Libye : Kadhafi marche sur nos démocraties

En n'agissant pas, la communauté internationale laisse le champ libre à Kadhafi pour réprimer le soulèvement libyen. C'est un message fort envoyé à tous les dictateurs de la planète, continuez donc à réprimer dans le sang, à tuer votre peuple, nous ne ferons rien.

Nous nous étions rapidement interrogés sur le bien fait d'une intervention, mais ONU, G8, UE, ont été incapables de s'entendre sur une action à mener. Pourtant le peuple Libyen réclamait notre aide.

Pendant ce temps, et une catastrophe nucléaire plus tard,
Kadhafi a eu tout le loisir de s'organiser. Depuis, il se moque et défie ouvertement la communauté internationale. Peu à peu, les forces de Mouammar Kadhafi reconquièrent les villes prises par les insurgés.

Ils sont maintenant à l'assaut de Benghazi, ville où se sont retranchés les combattants pour la liberté. C'est dans cette ville que N.Sarkozy a choisi d'implanter une ambassade, reconnaissant le conseil national de transition (CNT) Libyen, seul représentant légitime du peuple lybien pour la France.

Allons nous laisser Kadhafi aller jusqu'au bout ? Nous ne pouvons détourner nos yeux de cet affront fait à l'aspiration d'un peuple à plus de démocratie. Ne rien faire serait bien plus contre-productif.



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Commentaires

  1. Un vrai scandale, une honte pour nos pays civilisés et une non-assistance à personne en danger..
    c'est clair !!

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  2. Oui, c'est mon sentiment aussi. C'est ce que l'on commence à lire un peu partout, non assistance et honte de notre immobilisme. Un bien mauvais message...

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  3. Mercredi 16 mars 2011 :

    Le clan Kadhafi affirme avoir financé la campagne de Sarkozy.

    Dans une interview à la chaîne Euronews, l’un des fils Kadhafi demande à Nicolas Sarkozy, qu’il traite de "clown", de "rendre l’argent" que les Kadhafi lui ont versé pour sa campagne de 2007. Et affirme avoir "tous les détails les comptes bancaires, les documents, et les opérations de transfert."

    L’Elysée dément que le chef de l’Etat ait bénéficié de fonds libyens.

    Dès la semaine dernière, aussitôt après la reconnaissance par Paris de l’opposition libyenne comme seule représentante du régime, Mouammar Kadhafi avait menacé de rendre public "un grave secret" lié à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Des révélations de nature à "faire chuter" Sarkozy, menaçait le dirigeant libyen.
    Cette menace avait été diffusée par l’agence d’Etat libyenne et reprise par la télévision publique.

    Dans une interview accordée à la chaîne Euronews, Saïf al-Islam Kadhafi se veut plus précis.

    "C’est nous qui avons financé sa campagne, et nous en avons la preuve. Nous sommes prêts à tout révéler. La première chose que l’on demande à ce clown, c’est de rendre l’argent au peuple libyen", lance le fils Kadhafi.

    "Nous avons tous les détails, les comptes bancaires, les documents, et les opérations de transfert. Nous révélerons tout prochainement", menace-t-il.

    Selon Saïf al Islam Kadhafi, en échange du financement de sa campagne électorale, Nicolas Sarkozy se serait engagé à "œuvrer pour le peuple libyen (…) Mais il nous a déçus. Rendez-nous notre argent", ajoute encore le fils Kadhafi.

    http://www.france-info.com/monde-afrique-2011-03-16-le-clan-kadhafi-affirme-avoir-finance-la-campagne-de-sarkozy-522201-14-18.html

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  4. Plus que de la colère, c'est maintenant la tristesse qui m'envahit. J'ai honte pour ces ploutocrates du G8 qui, pour protéger leur petits intérêts, sont prêts à abandonner ces pauvres malheureux au sort épouvantable qui les attend. J'espère encore un retournement de situation, mais....
    Tout cela sent le même parfum que celui qui régnait lorsque l'on a abandonné les Républicains espagnols en 1936 pour des raisons principalement électoralistes. Consternation !

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  5. sans compter les conséquences en Tunisie et Egypte après tout rien n'est gagné et de loin

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  6. je viens d'entendre M. Aubry, j'ai mis la vidéo sur mon blog
    ça me rappelle trop l'espagne, tout ce qu'elle a subi ensuite jusqu'en 1975, notre culpabilité qui n'est pas guéri

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  7. Une saine colère que celle de Aubry...

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