Accéder au contenu principal

Chômage : les effet pervers de l'emploi sous Sarkozy

Alors que certains de nos confrères blogueurs sont en déplacement à la Rochelle pour l'université d'été du PS, les premières réactions tombent quant à l'inquiétante montée du chômage.

Ils sont au plus haut depuis 11 ans peut-on lire. Du coup, dans un communiqué, le secrétaire du PS à l'emploi Alain Vidalies estime que "c'est l'échec total de la politique de Nicolas Sarkozy""

"L'emploi n'a jamais été une priorité pour ce gouvernement. Tout juste élu, sa priorité aura été de mettre en place le paquet fiscal, multipliant de coûteux cadeaux aux plus riches, au lieu de mettre en place un véritable paquet pour l'emploi, en améliorant les salaires, la consommation et le soutien aux PME"

Oui, c'est l'échec total des politiques de l'emploi de Nicolas Sarkozy. Certes, la crise a paralysé l'emploi, mais la première mesure pour l'emploi mise en place en 2007 bien avant la crise fût la défiscalisation des heures supplémentaires, avec l'exonération de charges sociales qui alla avec (creusant toujours plus les déficits).

Cette mesure a surtout été le moyen de baisser le coût du travail et c'était celà le principal objectif de N.Sarkozy, sous couvert de pseudo augmentation du pouvoir d'achat !
Rapports parlementaires, professeurs en école Polytechnique, analystes, tous font le même constat, on parle d'un fort effet d'aubaine.

Quand autrefois les heures supplémentaires n'étaient pas déclarées, elle l'ont été pour les allègements de charges ; et quand l'entreprise eut un accroissement d'activité, elle préféra alors faire travailler plus les personnels déjà embauchés en CDI.

Nous le savions, les salariés sont de plus en plus la variable d'ajustement, mais là...

Pire, la rupture conventionnelle, autre bombe à retardement de l'ére Sarkozy, est le nouveau joujou de certains patrons d'entreprise, qui, se jouant des lois et du contexte de leur activité, préfèrent se séparer des salariés les plus précaires.
Voyez plutôt, les CDD et intérims ont toujours été la variable d'ajustement en cas de retournement de l'activité, mais avec la rupture conventionnelle, l'effet est beaucoup plus pervers !

Cet article en parle très bien (dernier paragraphe). On anticipe, on ajuste... c'est aussi ça la gestion à taille humaine du personnel en entreprise ! Les CDD et l'intérim, variables d'ajustement, oui mais : «Les employeurs préfèrent se séparer de ces salariés plutôt que de leurs CDI», confirme le patron d'une importante société de reclassement qui avoue, travailler en secret sur des plans sociaux de grande envergure pour le second semestre 2012, soit après la présidentielle. «Les dirigeants des entreprises concernées ne veulent pas se retrouver au centre de polémique en plein cœur de la campagne, explique-t-il. Alors, en attendant, ils temporisent en multipliant les ruptures conventionnelles et en se séparant en premier de leurs salariés précaires

(Toujours dans le même article) Résultat, on recense aujourd'hui autant de licenciés économiques sur six mois que de ruptures conventionnelles sur un mois !

Alors j'ai une pensée particulière pour mes camarades blogueurs à la Rochelle, eux qui rencontreront les leaders socialistes, dont la Dame des 35 heures, et me dis qu'il est grand temps de remettre de l'ordre dans ce grand foutoir.

Commentaires

  1. Pour avoir été longtemps contractuel à la Poste, je peux dire que l'Etat et ses entreprises ont donné le mauvais exemple au patronat... Avant 2002, le 1er secrétaire du PS trouvait ça normal..

    RépondreSupprimer
  2. Et à part taper sur le PS à longueur d'écrits ici ou ailleurs, tu fais aussi le bilan des politiques de Sarkozy ou tu comptes tout faire pour qu'il soit réélu tout tranquillement ^^

    RépondreSupprimer
  3. Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

    RépondreSupprimer
  4. C'est toi la tâche GdeC, des gens comme toi j'en rencontre tous les jours, mais saches que vous êtes très minoritaires... Et puis tu ne sais pas t'exprimer autrement que par l'injure j'efface donc ton commentaire. L'indifférence que tu affiches à mon égard comme tu dis, si tu savais comme je m'en fous. Alors continue à ne pas me lire, (drôle puisque tu finis par commenter chez moi), et passes ton chemin !

    RépondreSupprimer
  5. Se foutre de l'indifférence à son égard, ça donne de la double indifférence. Pas de quoi en faire un fromage.

    Maintenant, critiquer Sarko (et son gouvernement, il est pas tout seul quand même), c'est une chose. J'aimerai bien voir un vrai programme, et la dame des 35h ne me convainc pas du tout. Pas plus que le reste de son parti.

    RépondreSupprimer
  6. En France, les pauvres sont de plus en plus pauvres ... mais les riches sont de plus en plus riches.

    Lisez cet article :

    La pauvreté a culminé en France en 2009, selon l’Insee.

    C’est le résultat de la dernière enquête Insee : si la crise née en 2008 a affecté la France entière, elle a touché de plein fouet les plus modestes. Plongeant sous le seuil de pauvreté près d’un Français sur sept.

    En 2009, la proportion de pauvres a augmenté, mais encore leur pauvreté s’est accrue. Alors même que le niveau de vie des plus riches continuait de s’améliorer.

    Et cette situation perdure, selon les associations de terrain...

    Le seuil de pauvreté en France est établi à 954 euros par mois. En 2008, 13% de Français vivaient sous ce seuil. En 2009, 13,5%, soit 400.000 personnes de plus, plus d’un actif sur 10. C’est le niveau le plus élevé depuis 2000, précise l’Insee dans sa dernière enquête qui porte sur l’année 2009.

    Des pauvres plus nombreux et encore plus pauvres. La moitié de ces 8,2 millions de personnes vit avec moins de 773 euros par mois.

    Et pourtant, dans le même temps, entre 2008 et 2009, le niveau de vie médian des Français a progressé de 0,4%. Une progression moindre cependant qu’en 2008 (+1,7%) ou 2007 (+2,1%).

    Les plus aisés eux par contre se sont franchement enrichis. Les 10% de Français qui vivent avec plus de 35.840 euros par an ont vu leur niveau de vie progresser de 0,7%.

    Ces inégalités mises en lumière par cette enquête statistique n’étonnent surtout pas les associations de terrain.

    "Ca fait des mois qu’on tire la sonnette d’alarme parce que l’on voit arriver de nouveaux publics victimes de la crise, des jeunes sans emploi ou des chômeurs en fin de droit", déplore Christophe Robert de la Fondation Abbé Pierre.

    http://www.france-info.com/france-social-2011-08-30-la-pauvrete-a-culmine-en-france-en-2009-selon-l-insee-558339-9-508.html

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Modérez vos commentaires !

Posts les plus consultés de ce blog

[Copé doit virer] Vers une raclée historique de la droite

J'écrivais en commentaire d'un billet du blog "Partageons mon Avis" que Copé fait du Sarko. Qu'il faudrait continuer à dénoncer cette façon de faire de la politique, et que cela explique selon moi en partie les raisons de la défaite du président sortant. Que cela pourrait expliquer l’échec de la droite aux prochaines législatives de Juin.

Copé n'a pas sa place à la tête de l'UMP

La "droitisation" des discours des leaders de la droite dite républicaine, dans l'espoir de récupérer l'électorat du Front national, est un flagrant échec, et persister dans cette stratégie est une grave erreur.

Je me demande si J-f Copé a bien sa place à la tête de l'UMP, quand il accuse les français fêtant la victoire de F.Hollande de ne pas porter assez de drapeaux français !? Qu’espère t-il encore sinon de se rabaisser à tenter de récupérer une fois de plus l’électorat de Marine le Pen. C'est juste lamentable. Faut-il rappeler que ce vote d’extrême dr…

Moins on en sait, mieux c'est...

Je rentrais du boulot quand j'ai entendu cette annonce à la Radio : le nouveau programme de sciences économiques est en consultation, et "le chômage" disparait des manuels scolaires.

Alors une fois rentré, je m'installe devant le clavier et tente de me renseigner.

Et j'apprends que le nouveau programme de seconde en sciences économiques et sociales (SES), est à l'étude jusqu'au 12 Mars par le ministère de l'éducation nationale. Il est question d'enlever des thèmes abordés par les professeurs, qui font l'objet d'explications aux élèves sur les questions de société, d'emploi, de discrimination, de précarité, des inégalités de revenus, de la valeur ajoutée et sa répartition ou encore des conditions de travail...

L'association des professeurs de sciences économiques et sociales (Apses), déplore que"le ministère ait demandé d'enlever des questions comme la discrimination à l'emploi ou le chômage et imposé deux fois celle du ma…

L'avenir/la fin du nucléaire est avant tout politique

300 tonnes/jour d'eau radioactive rejetée dans l'océan Deux ans après la catastrophe de Fukushima, on cherche mois après mois à estimer la quantité d'eau contaminée qui se déverse dans l’océan pacifique.  On sait très exactement l'estimer, mais la pression est forte au Japon depuis les dernières élections de décembre dernier pour minimiser l'impact. Face à l’inquiétude de la population et la mobilisation des associations anti-nucléaire, le gouvernement Japonais a officiellement communiqué ce 7 Août, le chiffre de 300 tonnes/jour d'eau radioactive rejetée dans l’océan. C'est la veille, que la NRA, l'autorité de régulation nucléaire Japonaise, déclarait Fukushima en "situation d'urgence".
C'est donc contraint que le nouveau premier ministre Shinzo Abe , a admis "un problème urgent qui suscite beaucoup d'inquiétude dans la population"il ne pouvait dire moins que ça ! Issu du Parti libéral-démocrate de droite, il prône le redé…