Accéder au contenu principal

Chantage contre le peuple Grec

N.Sarkozy et A.Merkel ont su inverser le rapport de force qu'avait enclenché G.Panpadréou, lui qui avait impulsé l'idée d'un référendum pour avaliser le plan de Bruxelles.

L'idée était bien de modifier les termes de la question posée au peuple Grec, en menaçant de ne pas reverser l'aide européenne, le couple Franco-Allemand a insisté sur la sortie de la Zone Euro, en cas de réponse négative au référendum.
En signifiant que si le peuple grec n'adoptait pas le plan, il ne pouvait rester dans la zone Euro et donc au sein de l'union Européenne, Nicolas Sarkozy qui s'exprimait en conférence de presse au nom de l'Europe (en avait-il été mandaté ?) créait un choc au sein de la majorité grecque.

Dans le courant de cette journée du G20 où les postures, les plan "comm" n'ont servi qu'à impulser la nécessité d'un renoncement du référendum, des députés grecs ont plié face à la pression. En cédant à l'ultimatum du couple Allemand, ces parlementaires lancent légitimement l'aveu qu'il n'y a de salut pour la Grèce qu'au sein de l'Europe.

Imaginez donc que la France soit obligée de retourner au franc, la dette passerait   de 1700 milliards d'euros à plus de 10 000 milliards de francs... Par ce mécanisme du changement de monnaie, la Grèce est condamnée à évoluer au sein de la zone Euro tant qu'elle n'aura pas les moyens monétaires de reprendre son indépendance.

Des moyens qui lui sont confisqués, par l'article 123 du traité de Lisbonne, par le non recours à la création monétaire par le crédit, et au système de réserve fractionnaire. Trois causes très bien expliquées dans cette vidéo, des raisons de l'endettement structurelle des états.

Non, aujourd'hui il était question de couper des têtes, de trouver au moins un responsable sur qui il était possible de jeter l'anathème. Qu'avons nous entendu depuis deux jours pour accabler le premier ministre Georges Papendréou ? Mais l'Europe de Bruxelles n'était elle la première responsable du pourrissement de la situation ? Depuis deux ans, n'a t-elle pas laissé, et favorisé l’oppression économique du peuple grec par l'austérité ? Depuis Juillet et l'élaboration du FESF, l’Europe n'était elle pas prostrée dans son immobilisme dans son incapacité à faire voter un plan de sauvetage ? N'était-il pas possible de laisser le dernier mot au peuple ? Qu'en cas de rejet, de laisser la possibilité d'améliorer le plan de sauvegarde de l'économie grecque ? Tout devait-il se passer dans ce petit laps de temps d'une semaine ?

Apparemment Non, sous l'impulsion de deux dirigeants, et reconnaissant l’attrait de N.Sarkozy a activer la brosse à reluire, il fallait tirer la couverture à soi. Et même si la Grèce avait bien les liquidités nécessaires pour faire face jusqu'au référendum, il n'était plus question de cela dans l'esprit de nos dirigeants.

Non, le couple Franco-Allemand avait bien décidé de faire son chantage à l'aide l'européenne, et ainsi d'étrangler un peu plus la souveraineté nationale de la Grèce. Un odieux chantage contre la démocratie.

Commentaires

  1. Beaucoup aujourd'hui crachent sur la Grece qui aurait triché avec l'aide de Goldman sur pour son entrée dans la zone Euro.

    J'ai peine à croire que les services économiques des ministères des différents pays ayant validé cette entrée se soient fait enflées par Goldman. Après tous, nous nous espionnons les uns les autres.

    Sinon ca voudrait juste dire que nos services d'analyse (au niveau européen) sont soit complètement incompétents soit déconnectés (par confiance?) de ce quii se passe en Europe, plutôt inquiétant.

    Que les analystes de Goldman&Sachs soient des pourritures, OK, mais que les services éco de tous les pays de la zone Euro aussi, euh .... non, y a eu des ordres.

    RépondreSupprimer
  2. Et Goldman en a profité par la suite pour spéculer sur la baisse de la Grèce... des vrais voyous. Un bon article sur le sujet ici : http://www.marianne2.fr/Dette-grecque-Goldman-Sachs-revoila-les-banksters_a185141.html

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Modérez vos commentaires !

Posts les plus consultés de ce blog

[Copé doit virer] Vers une raclée historique de la droite

J'écrivais en commentaire d'un billet du blog "Partageons mon Avis" que Copé fait du Sarko. Qu'il faudrait continuer à dénoncer cette façon de faire de la politique, et que cela explique selon moi en partie les raisons de la défaite du président sortant. Que cela pourrait expliquer l’échec de la droite aux prochaines législatives de Juin.

Copé n'a pas sa place à la tête de l'UMP

La "droitisation" des discours des leaders de la droite dite républicaine, dans l'espoir de récupérer l'électorat du Front national, est un flagrant échec, et persister dans cette stratégie est une grave erreur.

Je me demande si J-f Copé a bien sa place à la tête de l'UMP, quand il accuse les français fêtant la victoire de F.Hollande de ne pas porter assez de drapeaux français !? Qu’espère t-il encore sinon de se rabaisser à tenter de récupérer une fois de plus l’électorat de Marine le Pen. C'est juste lamentable. Faut-il rappeler que ce vote d’extrême dr…

Moins on en sait, mieux c'est...

Je rentrais du boulot quand j'ai entendu cette annonce à la Radio : le nouveau programme de sciences économiques est en consultation, et "le chômage" disparait des manuels scolaires.

Alors une fois rentré, je m'installe devant le clavier et tente de me renseigner.

Et j'apprends que le nouveau programme de seconde en sciences économiques et sociales (SES), est à l'étude jusqu'au 12 Mars par le ministère de l'éducation nationale. Il est question d'enlever des thèmes abordés par les professeurs, qui font l'objet d'explications aux élèves sur les questions de société, d'emploi, de discrimination, de précarité, des inégalités de revenus, de la valeur ajoutée et sa répartition ou encore des conditions de travail...

L'association des professeurs de sciences économiques et sociales (Apses), déplore que"le ministère ait demandé d'enlever des questions comme la discrimination à l'emploi ou le chômage et imposé deux fois celle du ma…

L'avenir/la fin du nucléaire est avant tout politique

300 tonnes/jour d'eau radioactive rejetée dans l'océan Deux ans après la catastrophe de Fukushima, on cherche mois après mois à estimer la quantité d'eau contaminée qui se déverse dans l’océan pacifique.  On sait très exactement l'estimer, mais la pression est forte au Japon depuis les dernières élections de décembre dernier pour minimiser l'impact. Face à l’inquiétude de la population et la mobilisation des associations anti-nucléaire, le gouvernement Japonais a officiellement communiqué ce 7 Août, le chiffre de 300 tonnes/jour d'eau radioactive rejetée dans l’océan. C'est la veille, que la NRA, l'autorité de régulation nucléaire Japonaise, déclarait Fukushima en "situation d'urgence".
C'est donc contraint que le nouveau premier ministre Shinzo Abe , a admis "un problème urgent qui suscite beaucoup d'inquiétude dans la population"il ne pouvait dire moins que ça ! Issu du Parti libéral-démocrate de droite, il prône le redé…