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Candidatures tardives ou primaires à l'UMP ?

Pour une majorité des députés UMP, il faut une candidature tardive du candidat Sarkozy à sa réélection en 2012, mais certains commencent à plaider sérieusement pour que l'on respecte les status du parti, qui prévoient une procédure de désignation, un vote.

Les cas sont assez nombreux de candidatures tardives des présidents sortants, en 1981, Valéry Giscard d'Estaing s'est dévoilé depuis le Palais de l'Élysée le 2 mars, moins de deux mois avant le premier tour (26 avril). En 1988, François Mitterrand n'est entré dans l'arène électorale que le 22 mars, un mois avant le premier tour (24 avril). Et, en 2002, Jacques Chirac s'est déclaré le 11 février, lors d'un déplacement en Avignon, deux mois avant le fameux 21 avril.

En 2006, Michélle Alliot-Marie se retirait alors qu'elle avait hésité entre une candidature libre ou l'investiture UMP. Finalement, elle laisse Nicolas Sarkozy candidat unique.

Qu'en sera t-il cette fois, déjà on voit bien que le centre droit s'organisait déjà en 2007 pour proposer une alternative à la droite sarkozyste, aujourd'hui les Villepin, Bayrou et autre Borloo ont l'air franchement décidé à proposer une alternative à droite.

L'UMP n'est plus ce grand rassemblement voulu à droite, certains députés à droite doutent de la pertinence d'une candidature de Nicolas Sarkozy.

Hervé Mariton, député UMP de la Drôme, pense avoir trouvé la solution pour mettre tout le monde d'accord : que Nicolas Sarkozy soumette sa candidature à un congrès du parti, rapporte Thierry Guerrier dans Le Buzz politique.

Si tel est le cas, comment se comporteront F.Fillon ou J-F Copé qui bien qu'issus de courants différents au sein de l'UMP, pensent peut -être secrètement qu'il est temps de se débarrasser du président gênant.

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