Crise de la dette : un sujet majeur pour 2012

Yann demande à Nicolas, Monsieur Poireau, à Variae, Louis, à Seb Musset et Bembelley ainsi qu'à moi-même si nous sommes inquiets du sujet de la crise de la dette, mais surtout des conséquences, de la suite à donner.

Il y a effectivement de quoi s'interroger sur les suites à donner car nous ne sommes en fait qu'au début des conséquences de la crise. Depuis 2008, les états se sont endettés, aujourd'hui la dure loi du bon payeur-mauvais payeur s'applique donc cruellement au pays les plus fragiles, révèle la fragilité de nos économies.

Et la France n'est pas épargnée, avec 1700 milliards d'euros de dettes cumulées, un endettement à 80% du PIB, notre capacité à rembourser est sous surveillance des agences de notation, celle qui délivre le AAA qui ne sert à rien, juste à emprunter à bon taux, et donc à s'endetter un peu plus. Le sujet n'est donc pas, comme on nous le fait croire à droite, de sauver le 3A pour continuer à bien emprunter, mais plutôt notre capacité de remboursement.

Il est là le sujet, le vrai sujet clivant entre la droite et la gauche. Les postures qui consistent à rendre coupables les agences de notation sont une mascarade. Dire que la gauche aux responsabilités appliquerait la même politique de rigueur que la droite est une foutaise.

Il faut stopper l’hémorragie des recettes fiscales, renflouer l'état. François Hollande, candidat socialiste à la présidentielle, Mélenchon, Eva Joly, les candidats de gauche ont ce point en commun, cette volonté.
Malgré la propagande à droite, les différents candidats des primaires citoyennes soutenaient tous ainsi une réforme fiscale que François Hollande s'est engagé à mettre en oeuvre dès son élection en Mai 2012.

C'est donc à travers cette capacité de remboursement, cette capacité à dégager de nouvelles recettes fiscales, et donc clairement cette capacité à assumer qu'il faudra augmenter les impôts que pourrait se jouer la campagne présidentielle à venir.
 Au moment où l'on examine le budget 2012, et que tout le monde s'accorde à dire qu'il n'est pas en adéquation avec les prévisions de croissance en baisse, le plan scélérat de Fillon du mois d’Août, bien que cruellement injuste pour les classes moyennes et les plus précaires, n'est déjà plus suffisant.
 Augmenterons nous encore nos mutuelles, la CSG ? Continuerons nous avec des "petites mesures" de surtaxe des boissons sucrées qui rapportent si peu (200 millions) quand déjà on parle de la nécessité de dégager 10 milliards de recettes supplémentaires.

Arrêtons là les plans foireux, il faut avoir le courage de dire qu'il faut revenir sur les 2 milliards de cadeaux faits en juillet dernier sur l’allègement de l'ISF, qu'il faut arrêter avec les mesures clientélistes faites aux médecins qui acceptent d'être conventionnés, 2 milliards supplémentaires, arrêtez la défiscalisation des heures supplémentaires qui n'empêcheront pas les salariés de travailler plus, arrêtons l’assistanat économique qui ne sert à rien.

Un sujet majeur pour 2012.

C'est une chaîne, sont invités à se prononcer, DPP qui est de retour parmi nous, CaptainHaka, Homer, Gildan, Elmone, Annie et Didier. Alors, et vous, vous êtes inquiets ?

Commentaires

  1. Elmone a répondu : http://jen-airienadireetalors.20minutes-blogs.fr/archive/2011/10/22/woua-la-crise-he.html?c

    RépondreSupprimer
  2. bien des désaccords avec ce billet.
    d'abord Hollande, il est un Chirac de gauche, un immobile.
    Justement il faut arrêter de se faire stresser par les agences de notation, elles se sont trompées sur les subprimes ce qui nous a envoyé au tas.
    J'avais fait un billet sur le sujet
    http://www.penseelibre.fr/aaa-ou-ah-ah-ah-ou-comment-tenir-le-peuple-dans-les-rails

    et tant que j'y suis je vous informe de ça
    http://www.occuponsladefense.net/

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Modérez vos commentaires !