Accéder au contenu principal

De quel "Front" parle t-on ?!!

Il est beaucoup question de faire front ces derniers temps. Front National, Front de gauche, front républicain, faire front à la guerre, à la menace nucléaire, il faut s'opposer, faire barrage, s'unir pour combattre ce qui n'est pas tolérable.

En France, nous avons la culture du débat politique, nous aimons nous opposer, confronter nos avis pour faire vivre une certaine idée de la démocratie. Aussi les familles politiques n'ont pas toute le même attrait d'une union qui s’avère souvent nécessaire, pas forcément dans les mêmes circonstances.

Les forces de gauche illustrent parfaitement ce besoin typiquement français de marquer leur différence. Mais l'image d'une mésentente soulevée par des débats internes houleux laisse place quand cela est nécessaire à une union, pour faire avancer les intérets, les idées, les valeurs communes.

A droite, c'est l'inverse. Nous connaissions le Front national, qui seul contre tous, ne défend pas les valeurs de la République, que sont Liberté, Egalité, Fraternité.

Et nous avons surtout depuis la fin du RPR, le parti UMP actuellement au pouvoir qui, s'appelant "union pour un mouvement populaire" à sa création, fait vivre son diminutif UMP en tant qu'"union pour la majorité présidentielle" depuis le scrutin Présidentiel. La logique étant comme en 2007, d’appeler les partis républicains de droite à soutenir dès le premier tour, le même candidat N.Sarkozy.

Cette stratégie vise surtout, dans un scrutin uninominal direct à deux tours, à garantir que le candidat ait suffisamment de soutien pour se qualifier au premier tour.

On peut donc parler d'un front commun à droite. Mais cette stratégie s'arrête dès lors que le candidat n'est pas ou plus populaire.

Aujourd'hui, la majorité présidentielle est chancelante. Cinq ans après l'élection de Nicolas Sarkozy, l'UMP a perdu près de cent mille adhérents, n'a plus les mêmes soutiens, et quand ce parti dit de gouvernement se retrouve en difficulté dans un scrutin à deux tours comme dans les cantonales, la majorité qui fait office de front commun se fissure.

Dès lors, c'est la cacophonie. Il est apparu difficile pour certains, notamment pour le chef de file de l'UMP, J-F.Copé, qui a largement contribué à ce grand n'importe quoi depuis deux jours, de mettre tout le monde d'accord quand il s'agit de participer ou pas, à l'élan d'un Front républicain pour faire barrage au FN.

Elan national dont a pourtant profité l'UMP, dès sa création en 2002, lorsque la gauche appela à voter Jacques Chirac à la Présidentielle.

Une faute politique inutile puisque le vote des citoyens n'appartiennent à aucun parti. L'UMP de Copé vient de s'attribuer un véritable boulet politique qu'il trainera longtemps, alors qu'on lui demandait simplement de trancher sagement les duels dans quelques 72 cantons où le PS et le FN s'affrontent. Une paille... Même Mélenchon a appelé à voter PS, c'est dire...

Depuis F.Fillon (la caution républicaine) essaye de rattraper les maladresses, mais trop tard, le mal est fait. Même si il y a un certain rétro-pédalage de la majorité présidentielle, la "com" est passée.

L'UMP de N.Sarkozy et de J-F.Copé est toujours plus proche du FN quand il agit ainsi. Et il n'avait pas besoin de ça.

Les mauvais réflexes, les mauvaises habitudes sont tenaces. C'est la conséquence de quatre années de politiques clientélistes, discriminantes, qui ont souvent divisé, stigmatisé les populations entre elles, mettant à mal les notions républicaines, de liberté, d'égalité et de fraternité.

Ce parti est beaucoup moins républicain aujourd'hui, la campagne dans un an se jouera également sur cette capacité à faire front, espérons que la gauche dans son ensemble s'en souvienne.

Wikio

Commentaires

  1. Et, simple question, le jour où il y aura le "front" de gauche contre l'UMP, que nous dirons les dirigeants du PS?

    Ça ne choque personne que des parti fassent des "consignes" de vote? "tu DOIS voter ça parce que sinon blablabla" Mais zut à la fin, mon vote n'appartient qu'à moi, et je n'ai pas à devoir attendre le discours d'un homme ou d'une femme politique (espèce dont la droiture et l'honnêteté ne sont plus à démontrer...) pour qu'il/elle me dise pour qui voter au second tour, sous prétexte que j'aurai voté pour lui/elle au premier, non?

    RépondreSupprimer
  2. Anonyme,

    C'est ce que j'en dit aussi "le vote des citoyens n'appartiennent à aucun parti"

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Modérez vos commentaires !

Posts les plus consultés de ce blog

Laurent Berger isole un peu plus la CFDT

Au moment où la CGT a voté sa résolution le "syndicalisme rassemblé", le nouveau leader de la CFDT déclare ne pas vouloir défiler avec la CGT le 1er Mai. Quelle honteuse stratégie que de vouloir écarter médiatiquement le premier syndicat de France en terme de représentativité qu'est la CGT.
La fougue, la jeunesse, le manque d’expérience du jeune dirigeant n'excusent pas tout, se rend t-il compte qu'il isole un peu plus la CFDT ?

Une stratégie perdante
Si ça peut satisfaire dans un premier temps ceux qui ne sont pas toujours en accord avec les positions de la CGT, il faut connaitre et bien comprendre ce qu'est le syndicalisme. Une organisation syndicale seule ne peut rien ! Peut-être dans quelque cas où le syndicat est majoritaire au sein d'une entreprise, mais en général, les organisations syndicales sont obligées de s'entendre. Que ce soit pour le vote d'un budget de Comité d'Entreprise ou des négociations salariales par exemple, la plus par…

Racisme ordinaire : La discussion "à la con" du boulot

J'ai encore eu une discussion "à la con" hier avec l'un de mes collègues de travail. Il était question au début de la conversation du terroriste français ayant participé à l'attaque du site gazier d'In Amenas en Algérie. De fil en aiguille, la discussion a dérivé sur les problèmes d'intégration en France de certaines communautés, pour finir par stigmatiser carrément les "Arabo-musulmans".

Alors ça m'a fait penser à une discussion à laquelle j'ai participé dernièrement sur Facebook où il était question pour les uns de combattre systématiquement les idées qui mènent au fascisme, pour les autres d'éviter au contraire de parler de ces choses là, qu'en dé-diabolisant le FN, ça le banaliserait.

La banalisation des idées du FN explique justement que j'ai pu avoir cette discussion "à la con" hier sur mon lieu de travail. Il y a quelques années, ces discussions existaient déjà mais ces échanges ne se faisaient pas ouverteme…

La règle des pollueurs des océans, c'est "pas vu, pas pris". (Bonne baignade quand même)

Ça peut intéresser de connaitre les dix plages les plus respectueuses de l'environnement... Dans l'inconscient collectif on s'imagine que nos eaux le long de nos côtes françaises sont propres, loin des plages en chine véritables décharges à ciel ouvert. Mais si la pollution est moins visible, elle n'en est pas moins réelle.
Du coup, avant de vouloir faire la leçon à la terre entière, nous devrions déjà être nous même irréprochable et c'est loin d'être le cas.

Je vis près de Bayonne, et ça peut m'arriver de me baigner à Anglet ou à Biarritz, et surprise en ce début d’Août, l'eau est pleine de détritus.
Pas simplement des eaux usées, des bouchons, plastiques flottent à la surface, une recherche sur le net plus tard, j'apprends que la ville de Biarritz rejette dans l'océan ses eaux usées lorsque son système d'assainissement est saturé lors d'épisodes de fortes pluies. (un conseil rincez vous bien en sortant de la baignade car oui il y a des…