre-balancer une analyse qui, pour le coup, serait plus juste.

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Commentaires

  1. Il était effectivement utile de rappeler que l'on ne fait pas grève par plaisir, mais pour faire respecter ses droits... contrairement aux sirènes médiatiques hurlantes de la droite la plus dure, sortes de muezzins qui appellent les fidèles du libéralisme à la prière quotidienne....

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  2. Il est bon de rappeler que le port de Dunkerque n'a pas de syndicat CGT, mais un syndicat un peu bizarre proche des organisations patronales.

    Il est opportun de montrer que ce port n'a peu mieux évolué en parts de marchés que les ports où la CGT est majoritaire.

    Par conséquent il est évident que les arguments du Figaro sont balayés...
    C'est la gestion des ports dans sa globalité et en particulier l'absence de dialogue social qui montre ses limites !

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  3. La désinformation habituelle... Bon, c'est normal c'est le Figaro.

    Je crois que les dockers protestent contre le gouvernement qui remet en cause un accord relatif à la pénibilité et à l'âge de départ à la retraite.

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  4. Deux avions pour le voyage Paris-Bruxelles de Sarkozy.

    La presse belge épingle, samedi 5 février, le déplacement de Nicolas Sarkozy. Le chef de l'Etat s'est rendu vendredi à Bruxelles pour un sommet européen. Et, selon les quotidiens belges, il a choisi de faire les 300 kilomètres qui séparent les deux capitales avec... deux avions.

    Outre l'avion présidentiel, le fameux A330, en service depuis 2010 et rebaptisé "Air Sarko One" par ses détracteurs, la présidence française avait également affrêté un Falcon Tx, plus petit. La télévision belge a filmé les deux appareils :

    L'achat et la mise en service de l'A330 présidentiel avaient déjà donné lieu à une polémique sur le coût de l'appareil et de sa transformation pour répondre aux besoins du chef de l'Etat : 176 millions d'euros au total.

    Celui-ci communique depuis sur l'économie réalisée en vendant les deux appareils précédents. Il a également précisé à quelques reprises que cet avion serait moins polluant que les deux petits A 319 utilisés précédemment. L'argument ne fonctionnera pas pour le voyage Paris-Bruxelles.

    Pour en savoir plus : "Air Sarko One", un avion devenu symbole du "bling bling" présidentiel.

    20 000 EUROS L'HEURE DE VOL.

    Le mensuel Terra Eco avait déjà épinglé la présidence, estimant, en novembre 2010, que Nicolas Sarkozy était le 6ème plus grand émetteur de CO2 parmi les chefs d'Etat et de gouvernement.

    "S'il avait voyagé avec Air Sarko One dès cette année (2010), il aurait multiplié par 2,5 ses émissions de CO2. Ce qui l'aurait ramené en deuxième position de ce classement", jugeait le magazine.

    Nicolas Sarkozy avait par ailleurs fait valider par Matignon, à l'été 2010, une note demandant aux ministres d'éviter autant que possible les déplacements en avion s'ils pouvaient les remplacer par le train. Note qui ne concernait visiblement pas l'Elysée.

    Le voyage entre Paris et Bruxelles en TGV Thalys dure en moyenne une heure et vingt minutes.

    Une heure de vol de l'A330 présidentiel revient environ à 20 000 euros ; celle d'un Falcon TX revient à 7700 euros.

    http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/02/05/deux-avions-pour-le-voyage-paris-bruxelles-de-sarkozy_1475716_823448.html

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  5. Michèle Alliot-Marie a fait DEUX voyages dans le jet privé de l'homme d'affaire Aziz Miled.

    Alain Fouché est sénateur UMP de la Vienne.

    Le sénateur Alain Fouché a jugé que "la morale républicaine" avait été "gravement offensée" avec ce voyage d'agrément en Tunisie, comme "la réputation d'indépendance" de la politique étrangère de la France.

    http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/02/05/tunisie-michele-alliot-marie-aurait-effectue-en-deuxieme-vol-en-jet-prive_1475842_823448.html

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