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l'Insécurité policière par la CNDS

Falsification de documents, usage abusif d'armes diverses, les manquements à la déontologie sont pointés dans une enquêtes sur les pratiques de nos policiers et gendarmes.

La commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) dénonce dans son dernier rapport les difficultés à enquêter sur les dérives des professions de la sécurité.
La CNDS "constate avec inquiétude la persistance de pratiques visant à limiter ou entraver les investigations ou les contrôles portant sur l'activité des personnes exerçant des missions de sécurité".


La commission évoque notamment des "difficultés pour obtenir des enquêtes effectives", avec la "disparition", voire la "falsification", de documents. Elle mentionne ainsi un "extrait de l'enregistrement audiovisuel de l'audition d'un mineur par un fonctionnaire de police" : '- Tu veux ajouter quelque chose ?' '-

Qu'on m'a frappé là en cellule.' '- Qui t'a frappé ?' '- Le policier.' '- Le policier t'a frappé ?' '- Oui (le mineur monte la main sur son visage), il m'a mis une gifle là.'"

Or "aucune mention de ces déclarations n'a été portée sur le procès-verbal", note la commission, et les images du couloir où les faits décrits se sont déroulés "ont par conséquent été effacées, rendant impossible l'établissement des faits".

Ce rapport est accablant, il arrive dans un contexte de réforme de la garde à vue où l'on devine le bien fait de la présence d'un avocat dès les premières heures de la garde à vue. Mais cela suffira t-il ?
La falsification de documents de procès verbaux est une vieille pratique chez nos fonctionnaires de police, ce ne sont pas les seuls faits contestables, l’usage abusif d'armes lacrymogènes et de flash ball est également dénoncé.

Dès lors on peut s'interroger sur la politique du tout sécuritaire voulue par Nicolas Sarkozy, une politique du résultat par le chiffre, qui n'a pas démontré son efficacité tant les situations se sont compliquées. Les peines plancher ont rempli nos prisons de jeunes délinquants, et la justice explose des modifications de pratiques qui ne visent qu'à enregistrer les résultats voulus par le gouvernement.

Le volume d'enregistrement d'affaires n'étant que la norme, ayant supprimé police de proximité au profit d'une police d'intervention, l'efficacité n'est plus au rendez vous, pire on invente des nouvelles statistiques pour diluer les chiffres .

Par exemple, la tentative de vol d'un véhicule fait partie du chiffre global, mais pas la dégradation d'un véhicule, qui fait partie du code Q. Il suffit de classer la tentative de vol d'une voiture dans la catégorie dégradation. Fastoche ! Le code Q est une sorte de machine à blanchir les statistiques. C'est le principal appareil de maquillage des chiffres de la sécurité .

Bref, les exemples sont nombreux pour nous convaincre que nos policiers ont besoin d'une autre gestion de leurs prérogatives professionnelles, une autre politique de la justice qui ne serait pas qu'une simple caisse d'enregistrement de résultats douteux.

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