Les idées de Montebourg sont plus difficiles à reprendre pour Hollande, que pour Aubry.

Les supporters du candidat F.Hollande doivent s'en réjouir : en signifiant hier que les deux candidats impétrants (qualifiés) ne présentaient pas de différences, Arnaud Montebourg souhaite faire monter les enchères de son soutien. Il a raison, le troisième homme du premier tour, en mettant dos à dos les deux candidats restants, les obligeants à se prononcer sur des points précis de son programme, il s'assure que ses idées seront portées au-delà de cette simple primaire. Il garantit que le projet présidentiel aura des accents très prononcés à gauche, il pose ses conditions.

Mais le répis est de courte durée pour les soutiens de F.Hollande, les idées de Montebourg sont plus difficiles à reprendre pour Hollande, que pour Aubry.
Si la stratégie de Montebourg oblige à mettre sur un plan d'égalité les deux candidats qualifiés, c'est pour mieux mettre en évidence les écarts et rapprochements qui justifieront l'appel à soutien.

Quelques exemples, F.Hollande a déclaré hier soir sur France3, qu'il fallait "rentrer au capital de certaines banques", ce qui fait furieusement penser au projet obscur de Merkel et Sarkozy, que de recapitaliser les banques en difficulté. Sur ce sujet, A.Montebourg est clair, pas un euros de plus du contribuable ne servira à renflouer les banques, il faut rentrer au conseil d'administration des banques par simple autorité, la fameuse "mise sous tutelle", mais certainement pas rentrer au capital comme l'explique F.Hollande.

Le député de Corrèze n'a pas pris l'engagement, comme ces trois autres camarades que sont Aubry, Montebourg et Royal, de séparer les activités des banques de dépôt et banques d'affaires, un autre point de convergence.

Quand Martine Aubry rappelle hier soir qu'il faut "une gauche forte, une gauche qui ait véritablement des lignes" elle signifie en taxant son concurrent de versatilité "il a changé d'avis sur l’éducation... sur Hadopi... sur la règle d'or... qu'elle n'a pas attendu le jeu des rapprochements d'entre deux tour pour être déjà proche des positions défendues par Arnaud Montebourg.

Commentaires

  1. je te rejoins sur la nécessité de ce rapprochement .Hommande s'en trouve à des années lumières!

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  2. Hollande tu voulais surement dire ^^

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  3. Lu ton billet avec attention mais je ne suis pas d'accord ton titre. Elle veut reprendre à son compte les idées des autres tout en continuant à traiter "Hommande" de versatile...

    Si elle bouge, elle perd sa crédibilité... Toute la difficulté est là et Montebourg le sait...

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  4. C'est difficile mais c'est faisable, la politique n'est qu'une histoire de compromis, nous y sommes en plein dedans...

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