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2002/2007 à 2012 : Pas de quoi pavoiser !

Fillon fait à son tour la promotion du quinquennat de Nicolas Sarkozy, une façon de justifier par là même son (in)action depuis 2007. Déjà l'Elysée communiquait une sorte de pré-bilan des quatre ans de politiques menées à ce jour. Bulletin d'adhésion adossé à la photo du Président de la République, Nicolas Sarkozy est en campagne. Le chef de file de l'UMP, J-F.Copé, invente les "ambassadeurs du bilan". La machine électorale est mise en marche.

Mais au delà de l'opération de communication, y a t-il vraiment matière à défendre un tel bilan ?

En tout cas les français ne sont pas convaincus. Selon un sondage paru ce jour, 73% des français juge le bilan de Nicolas Sarkozy "mauvais". Ce qui est intéressant dans cette étude, c'est de voir que les réformes faites depuis 2007 sont rejetées parce que jugées inefficaces. Seules quelques mesures séduisent, comme l’allègement des droits de successions ou le grenelle de l'environnement dont on se demande ce qui en ressort. (+ de détails ici)
En tout cas rien qui indique que le bilan de N.Sarkozy soit ressenti positivement. Aucune réforme n'a permis que le bilan économique et social de la France soit meilleur, bien au contraire.

Ils mettront cela sur le compte de la crise, les différents plans de relance, et patati et patata. Mais la mauvaise gestion des comptes sociaux, les budgets en déséquilibre à coup de cadeaux fiscaux, d’allègement de cotisations sociales, etc, ont aussi alourdi considérablement notre dette de plus de deux cent milliards en trois ans.

En Janvier 2011, la dette publique est de 1233 milliards d'euros, 4 milliards de plus qu'en Décembre dernier, on mesure là toute l’inefficacité des politiques économiques et fiscales de la France sur un mois seulement !


Les opérations de communication ne suffisent plus. Les Français semblent abusés, déçus. Ils ont pourtant cru en ce discours volontaire fait de promesses d'un avenir meilleur, d'une Autre Vie, mais les résultats sont bien ternes.

Alors je ne peux pas dresser ce tableau édifiant d'un bilan très négatif de la droite UMP au pouvoir sans évoquer l'alternative possible de la gauche aux responsabilités en 2012. Et force est de constater que nous sommes bien mal barrés au vu de la tournure des évènements. Ce ne sont pas les projets de gauche, le fond des idées, qui dérangent, mais le manque de stratégie électorale pour reconquérir l'électorat.

Parce que si il y a bien des raisons d'être déçu du quinquennat de Sarkozy, rien ne garantit la victoire de la gauche. Pire, les mêmes erreurs semblent se reproduire. Dernier exemple en date, Jean Pierre Chevènement a déclaré aujourd'hui vouloir se présenter à la Présidentielle. En 2002, il fît 5% portant le coup de grâce à la qualification du candidat Jospin pour le premier tour.

On ressent encore beaucoup trop de tensions entre les différentes formations politiques à gauche, il n' y a pas de rassemblement, pas d'unité et aucun leader ne se détache réellement. Les primaires socialiste risquent bien de n’intéresser personne (ou si peu) tant le processus pour poser candidature à la candidature n'en finit pas. Ras le bol !

La droite n'a pas de quoi pavoiser, la gauche non-plus. Dès lors on comprend mieux la jubilation d'une Marine Le Pen.

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