Une gauche décomplexée


N'en déplaise à certains, les candidats à la primaire socialiste ont donné hier l'image d'une gauche renouvelée sur le fond des idées, bien au delà des habituelles postures.
 Je ne commenterai pas en donnant les bons points à l'un des candidats plus qu'à un autre, cette primaire est faite pour peser dans le débat d'idées. Tant pis pour celles et ceux qui n'y participaient pas, les absents ayant toujours tort ; la diversité et la force des mesures présentées sont suffisantes pour convaincre et rassembler les français.

 Je titre "Une gauche décomplexée" parce que trop longtemps et justement critiquée sur le manque de décisions courageuses quant aux "nouvelles" politiques, les candidats socialistes semblent être en rupture avec les mesures du passé.
 Du coup, il n'est plus simplement question de régulation, ou d'accompagnement des conséquences de la crise, mais bien de "transformation" de ses fonctionnement.

Si le projet socialiste comporte effectivement des politiques déjà connues comme les emplois d'avenir qui ne sont finalement que des emplois aidés, cela ne veut pas dire qu'il n'y ait pas nécessité que l'état prenne ses responsabilités en la matière. Il en est de même pour les emplois publics, redéployer de nouveaux moyens dans l’éducation nationale ou la police de proximité n'est pas à opposer à la volonté nécessaire d'en finir avec les déficits publics comme essaye de le faire croire la droite.

C'est d'ailleurs cet axe qui semble être le point convergent des différents candidats, avec plus de justice fiscale, de nouvelles recettes seront dégagées pour financer les nouvelles politiques, et rembourser la dette.
 Avec un impôt plus juste et efficace, avec une taxation des transactions financières, une mise sous tutelle des banques, une rationalisation des exonérations de cotisations sociales et des économies sur les niches fiscales, les marges de manoeuvre sont évidentes.

Un discours aux antipodes de la régression économique et sociale que nous propose la droite aux responsabilités, une fraîcheur politique retrouvée.

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