Rééquilibrer le PS de l’intérieur ?

François Hollande a donc gagné la primaire avec 57% des voix, il est donc désigné, par une large avance, candidat à la présidentielle de la République. Certains pro-Hollande très en verve hier soir devant les caméras, enorgueillis de cette fraiche victoire, ont réclamé un rééquilibrage de la direction du PS au profit de l'équipe, et des proches de François Hollande.

Je suis rarement en désaccord avec les déclarations de Julien Dray, mais il a été le premier à dégainer et à réclamer "un rééquilibrage à l'intérieur de la direction du PS" pour permettre "l'osmoseentre le parti et le candidat du PS à la présidentielle.
Sur un point il a raison, l'ancien soutien de Ségolène Royal, il fait un juste constat du dysfonctionnement de 2007, mais le contexte aujourd'hui n'est pas  le même. Si le constat est bon, la grille d'analyse n'est pas la bonne : "la campagne, elle se dirige depuis le parti". La leçon de 2007, "c'est qu'il faut qu'il y ait osmose entre le candidat et la direction du parti. Il ne peut pas y avoir deux équipes en concurrence""s'il y a deux équipes qui sont concurrentielles et qui se marquent à la culotte, ce n'est pas bon, donc il faut rééquilibrer les choses". Stephane Le foll, Michel Sapin également proches de François Hollande se sont exprimés en ce sens.

L'analyse n'est pas la bonne, car F.Hollande n'est pas désigné premier secrétaire du parti, il en est son candidat à une élection. Il ne faudrait pas mélanger les genres. Si il y a bien nécessité que les différents courants du PS se mettent en ordre de marche derrière ce nouveau candidat, celui qui a été soutenu par les quatre éliminés du premier tour de cette primaire, doit rester celui qu'on appelle "l'homme de l'appareil".

Il ne faudrait pas tomber dans le piège de la droite, des déclarations déjà fumantes de Morano, Copé, que de dire que les lignes défendues par Montebourg ou Aubry, ne sont pas défendables par François Hollande.

L'enjeu est maintenant de rassembler les forces de gauche dès le premier tour pour éviter un scénario de type 2002. Après l'affichage du rassemblement interne, il faut convaincre les partenaires de gauche, Mélenchon étant plus proche de Montebourg, Placé d'EELV ayant soutenu Martine Aubry.

La première mission de François Hollande est de constituer une équipe de campagne, qui respecte ces sensibilités, et d'éviter de brouiller la direction du parti. Au moment où l'UMP va lancer sa contre offensive médiatique, il serait très mal venu que ces désordres se fassent sur la place publique.

ps : surtout que j'ai prévu de bien rigoler avec cette contre offensive de l'UMP, il faudrait pas gâcher notre plaisir ^^

Commentaires

  1. La primaire est derrière nous, il faut maintenant rassembler et dépasser tous les clivages. Ne pas faire le jeu de la droite. NOus ne sommes pas au cirque mais bien dans la vie réelle. IL y a des personnes et leurs difficultés de vie pour de vrai..
    Il ne s'agit pas de "jeux" et l'orgueil doit laisser la place à tout l'humanisme et aux projets qui redonnerons l'espoir aux français affaiblis par la droite au pouvoir depuis tant d'années.
    Tu as raison de le souligner Stef, j'ai voté Montebourg au premier tour mais je n'ai pas aimé sa gestion de reports de voix...Je le trouve un tantinet arrogant, ce qui risque, à terme, de le rendre illisible malgré ses "bonnes propositions"

    Bonne journée Stef ^^

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  2. Merci de ton commentaire Christie, que je partage.

    Bonne journée à toi.

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