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11 200 Milliards de Francs de dettes, 10.4% de chômage, et la récession.

On n'en sort pas ! L'impuissance politique domine ! Les 1000 milliards € du FESF promis par l'union européenne ne rassurent pas les marchés, même l'Allemagne a du mal à emprunter, elle est rattrapée par la crise de la dette de la zone Euro. Les bons élèves voudront-ils encore payer longtemps pour les mauvais ? Si les banques anglaises testent les scénarios de sortie de l'euro, si l’Allemagne ne veut plus supporter le poids des dettes de ses proches voisins, si les pays de l'union en bonne santé décidaient de laisser tomber les pays trop dépensiers ?

Le couple Franco-Allemand n'est pas si synchrone qu'il espère nous le faire croire, il y a en fait deux visions des solutions à apporter à la crise de la dette en Europe, et c'est cela qui créé la crise à la crise.

Les investisseurs, les marchés, les créanciers le savent, personne n'est rassuré parce que les solutions esquissées ne sont tout simplement pas convaincantes. Entre la volonté française de faire marcher la planche à billets par l'intermédiaire de la BCE, et l'Allemagne qui pousse à la rigueur ses voisins, un nouveau pacte de stabilité, une nouvelle loi n'est tout simplement pas en adéquation avec le problème majeur de notre endettement. Un obscur projet de pacte, entre six pays de la zone euro assez solides, (on en doute), pour encore encaisser d'autres plans de rigueur pour satisfaire la boulimie des créanciers.

Et on s'enfonce toujours plus.

Prenons l'exemple de la France, qui contrairement à l'Allemagne, présente une balance commerciale négative de 75 milliards pour l'année 2011, quand la dette globale culmine à 1700 milliards €, que le chômage explose, que les prévisions de récession en 2012 se précisent toujours un peu plus, le spectre de la "banqueroute" généralisée plane toujours.

L'OCDE prévoit maintenant une croissance en France de 0.3% contre les 1% réajusté il y a seulement quelques jours justifiant d'un second plan de rigueur. Ces mêmes spécialistes qui conseillent à la France de trouver  à nouveau 8 milliards d'euros, après les 7 et 10 milliards de cet été, constatent-ils toutes les difficultés pour nos amis libéraux de droite, que de trouver même simplement 200 millions d'euros ? Hésitant entre les jours de carence pour maladie, ou la hausse de la TVA, on peut se demander si ces gens sont bien réalistes ? Nous prépare t-on au destin Grec ?

Il n'est plus simplement question d'une crise de confiance des marchés, mais d'une crise de confiance dans l'économie réelle.
Les retraits sur les comptes en assurance vie montre le climat de défiance chez les petits épargnants, les banques traditionnellement majoritaires sur ces marchés en font les frais. C'est une crise de la liquidité bloquant encore plus notre économie qui est à craindre.

Du coup, les marges de manœuvre semblent minces pour nos politiques. Les premières annonces, et celles à venir du couple Franco-Allemand, montrent que la mutualisation des dettes, et la création de monnaie ne sont pas des pistes envisagées, l'Allemagne y semble fortement opposée, au contraire on nous prépare avec ces modifications de traité annoncées le 9 décembre prochain, à des futurs plans d'austérité.

Et déjà les sirènes du nationalisme hurlent leurs rancœurs. Que nous proposeront les anti-européens, une fois que notre dette sera passée de 1700 Milliards € à 11 200 Milliards de Francs. Peut-être en reparlerons nous plus sérieusement très prochainement, partisans des Eurobonds contre partisans de la sortie de l'euro, un autre débat pour la présidentielle ?
Ou peut être n'en aurons-nous pas le temps, Jacques Attali déclarait il y a quelques jours qu'il y a "une chance sur deux pour que l'Euro n'existe plus à Noel".
Voilà une phrase très alambiquée, prévoir qu'il y a une chance sur deux qu'une chose se fasse, s'est prévoir dans le même temps qu'il y a une chance sur deux pour que la même chose ne se fasse pas.

Les solutions apportées par le couple Franco-Allemand ne convainquent pas, déjà on annonce, au delà des six pays européens ayant encore leur AAA à ce jour, une dégradation de la note de tous les pays de l'union.
Ce nouveau pacte de stabilité n'est pas encore annoncé que déjà les experts s'accordent à dire que ça n’amènera pas la confiance ! On peut les comprendre, un nouveau pacte de stabilité façon règle d'or, si typiquement Sarkozyste, et puis venant d'un pays où la droite a alourdi la dette de 788 000 000 000 € en dix ans...

Commentaires

  1. Les partisans de la sortie de l'euro sont des fieffés menteurs.
    Il n'y a qu'un article prévoyant la sortie de l'euro (quand on y est rentré) c'est l'article 50 du traité de Lisbonne.
    Article qui défini la sortie de l'Union.
    On ne peut sortir de l'Euro sans sortir de l'Union Européenne.

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  2. la seule solution dite et répétée par différents économistes (économistes atterrés, dont Lordon, ainsi que par Généreux économiste du PG) depuis plus d'un an et que personne n'entend c'est faire une (petite) inflation. Là on est dans l'inverse.
    l'Allemagne fait porter à toute l'Europe sa trouille de l'inflation de la 1ère partie des années 20… répétée après une austérité (que tous oublis) fin des années 20… qui celle-là fit la cata (suite au krach aux EU, qui ne purent jamais acheter les biens produits en Allemagne comme ils l'escomptaient)
    c'est là qu'on est. Les Allemands nous emmènent au pire déjà vécu par eux et le monde et la BCE pendant ce temps ne pense qu'à restreindre l'inflation.

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  3. … suite
    et aussi une relance conséquente.

    ils nous emmènent là où ils ont mis la Grèce (rappel grâce à un gouvernement socialiste qui a cédé)
    les agences de notation nous noteraient mieux si on faisait une relance.

    elles ne dictent pas une politique.
    ce sont les politiques qui l'interprètent ainsi : plus de libéralisme.
    d'ailleurs les agences l'ont dit : elles attendent une relance

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  4. Oui Annie, tu as raison, c'est une politique de relance qu'il faut, mais nous n'en avons plus les moyens en l'état...

    Il faut donc assainir les comptes pour pouvoir réinvestir... ça ne peut passer que par un véritable plan de contribution plus conséquent des grandes fortunes à tous les niveaux, les richesses sont bien là, une taxe sur les transactions financières serait un bon début, si les Américains, les Chinois, le reste du monde est si inquiet du devenir de la zone Euro, il faudra que chacun contribue plus nettement...

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  5. Déjà le bon sens (que n'ont pas Merkel, sarko, BCE) comprend qu'il n'y a plus d'impôt qui tombent dans les caisses de l'état si l'économie est au point mort. En cas de stagnation (prévision 0,??? % pas grand chose pour 2012) les impôts sont réduits = moins de recettes pour l'état.
    Par contre si l'économie est relancé et que nous repartons vers une progression de + 3% (tx "raisonnable pour UE) .

    les recettes qu'il faut trouver sont simples :
    les fraudes (pas celles de pauvres !) des riches, des expats (tels Johnny, footballeurs, et tous les autres) par accord avec les pays qui les accueillent (c'est pas révolutionnaire : les EU les font)
    remonter les tranches de l'IR (rappel il fut de 90 % aux EU aussi) au delà de 230 000 € tout prendre.
    que les entreprises payent autant d'impôt que les particuliers
    etc...
    = quelques milliards
    et ont fait une relance qui bénéficie à tous (même aux riches d'ailleurs !)
    et favoriser les petites et moyennes entreprises sur tout le territoire (pas qu'à Paris)

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  6. … précision et pas un remboursement de la dette comme le programme le PS, qui correspond à priver le peuple.

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  7. Assez d'accord avec ton commentaire de 18h25 sur tous les points, moins sur le dernier. En vérité même avec des nouvelles recettes, il nous faudra toujours monter des financements et ainsi travailler avec les banques (grands chantiers type autoroute, voies ferrées, etc)...

    Faire défaut, paralyserait encore plus notre économie, les salariés des entreprises ont aussi besoin que leurs patrons puissent investir et ainsi trouver des liquidités, des investisseurs...

    Nous ne sommes pas forcément condamnés à l'austérité, contraints par le remboursement de la dette

    Aubry proposait que les nouvelles recettes soient réparties 50% pour la relance, 50% pour la dette, ça me parait raisonnable. Encore faut-il qu'il y ait croissance ! Pour ça il faut sortir de ce cercle vicieux de défiance qui paralyse l'économie par le non-financement des entreprises.

    On en revient à la crise de l'emprunt, la crise de liquidité, il faudrait pouvoir faire appel à une banque centrale, qu'elle soit européenne ou en France, que l'on puisse financer à taux zéro, et pourquoi pas absorber en partie la dette, il faut de toute façon injecter de l'argent dans l'économie avant l'asphyxie.

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  8. il faut faire un audit de la dette avant toute chose. et décliner celle qui n'est pas justifiée.

    rétablir le tx d'emprunt, par direct à la BCE, à 0% ou max 1 ou 2%. une grosse partie du remboursement est due aux interêts cumulés.
    de plus il faut avoir en tête que nous sommes, france, un pays qui a une jeunesse (pas comme l'allemagne) nous ne devons pas penser aux rentiers mais à la jeunesse et son avenir. C'est en leur donnant du boulot que nous rembourserons pas le PIB ainsi augmenté notre dette.

    savoir que la dette est faite en grande partie par les investissements d'avenir (ex. l'enseignement).

    les emprunts sont pour un investissement prévu sur 7 ans. nous n'avons pas à programmer sur 1 an ce remboursement. (faire court est difficile)

    quand t'achetes ta maison tu calcules pas tes remboursement sur 1 an, mais sur l'amortissement du temps de l'immo……… etc


    Cour des comptes 2011 : niches appelées maintenant dépenses, sont passés de 18% à 30% de 2004 à 2009.
    elles correspondent à 27 milliards de "perte".

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  9. Pour « le Parisien » – « Aujourd’hui en France », il détaille les manœuvres qui ont conduit les Sages à « blanchir » 10 millions de francs (1,5 million d'euros) à l’origine douteuse.

    « Le Parisien » : Vous souvenez-vous du délibéré portant sur les comptes de campagne d’Edouard Balladur ?

    JACQUES ROBERT : Parfaitement. Et ce n’est pas un bon souvenir. Je vis très mal la façon dont le droit, à cette occasion, a été tordu.

    C’est-à-dire ?

    Comme tous les dossiers électoraux, celui d’Edouard Balladur a été examiné par trois conseillers rapporteurs détachés auprès de nous par la Cour des comptes et le Conseil d’Etat. Leur rapport, présenté en séance pleinière, était sans équivoque : les comptes du candidat Balladur accusaient 10 millions de francs de recettes d’origine inconnue. Ils étaient donc irréguliers.

    Ont-ils tenté d’obtenir une explication de l’ex-candidat ?

    Oui. Ils lui ont écrit à trois reprises, par lettre recommandée, mais Edouard Balladur ne leur a jamais répondu. L’explication selon laquelle ces 10 millions provenaient de la vente de tee-shirts, esquissée par son trésorier, ne tenait pas la route. C’était une somme énorme. On s’est tous dit que Balladur se fichait de nous.

    Les comptes de Jacques Chirac, eux, étaient corrects ?

    Non. Mais les irrégularités n’avaient pas une telle ampleur.

    Comment les Sages du Conseil constitutionnel ont-ils réagi ?

    Nous étions tous très ennuyés. Roland Dumas, président du Conseil, a alors pris la parole. « Nous ne sommes pas là pour flanquer la pagaille, a-t-il dit. Les Français ne comprendraient pas qu’on annule l’élection pour une affaire de dépassement de crédits. Il faut trouver une solution. » Il s’est tourné vers les rapporteurs. « Des postes ont peut-être été majorés? Si vous baissiez cette somme, ce serait pas mal… » La séance a été suspendue. Les trois rapporteurs se sont retirés pour travailler. Au bout de cinq ou six heures, quand ils sont revenus, le montant avait été réduit, mais les comptes étaient encore largement dépassés. Roland Dumas leur a demandé de faire un effort supplémentaire. Les rapporteurs se sont retirés à nouveau. Ils ont fini par présenter des comptes exacts… à 1 franc près. Sans doute pour montrer qu’ils n’appréciaient pas d’être pris pour des imbéciles.

    En ce qui concerne Chirac ?

    Cela s’est passé quasiment de la même manière.

    Avez-vous accepté de valider ces comptes ?

    Je sais que je ne voulais pas le faire, mais, après toutes ces années, je ne me souviens pas de mon vote. Peut-être ai-je, finalement, rallié les arguments de Roland Dumas… Vous savez, le Conseil constitutionnel, c’est un peu un club. On est entre gens de bonne compagnie, on se tutoie. Claquer la porte, donner des leçons aux collègues, ça ne se fait pas. Une chose est sûre : nous n’étions pas très fiers. Nous venions de passer trois jours à huis clos. Nous étions épuisés, mal à l’aise. Nous nous sommes dispersés sans un mot, avec le sentiment que la raison d’Etat l’avait emporté sur le droit.

    Vous êtes-vous demandé d’où pouvaient provenir les fonds de Balladur ?

    Nous avions la certitude que leur origine était douteuse, mais nous penchions plutôt pour un potentat africain, une grosse fortune française ou les fonds secrets de Matignon. A l’époque, personne ne parlait de Karachi, du Pakistan ou de l’Arabie saoudite. Je ne me souviens pas que l’hypothèse de rétrocommissions liées à des contrats d’armement ait été évoquée.

    Aujourd’hui, qu’en pensez-vous ?

    Juste avant notre vote, Roland Dumas a passé une heure à l’Elysée avec Jacques Chirac. Sans doute lui a-t-il dit que la situation était délicate et qu’il avait dû manœuvrer pour faire régulariser les comptes. Mon impression, c’est que Roland Dumas, Jacques Chirac et Edouard Balladur se tenaient à l’époque par la barbichette. Et que nous avons servi de caution à une belle entourloupe.

    http://www.leparisien.fr/faits-divers/jacques-robert-on-s-est-tous-dit-qu-il-se-fichait-de-nous-01-12-2011-1747309.php

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