Accéder au contenu principal

On ne veut pas de primes, mais des vraies augmentations de salaires !

Qu'on se le dise Nicolas Sarkozy est en campagne électorale. Aujourd'hui, il s'est payé le culot de se positionner sur le thème du pouvoir d'achat qu'il a largement laissé tomber depuis qu'il est élu. La prime de 1000 euros a fait l'objet de nombreuses réactions, le président de la republique l'a évoqué aujourd'hui face à des ouvriers qu'il avait déjà rencontré quand il se disait le candidat de la hausse du pouvoir d'achat. Problème, la dite prime ne serait distribuée qu'en cas de redistribution de dividendes et si l'entreprise le souhaite. Elle permettrait aux PME d'être exonérée de "charges" sociales, aggravant toujours plus les comptes sociaux.
s
Une prime aujourd'hui pour cacher le malaise social des conséquences de cinq année de vache maigre en terme de politique salariale. Une mesure accessoire qui ne pourra contenter, tant le problème des salaires en France est probant. Hausse des loyers pour se loger, hausse des énergies, des produits de première nécessité, des produits alimentaires créent une perte de vitesse de notre économie quand seule la consommation la tire encore avec seulement 2% de prévision de croissance, un vrai paradoxe. Les choix faits sous la présidence de nicolas Sarkozy n'ont pas permis ce cercle vertueux activité-consommation- fruits de la croissance.

L'exonération de "charges" sociales pour financer la mesure est irresponsable, ce sont les salariés qui sont aussi des contribuables, qui payent deux fois ce type de politique. Je mets des guillemets à "charges" sociales pour rappeler que ce sont avant tout des "cotisations". Que c'est bien les salariés qui par leur travail financent notre protection, notre modèle social.

Le gel de l'indice des augmentations des salaires dans la fonction publique pour la deuxième année consécutive est la dernière preuve de la volonté de Nicolas Sarkozy de ne pas augmenter les salaires. Est-ce à dire que les salariés de la fonction publique sont des sous employés ?

Le bilan du quinquennat de Nicolas Sarkozy est bien terne, et il semble vraiment accessoire de vouloir verser une simple prime exceptionnelle aujourd'hui.
Une prime que peu de salariés auront vraiment, et qui pourra être supprimée d'année en année. Non, il faut augmenter les salaires !

1000 Euros reversés en augmentation du taux
horaire qui fait le salaire permettraient une augmentation de quelques soixante quinze centimes d'euros de l'heure brut, faites le calcul, vous n'auriez que quelques 20 à 30 euros d'augmentation net/mois sur une paye au smic.

L'effort doit être plus important.




Wikio

Commentaires

  1. @stef : et encore, tu ne parles pas du fait que cette prime ne va concerner que les entreprises qui versent des dividendes, soit les salariés déja les plus favorisés pusique travaillant dans des sociétés à forte valeur ajoutée... Ce qui n'empêchera pas leur patron de compresser leur personnel comme seule variable d'ajustement en cas de volonté dans ce sens de la part des fonds de pension et autres actionnaires toujours plus cupides... Virez les tous !

    RépondreSupprimer
  2. "la dite prime ne serait distribuée qu'en cas de redistribution de dividendes et si l'entreprise le souhaite" j'avais précisé GDEC, mais tes précisions ont de l'importance aussi ^^

    RépondreSupprimer
  3. Le chiffre 1000 est là pour nous éblouir, personne n'est dupe, on fabrique parfois notre chômage en formant indirectement des collaborateurs de pays émergeant, on ne va pas en plus se financer notre prime. Ce gouvernement est en plus vicelard.

    RépondreSupprimer
  4. On peut le dire El Camino, on peut le dire...

    RépondreSupprimer
  5. Une mesure clairement insuffisante, quantitativement, dont l'intention électorale peut sembler aussi transparente que les autres actions du gouvernement. Mais une mesure qui envoie un signal fort aux 'actionnaires', il suffit de regarder la réaction du MEDEF pour s'en convaincre.
    Donc malgré toutes ces objections, et le manque relatif d'importance d'une telle mesure, je ne cracherai pas dessus.
    Enfin, tant qu'on parlera de 'coût' du travail, et pas de la valeur que l'on peut créer par celui-ci...

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Modérez vos commentaires !

Posts les plus consultés de ce blog

Laurent Berger isole un peu plus la CFDT

Au moment où la CGT a voté sa résolution le "syndicalisme rassemblé", le nouveau leader de la CFDT déclare ne pas vouloir défiler avec la CGT le 1er Mai. Quelle honteuse stratégie que de vouloir écarter médiatiquement le premier syndicat de France en terme de représentativité qu'est la CGT.
La fougue, la jeunesse, le manque d’expérience du jeune dirigeant n'excusent pas tout, se rend t-il compte qu'il isole un peu plus la CFDT ?

Une stratégie perdante
Si ça peut satisfaire dans un premier temps ceux qui ne sont pas toujours en accord avec les positions de la CGT, il faut connaitre et bien comprendre ce qu'est le syndicalisme. Une organisation syndicale seule ne peut rien ! Peut-être dans quelque cas où le syndicat est majoritaire au sein d'une entreprise, mais en général, les organisations syndicales sont obligées de s'entendre. Que ce soit pour le vote d'un budget de Comité d'Entreprise ou des négociations salariales par exemple, la plus par…

Racisme ordinaire : La discussion "à la con" du boulot

J'ai encore eu une discussion "à la con" hier avec l'un de mes collègues de travail. Il était question au début de la conversation du terroriste français ayant participé à l'attaque du site gazier d'In Amenas en Algérie. De fil en aiguille, la discussion a dérivé sur les problèmes d'intégration en France de certaines communautés, pour finir par stigmatiser carrément les "Arabo-musulmans".

Alors ça m'a fait penser à une discussion à laquelle j'ai participé dernièrement sur Facebook où il était question pour les uns de combattre systématiquement les idées qui mènent au fascisme, pour les autres d'éviter au contraire de parler de ces choses là, qu'en dé-diabolisant le FN, ça le banaliserait.

La banalisation des idées du FN explique justement que j'ai pu avoir cette discussion "à la con" hier sur mon lieu de travail. Il y a quelques années, ces discussions existaient déjà mais ces échanges ne se faisaient pas ouverteme…