Bel gagne le prologue du tour 2012

Gérard Larcher s'était empressé de se déclarer candidat à sa propre succession, soutenu par les communicants à droite, on nous expliquait qu'il était encore possible, malgré une majorité nouvelle à gauche au Sénat, que la présidence reste à droite, mais il n'en fût rien. Jean Pierre Bel est confortablement élu dès le premier tour. Un résultat électoral qui laisse à penser que l'état des forces politiques est largement favorable à la gauche, avec une droite très divisée.

Du coup, c'est à se demander pourquoi les leaders à droite s'imaginaient encore pouvoir gagner dans ce pseudo troisième tour de la sénatoriale, est-ce à dire qu'ils sont tellement habitués aux petits arrangements qu'ils crurent possible que des sénateurs nouvellement élus ne votent pas pour leur famille politique ?

L'UMP doit sérieusement repenser sa stratégie électorale, la majorité de 2007 a volé en éclat. Sur 348 votes possibles, 342 suffrages ont été exprimés, Jean Pierre Bel l'a emporté avec 179 voix contre 134 pour Larcher, 29 voix sont attribuées à la centriste, Valérie Létard, proche de Jean -Louis Borloo.

Il fallait 172 voix pour avoir la majorité absolue, Même avec les 29 voix pour la centriste, la droite Ump de Larcher aurait été largement battue.

La majorité présidentielle est affaiblie. Les centristes ont un groupe à l'assemblée nationale, ils en ont un au Sénat, ayant sagement participé à la majorité présidentielle avec des ministres au gouvernement, des candidats à la candidature de la présidentielle, il était alors légitime qu'ils présente un candidat pour la présidence du Sénat  Pour la Présidentielle les dégâts pourraient être plus lourds encore.

A l'inverse à gauche, si Mr Placé sénateur nouvellement élu pour EELV souhaitait poser candidature, il s'est désisté au profit du candidat socialiste. La dynamique est plutôt à la conquête du pouvoir par des rassemblements nécessaires pour les futurs législatives, véritable élection qui permet de former des groupes de députés à l'assemblée, des tremplins pour grossir les rangs des partis, une démarche de construction.

A droite, ils sont plutôt dans une démarche de dé-construction. Si Borloo poursuit dans cette stratégie, si Villepin se présente, avec un président Sarkozy très affaibli, les dissensions à droite avec de multiple candidatures du centre à l’extrême droite pourraient disqualifier le candidat Sarkozy dès le premier tour de la Présidentielle.

Je me demande si N.Sarkozy sent toujours aussi bien cette élection.

Commentaires

  1. Une candidature du centre à la présidentielle,Borloo ou Bayrou ou les deux, changerait la donne pour le PS s'il est représenté par Hollande(ce que je ne souhaite pas).Le centre lui pomperait des voix de ceux qui le soutiennent pour la primaire et qui le font caracoler dans les sondages!

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  2. Complètement d'accord avec ça Didier, Hollande n'est pas le meilleur candidat pour le premier tour...

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