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Balance commerciale négative, signe du déclin à la Française.


Si il y a un voyant économique qui devrait être surveillé comme le lait sur le feu, c'est bien le déficit commercial en France qui atteint un nouveau record à la baisse ce mois de Mai.
Si on a pris l'habitude de s’accommoder du reste, je veux parler des conséquences structurelles des mauvais chiffres de notre économie, déficit des comptes sociaux, hausse du chômage, etc, parce que les résultantes de trente ans de politique (disent-ils), nous avons ici, avec l'évolution rapide du déficit commercial, le signe du déclin à la française.

C'est surtout le signe que nos entreprises ne vendent plus à l'étranger.

Le gouvernement ne peut renvoyer la balle à l'opposition sur ce sujet, le problème n'est certes pas nouveau, mais le déficit n'est apparent que depuis dix ans.

Auparavant les grands chantiers d'état masquaient quelques peu un solde positif déjà faible. Aujourd'hui, si en plus l'état n'est plus un "bon client", les entreprises sous perfusion (historiquement) ralentissent leur activité.

La France n’a plus connu de balance commerciale positive depuis… 2002, c’est-à-dire depuis l’arrivée au pouvoir de l’UMP de Sarkozy.


Prenons l'exemple de Renault, on apprend que le FSI, fond stratégique d'investissement de N.Sarkozy ne participera pas à l'investissement de la nouvelle usine de batterie electriquet. Carlos Gohn a donc revu son montage financier, et décale sa nouvelle production de 2012 à 2014 (décalé aujourd'hui, supprimé demain ?).

Voilà un projet, créateur d'emplois, ralenti par le manque d'investissement du secteur privé, peut être trop habitué à vivre sous perfusion.

Nos libéraux nous expliquerons, que c'est le coût, la protection sociale, et le manque de flexibilité du travail en France qui en sont les causes, on voit bien que c'est le rôle d'un état fort et interventionniste qui permet de soutenir ou pas l'économie d'un pays.

Les experts le disent, ce sont des raisons structurelles qui expliquent ces déficits, ce n'est pas une hausse passagère du prix des énergies ou le change euro-dollars qui en expliquent les causes.
C'est une réflexion dans son ensemble qu'il faut mener. Un état fort qui empêche la fuite de ses cerveaux, pour réellement miser sur l'innovation, la recherche, et ainsi relancer notre économie sur de bonnes bases. Peut être faudrait-il revoir les formations de nos ingenieurs, et au-delà la culture d'entreprise, un vaste chantier.

Je suis sûre que Sarkozy aurait aimé mettre quelques centaines de millions, voire des milliards de plus dans nos industries, mais il aurait fallu pour cela un état fort qui sache encore s'autofinancer.

Une logique courageuse qui sort de l'idéologie Umpiste, et puis on aurait pu reprocher au Président, de sortir un peu trop du modèle libéral qui est le notre, il ne faudrait pas pousser... Et pourtant...

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