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Ils décident sans nous, ils endettent nos enfants.

Tout se décide à couvert, la posture qui consiste à ne rien dire des négociations en cours devient grotesque. Tout est fait pour laisser à penser que dans les coulisses du parlement Européen se construit une réponse à la crise de la dette, un sauvetage de la zone Euro. Il est surtout question de la manière dont nous allons endetter un peu plus les générations à venir.

Oui, il y a beaucoup de postures, de plan "comm", à laisser croire qu'on ne dit rien, dans les faits, les scénarios sont bien connus, bien fuités.

On met en avant l'effacement d'une partie de la dette grecque, ce qui est une bonne chose, mais il est déjà question de recapitalisation des banques. Sous couvert de pertes enregistrées par nos banques, on s'apprête à leur apporter sans contre parties (aucune fuite sur le sujet) de l'argent frais.
Une question de principe, parce que dans les faits nos banques vont très bien ! Si en France, elles pourraient enregistrer de 2 à 5 milliards de pertes dûes à cet effacement de la dette grecque, selon que vous soyez à la BNP ou à la Société Générale, les fonds propres sont de très bonnes tenues. Elles le disent elles-mêmes pour rassurer en bourse. Leurs bénéfices sont excellents depuis la crise. 2008, 2009, 2010.

Et comme on ne se décide toujours pas à profiter de cette manne financière dont les états ont besoin, on met en place un nouveau dispositif d'endettement. Mais cette fois il est collectif, européen, d'où la difficulté à se mettre d'accord. En résumé, les bons élèves ne veulent pas payer pour les mauvais élèves de la classe européenne. Du coup, les Eurobonds ne verront pas le jour. Non, c'est le FESF.

Le FESF, fond de soutien de la zone Euro, qui n'a toujours pas été adopté depuis sa création en Juillet dernier, doit être renforcé à hauteur de 1000 milliards d'euros selon les chiffres qui circulent. Rien que ça. Deux scénarios : Ce fond pourrait servir d'assurance de la dette des pays en difficultés mis en oeuvre par la BCE, banque centrale européenne, ou d'un fond spécial qui renforcerait l'aide du FMI.

Dans les deux cas, il est question d'ouvrir "le marché" de notre endettement, à des pays tel que la Chine, qui se montrent très intéressés par le financement du FESF. Après les délocalisations à outrance en Chine, nos enfants seront pris un peu plus en otage cette fois, par ce surcroît d'endettement que se proposent de financer nos amis du soleil levant.

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