La Bourse te fait la leçon

Tout est une question de confiance dans ce grand marché de spéculation et d'incertitude. Le défaut de paiement guide les pas des agences de notation, les créanciers surveillent leurs emprunteurs comme nous surveillons le lait sur le feu.

On entend souvent dire que si nous avons quelques difficultés avec nos dettes, il faut simplement les effacer.
Cela serait évidemment le plus simple, faisons table rase des milliards empruntés par nos aînés, ne respectons pas nos engagements. Et c'est bien cette situation que les tenants de la crise financière de 2008 (celle des produits toxiques type subprimes américaines) veulent absolument éviter. La Chine par exemple détient un trillon de dollars de la dette américaine, normale qu'elle s'inquiète de la capacité de remboursement de la première puissance économique du monde.

Pour reprendre l'image du lait sur le feu, sans maîtrise c'est l'ébullition assurée. Jean Michel Six, chef économiste Europe chez Standard Poors, agence de notation qui a dégradé la note Américaine, met "l'accent sur la volonté politique, sur l'efficacité des institutions politiques. Il faut être unis, il faut agir vite, il faut faire ce que l'on a dit que l'on ferait..."

Serait-ce donc plus un jeu de posture ? La confiance suffit-elle ? A partir de quel niveau d'endettement, la dette d'un état n'inspire plus confiance ? 85% du PIB comme chez nous, 100% comme en Italie, ou plus de 150% comme en Grèce ou aux Etats-Unis ?

Il me semble que s'interroger ainsi, est prendre le problème à l'envers. C'est comme un particulier qui emprunte pour acheter un logement. Le problème n'est pas les garanties que l'on peut apporter au moment de l'obtention du prêt mais notre capacité à le rembourser pendant 20 ans.

On marche sur la tête ! Les plans d'austérité n'ont qu'un seul but, faire des économies sur nos dépenses, comme si nous pouvions économiser de la dette. C'est ridicule, inefficace.

Non, pour réduire notre niveau d'endettement, 85% des richesses produites en France, il faut soit augmenter la production de richesses, ou augmenter le prélèvement (imposition, taxation, cotisations,...) de cette production de richesses. Les gauchistes diraient "prendre l'argent où il est" C'est pourtant simple non ?

Commentaires

  1. C'est exactement ça, très simple, il y a de l'argent, alors qu'ils aillent le chercher là où il est !! mais pourquoi continuer dans l'illusion de la dette?
    Est-ce le Bon Dieu qui tient les caisses?
    La dette est bien quelque chose qui a été instauré pour réguler les marché, alors pourquoi ne pas en changer les règles?
    Je suis profane et je ne comprends pas tout mais ce que je comprends est qu'on se sert de cette dette pour justifier tout ce que l'on peut tirer des peuples que l'on presse à mort.. En Chine, ce sont les enfants qui travaillent dans le mines, c'est plus rentable, en Afrique, il ramassent le cacao.. Et cela est ce que l'on sait.
    ça fait peur, non, et surtout, ça me révolte !!!

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  2. France: Illusions perdues
    J'ai signé un pacte avec moi-même
    qui devait prendre effet à partir de ce dimanche 7 aout.
    ce n'est pas une résolution comme une autre
    c'est un énorme défi que je me suis lancée :
    cesser de prendre mes désirs pour la réalité
    Pile ou croix ? Comme on disait en ancien français
    je ne joue plus... je ne jette plus la pièce en l'air
    en espérant la voir tomber du bon côté.

    http://www.lejournaldepersonne.com/2011/08/france-illusions-perdues/

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