Accéder au contenu principal

Abus de pouvoir : l'heure de régler les comptes pour la Sarkozie

On ne peut pas laisser passer ce genre de chose. Si la compagne de François Hollande a réellement été espionnée, on parle là d'une intrusion pénalement coupable dans la vie privée d'une journaliste, qui plus est la compagne d'une personnalité politique de premier ordre.

Et les réactions ne se font pas attendre, "Nicolas Sarkozy voulait une république irréprochable, c'est devenu une république irrespirable" entend-on. Au PS, bien sûr on s'indigne ; à l'UMP, on parle de boules puantes, certains à gauche, pour celles et ceux qui ne soutiennent pas F.Hollande, crient à la sur-médiatisation. On entend déjà dire que Mitterrand était le champion des écoutes illégales, bien sûr, à droite on s'interroge, à qui profite cette affaire, à François Hollande , bien sûr , bien sûr... (je précise, que je voterai A.Montebourg au premier tour, ce 9 Octobre).

Objectivement, on peut s'interroger sur le moment où sortent toutes ces affaires, Karachi, des Fadettes, des mallettes, l'affaire Lagarde-Tapie, Woerth, etc... Ici, à moins de cinq jours de la primaire socialiste, L'express, qui sort cette affaire d'écoutes illégales concernant la compagne de F.Hollande, précise toute de même : "Des sources policières concordantes, à plusieurs niveaux hiérarchiques, affirment à L'Express qu'au début de 2011, des fonctionnaires triés sur le volet, appartenant à une section de la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris, ont reçu l'ordre d'enquêter sur Valérie Trierweiler, journaliste à Paris Match et compagne du leader socialiste."


L'information est assez précise, pour que soit diligentée une enquête judiciaire pour verifier ces déclarations, et surtout savoir pourquoi cette enquête a été commandée, et surtout par qui ?

Après l'affaire des fadettes où déjà le pouvoir en place est soupçonné d'avoir mis sur écoute un journaliste du Monde pour connaitre ses sources, cette nouvelle boule puante, comme le disent les communicants à droite, fait désordre.
Ils devraient d'ailleurs à l'UMP être un peu plus humbles face à l'amoncellement d'affaires nauséabondes, comme dit le vieux dicton, il n'y a jamais de fumée sans feu. Certes, il faut s'exprimer sous le couvert de la présomption d'innocence, il faut que la justice fasse son travail, mais que cela soit Mediapart dans l'affaire Karashi, ou ici l'Express dans cette affaire d'écoutes illégales, les journalistes avancent des informations qu'ils vérifient qu'ils entrecoupent selon leurs sources, des témoignages, des documents.

Dans quelle mesure les journalistes peuvent-ils encore s'exprimer dans ce pays ? Il semble bien qu'à l'approche de la Présidentielle, ils veulent régler quelques comptes avec un pouvoir qui les aurait trop frustrés.

Commentaires

  1. Dans le cas de la compagne d'Hollande ,l'express parle d'enquête, où parle-t-on d'écoutes illégales ?

    RépondreSupprimer
  2. Hollande est le candidat de gauche préféré de la droite.Et si c'était un coup de com de plus (les médias,les "sondages" etc...)pour le victimiser cette fois-ci,histoire de lui faire la courte échelle juste avant les primaires?

    RépondreSupprimer
  3. Oui j'aurais dû parler d'une enquête illégale, L'express rappel d'ailleurs l'historique des interdictions en la matière :

    Officiellement, les services de renseignements ne sont plus censés intervenir dans le domaine politique. Le scandale provoqué par l'espionnage d'un conseil national du PS avait mis un terme au suivi des activités des partis par les Renseignements généraux (RG) en 1995. En 2002, à son arrivée au ministère de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy lui-même avait supprimé les "notes blanches", ces fiches sans en-tête, ni signature, rédigées notamment sur des personnalités du monde politique, des médias ou du spectacle.

    Didier,

    Peut être, mais je ne vois pas les choses ainsi...

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Modérez vos commentaires !

Posts les plus consultés de ce blog

[Copé doit virer] Vers une raclée historique de la droite

J'écrivais en commentaire d'un billet du blog "Partageons mon Avis" que Copé fait du Sarko. Qu'il faudrait continuer à dénoncer cette façon de faire de la politique, et que cela explique selon moi en partie les raisons de la défaite du président sortant. Que cela pourrait expliquer l’échec de la droite aux prochaines législatives de Juin.

Copé n'a pas sa place à la tête de l'UMP

La "droitisation" des discours des leaders de la droite dite républicaine, dans l'espoir de récupérer l'électorat du Front national, est un flagrant échec, et persister dans cette stratégie est une grave erreur.

Je me demande si J-f Copé a bien sa place à la tête de l'UMP, quand il accuse les français fêtant la victoire de F.Hollande de ne pas porter assez de drapeaux français !? Qu’espère t-il encore sinon de se rabaisser à tenter de récupérer une fois de plus l’électorat de Marine le Pen. C'est juste lamentable. Faut-il rappeler que ce vote d’extrême dr…

Moins on en sait, mieux c'est...

Je rentrais du boulot quand j'ai entendu cette annonce à la Radio : le nouveau programme de sciences économiques est en consultation, et "le chômage" disparait des manuels scolaires.

Alors une fois rentré, je m'installe devant le clavier et tente de me renseigner.

Et j'apprends que le nouveau programme de seconde en sciences économiques et sociales (SES), est à l'étude jusqu'au 12 Mars par le ministère de l'éducation nationale. Il est question d'enlever des thèmes abordés par les professeurs, qui font l'objet d'explications aux élèves sur les questions de société, d'emploi, de discrimination, de précarité, des inégalités de revenus, de la valeur ajoutée et sa répartition ou encore des conditions de travail...

L'association des professeurs de sciences économiques et sociales (Apses), déplore que"le ministère ait demandé d'enlever des questions comme la discrimination à l'emploi ou le chômage et imposé deux fois celle du ma…

L'avenir/la fin du nucléaire est avant tout politique

300 tonnes/jour d'eau radioactive rejetée dans l'océan Deux ans après la catastrophe de Fukushima, on cherche mois après mois à estimer la quantité d'eau contaminée qui se déverse dans l’océan pacifique.  On sait très exactement l'estimer, mais la pression est forte au Japon depuis les dernières élections de décembre dernier pour minimiser l'impact. Face à l’inquiétude de la population et la mobilisation des associations anti-nucléaire, le gouvernement Japonais a officiellement communiqué ce 7 Août, le chiffre de 300 tonnes/jour d'eau radioactive rejetée dans l’océan. C'est la veille, que la NRA, l'autorité de régulation nucléaire Japonaise, déclarait Fukushima en "situation d'urgence".
C'est donc contraint que le nouveau premier ministre Shinzo Abe , a admis "un problème urgent qui suscite beaucoup d'inquiétude dans la population"il ne pouvait dire moins que ça ! Issu du Parti libéral-démocrate de droite, il prône le redé…