Syrie : Cachez cette guerre que je ne saurais voir

Il ne pourrait y avoir deux poids deux mesures dans nos réactions quant aux situations de répression de dirigeants sur leurs peuples. Moubarak, Kadhafi et Bachar el-Assad ont ce point en commun de réprimer violemment les contestations populaires. Ils bombardent, tirent, tuent leurs peuples.
Alors que la tuerie en Norvège a fait 76 morts et qu'on s'interroge sur un possible crime contre l'humanité, la répression en Syrie qui a déjà fait près de 140 morts ces derniers jours, elle, se fait à couvert face une communauté internationale sans voix.

Depuis Mars, le peuple Syrien réclame des réformes, manifeste son mécontentement face à un président sourd, qui attribue ces manifestations à "des groupes armés soutenus par des puissances étrangères"
Certes c'est le pays des frères musulmans, des alaouites, des sunnites dirigeant le Comité sécuritaire au sein du gouvernement, la situation est compliquée. Mais quand le président Bachar el-Assad félicite ses troupes, faisant peu d'état des 140 victimes au sein des populations, il tourne le dos à la communauté internationale, qui tarde à réagir.


Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, rappelle que le régime de Damas est responsable de tous les actes de violence commis sur la population. Mais à l'inverse de la Libye, le conseil de sécurité ne votera pas de résolution de l'ONU, la Chine et la Russie menaçant d'opposer leur veto.

Si tout n'est pas comparable, la situation est la même qu'en Libye, nous avons à faire à un dictateur qui tue son peuple. Quels principes dictent nos conduites ? Est-ce les moyens de la Syrie quant à son rapport de force avec la communauté internationale qui fait une différence ? Détournerons nous encore longtemps le regard ?

Commentaires

  1. A l'heure de la mobilisation des amis de la Syrie, soutenons tous ce peuple en souffrance :
    http://www.stop-homs-violence.org

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Modérez vos commentaires !