Bien sûr que c'est elle !

Hier, c'était la journée des femmes écrit ce matin Nicolas. "Les femmes semblaient à l’honneur dans l’actualité avec la nomination de Christine Lagarde au FMI, la « remontée » d’Eva Joly dans la primaire EELV et la déclaration de candidature de Martine Aubry." Certes, il y a une information qui peut sembler plus importante, le énième remaniement qui s'annonce devrait être largement commenté. Mais l'information majeure de ce début de semaine reste pour moi la candidature de Martine Aubry à la Présidentielle.

Circulez y a rien à voir, les petits camarades socialistes peuvent se rhabiller, c'est Martine Aubry qui sera élue.

Voilà une entrée en la matière qui va en faire rager plus d'un, mais que voulez-vous, un militant dans l'âme reste un militant. Bien qu'ici sur ce blog, je ne prenne jamais parti plus que de raison, pour une organisation politique plus qu'une autre, pour une personne plus qu'une autre, le potentiel électoral du candidat guide mon choix dans cette primaire socialiste.
Pour moi cela ne fait aucun doute, non seulement Martine Aubry va remporter haut la main la primaire, mais ce processus de désignation du candidat devrait propulser notre Merkel de gauche, pour écraser le président sortant.

Ça va cogner dur, Nicolas Sarkozy qui la dit "méchante", qui craint sa candidature, a bien raison de se faire du souci. Cassante, dure, brutale, souvent de mauvaise humeur, mais surtout déterminée, Martine Aubry s'est enfin déclarée candidate à l'investiture socialiste. Et Nicolas Sarkozy ne s'y était pas trompé, fin limier des campagnes électorales, il a bien senti que c'est la candidate la plus redoutable à gauche.

Premier secrétaire, à la main de fer.

Ne l'avez vous pas remarqué, alors qu'elle n'était toujours pas candidate, les soutiens se sont multipliés, jusqu'au Strauss-Kahniens qui auraient dû normalement se tourner plus naturellement vers F.Hollande. Depuis 2008, certains se sont essayés à quelques critiques, souvent les mêmes. Aujourd'hui même Valls est dans le respect du chef.

Avec Martine Aubry, il est vrai que nous ne sommes pas dans la franche rigolade, elle garde une certaine distance avec les journalistes, le style est aux antipodes de ses camarades, on aime ou on n'aime pas. Reste que sur le fond des idées, elle a su redonner des couleurs à sa formation politique qui flirtait un peu trop avec le centre droit de Bayrou à l'époque de 2007, la raison de l'échec de Ségolène Royal.

Cliver sur les 35 heures, sur les retraites...

Alors que la crise a obligé celui qui voulait nous faire travailler plus pour gagner plus, à financer des politiques d'assistanat de l'entreprise, M.Aubry pourra défendre la loi des 35 heures sans complexe. La droite ne les a pas supprimées parce que c'est un gage de productivité.
Parce que nos entreprises ne peuvent créer de l'activité à la demande, Sarkozy a dû injecter des milliards d'euros en chômage partiel en créant l'APLD, l'activité partielle de longue durée (sans perte de salaire) durant ce temps de crise pour tous les marchés. Tous le secteurs automobiles, l'aéronautique, et finalement une grosse partie de notre industrie en a profité, et c'est tant mieux car cela a préservé l'emploi dans ces moments difficiles. Mais il faut bien reconnaître que c'est le partage de l'activité, sa réduction, qui a permis de sauver des emplois Mr Sarkozy ! La politique de défiscalisation des heures supplémentaires étant dévastatrice pour la création d'emploi. Voilà la teneur des débats que nous aurions en cas de duel Aubry/Sarkozy.

Jusqu'au grand emprunt qu'il défend encore ces derniers jours, Nicolas Sarkozy s'est continuellement tourné vers le monde de l'entreprise en oubliant l'accompagnement social de ses projets, en omettant l'augmentation de la précarité chez les salariés, chez nos retraités, et mêmes nos étudiants.
Martine Aubry pourra mettre en avant le projet du PS, le sien. En s'appuyant sur son expérience, elle qui a mis en œuvre la couverture maladie universelle (CMU), elle est la seule ministre depuis 1985 à présenter un solde positif du régime général de Sécurité sociale en 1999. Permettant de créer le fond de réserve pour les retraites à l'époque, elle gagnera aussi en réhabilitant le droit à la retraite à 60 ans, un de ses engagements, une arme électorale redoutable pour son adversaire.

Elle s'explique encore ce matin sur sa candidature assurant qu'il n'y aura pas de division dans ces primaires. Cette fois candidate, elle ajoute "J'espère remplacer Nicolas Sarkozy à l'Élysée."

La campagne est lancée, pour moi, c'est elle.


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Commentaires

  1. La journée des femmes... Avec, en arrière-plan, en creux, DSK...

    Car, au fond, Aubry remplace DSK pour la Primaire.
    Et Lagarde le remplace au FMI.

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  2. Je crois qu'on y gagne au change pour les primaires, pas pour le FMI...

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  3. Je suis assez d'accord avec P. Sage ci-dessus.

    D'ailleurs MA souffrira de cette image de remplaçante, de candidate par défaut...

    Bref, pas d'accord avec ton billet. Mais comme je l'ai dit chez moi, je ne demande qu'à changer d'avis...

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  4. La campagne va gommer les circonstances de sa déclaration...

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  5. Merkel de gauche, ça fait rêver, d'ailleurs Merkel a gouverné avec le SPD... C'est vrai que certaines notions deviennent très relatives, notamment chez la social-démocratie.

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