En Juin, coalition, rapprochement, barrage, 2012 en ligne de mire

Il s'en est dit des choses très intéressantes ce week-end. D'un point de vue stratégie électorale, à droite comme à gauche, des appels du pied, des rapprochements et même des courriers ont précisé le positionnement des uns et des autres. Il y a même des débuts de coalition pour faire barrage à d'autres candidats, de quoi dessiner un résultat bien proportionné et républiquement équilibré pour éviter des surprises et déconvenues façon 21 avril 2002, quoique...

Une nouvelle donne électorale se dessine au centre, au delà de celle que l'on connaissait déjà du MODEM de Bayrou. On ne sait plus qui le premier a fait appel à l'autre, mais Villepin et Borloo n'arrêtent plus les échanges d'amabilités par déclarations interposées.

Une telle alliance au centre, avec cette fois un premier ministre et un ministre de droite, attirerait bien plus l'électorat pouvant voter pour Sarkozy, contrairement à Bayrou qui en 2007 attirait également des votants à gauche. Sans aucun doute, cette nouvelle donne électorale va diminuer le résultat de Sarkozy au premier tour. Un 21 Avril à l'envers semble même de plus en plus possible de ce point de vue là.

A gauche, c'est l'inverse qui semble se produire. Si Cécile Duflot a été réelue pour un troisième mandat de premier secrétaire d'EELV dans une sorte de plébiscite écrasant à plus de 92% des suffrages exprimés, le candidat pour 2012 ne s'impose pas naturellement au sein de cette formation politique.

Hulot n'arrête plus les bourdes, et Eva Joly de les commenter. Aussi le grand absent de la Rochelle ne s'y trompe pas, Daniel Cohn Bendit déclare : "il ne s'est "rien passé" au congrès EELV, sauf la "boulette" de Hulot" et c'est son frère Gabriel Cohn Bendit qui y va carrément d'un courrier adressé à Eva Joly, demandant clairement des négociations, dès aujourd'hui, avec les candidats aux primaires du PS. Il demande, dans sa lettre, à Eva Joly d'être leur «porte-parole» et de soutenir dès le 1er tour le candidat ou la candidate choisi par le PS. Et l'association des amis d'Europe Ecologie pose 5 conditions.

A savoir que le(la) candidate(e) socialiste accepte :

1. le débat et le réferendum sur le non renouvellement du parc nucléaire
2. les 268 propositions du Grenelle de l'environnement
3. l'introduction d'une dose significative de proportionnelle aux législatives, en refusant l'aumône des 15 députés
4. un vice-Premier ministre chargé de l'Energie, l'Agriculture, le Transport, le Logement....
5. que des écologistes soient pleinement associés à la campagne électorale.

Nul ne sait si cette démarche aboutira, mais contrairement à droite où il est plutôt question de faire barrage au président sortant, à gauche, la dynamique est bien au rassemblement.

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Commentaires

  1. Ben c'est le débat de semaine hein ^^

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  2. Je vous le dis, mon rêve va se réaliser:

    Ségo/Eva, le tandem de choc de la gauche!!!!!!

    Enfin, on verra bien.

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