Accéder au contenu principal

Hé Stef ! Tu vois que Sarko fait de bonnes choses !

C'est la remarque d'un collègue de travail qui commente l'application prochaine (Octobre) du versement d'une prime sur les dividendes, voulue par Nicolas Sarkozy.
Dans une note interne reprenant les résultats du premier semestre de l'entreprise pour laquelle nous travaillons, il est précisé que notre direction doit rencontrer les représentants du personnel afin de négocier les conditions de versement de cette prime liée à l'augmentation de dividende, selon la nouvelle réglementation en vigueur en France. Nous n'allons pas revenir sur cette mesure déjà fortement commentée, mais plutôt sur la réaction de mon collègue, et plus généralement sur les sujets qui restent en tête de l'électorat.

De quoi s'interroger sur les politiques qui séduisent l'électeur, les candidats qui les représentent le mieux, et donc sur celui ou celle qui a le plus de chance de l'emporter en 2012.

Mon collègue, que nous appellerons Thomas, n'est pourtant pas le plus apolitique de mes proches camarades. Avec une sensibilité de gauche, séduit par EELV, lui qui s’efforce de ne pas utiliser sa voiture de la semaine, fait le constat que l'actuel président de la république fait quand même de bonnes choses quoi qu'on en dise.
Nos échanges tournent sur la prime dividende, sur la nouvelle tranche d'imposition des plus hauts revenus, sur le plan d'action pénibilité, autre obligation légale pour l'entreprise, due à la dernière réforme sur les retraites.
Autrement dit, Thomas pourrait se laisser séduire (à nouveau ?) par le "Package" de mesurettes Sarkozystes de fin de mandat.

Pour celles et ceux qui suivent nos écrits, vous savez que nous avons eu dernièrement de vifs échanges (mais qui restent courtois) sur la stratégie électorale de J-L.Mélenchon, et plus généralement de toute la gauche. Régulièrement nous faisons un point de situation des forces électorales en présence. J'écrivais en octobre dernier "C'est mal barré pour 2012", aujourd'hui rien n'a changé !

Si à gauche nous connaissons le fond des propositions, retraites, réforme fiscale, etc, la stratégie de conquête du pouvoir reste trouble.
La primaire PS est tardive, les rapprochements d'entre deux tours qui se feront ou pas en ce début de mois de Mai 2012, n'auront que très peu d'incidence vu la confrontation, et l'image d'opposants entre eux, qu'auront eu les forces politique de gauche jusque là. Faute d'être rassemblée, l'opposition reste inaudible, empétrée dans sa crise de leadership qui n'en finit pas. Et pendant ce temps Sarkozy et l'UMP avance.

Voyez le graphique pris chez DPP, lui qui n'aime pas commenter les sondages (smiley), nous avons Sarkozy nettement en tête, avec un FN élevé, et une multitude de candidats qui divisent les intentions de vote, rendant l'election incertaine. C'est déjà ce que nous écrivions en octobre dernier.
Aussi, force est de constater qu'à l'amorce du second semestre 2011, c'est bien Nicolas Sarkozy qui reste le mieux positionné pour être réélu.

Aujourd'hui, alors que la gauche se regarde encore dans le blanc des yeux, N.Sarkozy prépare précisément son entrée en campagne électorale.

Avec la règle d'or, il cherche à apparaître comme étant un bon gestionnaire. Une batterie de petites mesures montre qu'il reste décomplexé sur ce qui pourrait être des mesures de gauche. Prime sur les dividendes, taxation des très hauts revenus, pénibilité, voilà ce qu'entend l'électorat en ce moment.

La situation peut évidemment encore changer, les forces en présence, les ralliements, les désistements, peuvent encore se produire, et ce n'est bien sûr que le ressenti d'une petite frange de l'électorat, celui du monde ouvrier.
Aussi, je demande à mes camarades blogueurs, commentateurs, qui sont peut être plus représentatifs que moi d'autres catégories socio-professionnelles, ou retraités, ou étudiants, de donner leurs points de vue sur celui ou celle qu'il considère en meilleure position de l'emporter en 2012.

Commentaires

  1. Oui. Les copains me sidèrent parfois...

    RépondreSupprimer
  2. On va peut être morfler, mais je suis bien décidé à me battre contre le candidat Sarkozy.

    RépondreSupprimer
  3. "une multitude de candidats qui divisent les intentions de vote, rendant l'election incertaine"
    Curieuse vision de la démocratie. Bien sûr que s'il y a de nombreux candidats c'est parce que le système le permet, sinon il suffirait de revenir au bon vieux 'candidat du parti unique, glorieusement ré-élu avec 95 % ++ des voix"
    Quand à l'élection "incertaine", on peut être certain d'une chose, quel que soit le résultat, cela ne changera rien pour la majorité des gens.
    Non, vraiment j'ai de plus en plus de mal avec ces histoires d'élections.

    RépondreSupprimer
  4. La gueule de bois nous attend, Sarko est un très fin stratège et le peuple, un bon "dormeur"...

    RépondreSupprimer
  5. Il y a un électeur de poids : il s'appelle LÉMÉDIA. Cela fausse tout bien entendu. Selon eux, il n'y a que deux partis (et demi) en France. Le demi, c'est le FN. En fait il y a bien sûr le FN, l'UMPS, le Front de gauche, les extrémistes qui ne pèsent pas lourd, et des personnalités diverses qui brouillent un peu les cartes. Ce n'est pas du tout la même chose. Au lieu de deux blocs (et demi), il y en a quatre.

    Dans ce cas-là on retombe dans un vrai débat démocratique, celui que ne veulent surtout pas ni ceux de la rue La Boétie, ni ceux de la rue de Solférino.

    Comment faire entendre raison (ou faire rendre gorge, au choix) à Lémédia ?

    RépondreSupprimer
  6. @David,

    On peut encore gagner

    @la Graula,

    C'est le mode de scrutin de la présidentielle qui est bancal.

    @Christie,

    Oui, un fin stratège.

    @babelouest,

    Le rôle de "Lémedia" est important, et il ne faut pas grand chose pour faire basculer l'opinion.

    RépondreSupprimer
  7. Thomas fait partie de la gauche caviar; peut-on encore appeler cela la gauche ?

    RépondreSupprimer
  8. Non Nessa, Thomas croit faire le constat, qu'avec Sarkozy ça n'est pas si mal...

    On avait reproché à Jospin de faire campagne sur son bilan, du coup en 2007 on a oublié de faire celui de la droite au pouvoir et de l'action de Sarkozy en tant que ministre. Cette fois il me semble qu'il faut vraiment bien rappeler la situation et arrêter l'enfumage.

    Le bilan de Sarkozy est l'un des pires d'une présidence de la République, il faudra bien le rappeler pour que l'électorat choisisse en toute connaissance de causes....

    RépondreSupprimer
  9. D'accord Sarko c'est notre Bush à nous et sa règle d'or c'est bidon mais ils proposent quoi en face "les socialistes" ? Réponse : La guerre ouverte au déficit avec un plafond de 3%. Et il faudrait que "la gauche" se regroupe autour de ce type de programme dès le premier tour ? Si la gouvernance de gauche consiste à satisfaire les marchés, alors même que l'écroulement du système néolibéral s'accélère, autant voter pour les extrémistes à 4%.

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Modérez vos commentaires !

Posts les plus consultés de ce blog

[Copé doit virer] Vers une raclée historique de la droite

J'écrivais en commentaire d'un billet du blog "Partageons mon Avis" que Copé fait du Sarko. Qu'il faudrait continuer à dénoncer cette façon de faire de la politique, et que cela explique selon moi en partie les raisons de la défaite du président sortant. Que cela pourrait expliquer l’échec de la droite aux prochaines législatives de Juin.

Copé n'a pas sa place à la tête de l'UMP

La "droitisation" des discours des leaders de la droite dite républicaine, dans l'espoir de récupérer l'électorat du Front national, est un flagrant échec, et persister dans cette stratégie est une grave erreur.

Je me demande si J-f Copé a bien sa place à la tête de l'UMP, quand il accuse les français fêtant la victoire de F.Hollande de ne pas porter assez de drapeaux français !? Qu’espère t-il encore sinon de se rabaisser à tenter de récupérer une fois de plus l’électorat de Marine le Pen. C'est juste lamentable. Faut-il rappeler que ce vote d’extrême dr…

Moins on en sait, mieux c'est...

Je rentrais du boulot quand j'ai entendu cette annonce à la Radio : le nouveau programme de sciences économiques est en consultation, et "le chômage" disparait des manuels scolaires.

Alors une fois rentré, je m'installe devant le clavier et tente de me renseigner.

Et j'apprends que le nouveau programme de seconde en sciences économiques et sociales (SES), est à l'étude jusqu'au 12 Mars par le ministère de l'éducation nationale. Il est question d'enlever des thèmes abordés par les professeurs, qui font l'objet d'explications aux élèves sur les questions de société, d'emploi, de discrimination, de précarité, des inégalités de revenus, de la valeur ajoutée et sa répartition ou encore des conditions de travail...

L'association des professeurs de sciences économiques et sociales (Apses), déplore que"le ministère ait demandé d'enlever des questions comme la discrimination à l'emploi ou le chômage et imposé deux fois celle du ma…

L'avenir/la fin du nucléaire est avant tout politique

300 tonnes/jour d'eau radioactive rejetée dans l'océan Deux ans après la catastrophe de Fukushima, on cherche mois après mois à estimer la quantité d'eau contaminée qui se déverse dans l’océan pacifique.  On sait très exactement l'estimer, mais la pression est forte au Japon depuis les dernières élections de décembre dernier pour minimiser l'impact. Face à l’inquiétude de la population et la mobilisation des associations anti-nucléaire, le gouvernement Japonais a officiellement communiqué ce 7 Août, le chiffre de 300 tonnes/jour d'eau radioactive rejetée dans l’océan. C'est la veille, que la NRA, l'autorité de régulation nucléaire Japonaise, déclarait Fukushima en "situation d'urgence".
C'est donc contraint que le nouveau premier ministre Shinzo Abe , a admis "un problème urgent qui suscite beaucoup d'inquiétude dans la population"il ne pouvait dire moins que ça ! Issu du Parti libéral-démocrate de droite, il prône le redé…