Un matelas de 300 milliards d'euros

Il faut souvent écouter les sages paroles de nos anciens. C'est le père de Martine Aubry, Jacques Delors qui a l’analyse la plus juste de l’accélération ces derniers jours des problèmes de la Grèce.

Il a déclaré hier, qu'il fallait en urgence ratifier au sein des parlements le plan de sauvetage de la Grèce avancé fin Juillet, soulignant qu'avec un matelas de 300 milliards d'euros, toutes les mesures pourraient être enfin mises en application.
J'en avais déjà parlé dans ce billet en milieu du mois d'Août, le fond européen de stabilité financière (FESF) n'est toujours pas adopté, voilà un dysfonctionnement des instances nationales et européennes, qui se révèle aujourd'hui comme véritable point bloquant face à l'urgence de cette situation.

A cela s'ajoute l'amateurisme de certains, et encore une fois il nous faut prendre en consideration le recul très intéressant de Mr Delors. Il ajoute que Christine Lagarde a fait une "grosse erreure politique" vendredi dernier. En déclarant dans un contexte de forte spéculation qu'il fallait recapitaliser certaines banques françaises, elle a nourri la spéculation.

L'ancien ministre socialiste des Finances a fait valoir que la Société générale, la BNP et le Crédit agricole avaient "les moyens, sans gêner leur clientèle, de faire le nécessaire"

Ajoutant, que "le cri d'alarme" de Mme Lagarde était "trop fort" dans un contexte de "spéculation", et de décrypter que cette dernière n'était plus "cadrée" par Mr Musca, secrétaire général à l'Elysée.

Amateurisme, dysfonctionnement des instances, spéculation boursière, et pendant ce temps là un peuple est à l'agonie en Grèce tant il est le seul à supporter les conséquences de ce grand foutoir dirigé par des irresponsables.

Commentaires

  1. J'ai adoré lire votre article, et j'ai même pris quelques notes! ... :) Merci.
    serta canada

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