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Unité 2012 : Progressisme/conservatisme

Je discutais dernièrement avec un ancien de mon syndicat (cgt) qui m'expliquait qu'il vivait mal qu'on puisse selon ses mots le qualifier de "progressiste". C'était dans le fil d'une discussion, il évoquait un échange avec un autre responsable syndicaliste (cfdt), un ancien également, je n'ai pas relevé mais le propos a retenu mon attention, et je crois que ce type d'échange explique assez bien le débat qui est le notre à gauche.

Prenons la définition wikipedia pour commencer, "le progressisme est la volonté d'instaurer un progrès social, des réformes, en opposition au conservatisme". Jusque là, cela correspond assez bien à la conception que je pouvais en faire.
Mais on apprend plus loin, qu'en économie, l'actuel progressisme défend les valeurs du socialisme démocratique ou de la social-démocratie.
Et je comprend donc mieux l'embarras de mon camarade de la CGT qui politiquement est franchement positionné à gauche, ayant toujours voté communiste avec toute la volonté qui va avec, de combattre le capitalisme.

Un syndicat n'est pas un parti politique, c'est un collectif de salariés qui fait vivre en toute autonomie son syndicat. Mais si il y a un point commun, un lien à faire, c'est l'implication des hommes et des femmes dans ces organisations. Le militant fait bouger les lignes, et influence ou pas ses camarades. La CGT d'aujourd'hui n'est plus celle d'hier et est sûrement différente de ce qu'elle sera demain.

Avant de convaincre les salariés d'une entreprise, ou en politique les français, le militant doit d'abord convaincre en interne son organisation, c'est aussi le jeu démocratique qui nous occupe à gauche selon moi.

Je crois que le gros problème, c'est que beaucoup ne résonnent qu'avec ces vieux schémas idéologiques d'opposition, progressisme/conservatisme. Alors que dans les faits, ce sont souvent de petites décisions très concrètes qui doivent être prises au quotidien.

Le débat qui nous anime à un an de la présidentielle est la reconquête de l'électorat. La possible réélection de Nicolas Sarkozy aura de lourdes conséquences au sein de l'entreprise, socialement, économiquement, pour le quotidien de tous les français. 35 heures, capitalisation retraite, etc, seront de nouvelles atteintes en cas de réélection.

Les militants à gauche doivent prendre leurs responsabilités, et chercher sereinement les points de convergence politique pour garantir un peu plus la victoire. C'est le sens de mon engagement pour "Unité2012", lisez donc cette lettre ouverte d'un électeur à tout ceux qui font de la politique à gauche, et faites tourner !


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Commentaires

  1. La victoire pour faire quoi ? Faire comme Papandreou et Zapatero ? Il serait temps de réfléchir à cette question... non ?

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  2. C'est pénible de prétendre qu'un gouvernement de gauche en France appliquerait les mêmes politiques que d'autres, c'est pas un peu facile, voire limite ridicule ?

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  3. La victoire pour faire quoi... La victoire pour faire quoi... Et la défaite : pour faire quoi ???

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