Hollande, capitaine d'un pédalo, prêt à brader ses idées pour quelques circonscriptions ?

Une confrontation est naissante à gauche, et pourrait s'aggraver dans les prochaines semaines, si Hollande n'y prend pas garde.

C'est toute la problématique à gauche du scrutin uninominal à deux tours qu'est la Présidentielle, le premier tour sert de primaire à gauche pour départager la myriade de candidatures. Le second est l'objet d'âpres négociations avec les partenaires de gauche, surtout depuis que les législatives ont lieu quelques semaines après la Présidentielle.
 Si le parti socialiste avait imaginé avec les primaires ouvertes résorber la classique crise de leadership, il n'en est rien en réalité. Mis à part Mr Bailey du parti radical de gauche, François Hollande a été désigné parmi des socialistes. Il reste donc les autres leaders de gauche, et pas des moindres.

A coté du candidat socialiste, demeurent au moins deux personnalités politiques à gauche de renom et de premier plan,qui ont un fort écho dans les médias. J-Luc.Mélenchon pour le Front de gauche, qui n'a pas hésité ce dimanche à comparer  Hollande au "capitaine d'un pédalo dans la tempête", et Eva Joly pour EELV qui reste ferme face au PS "Nous ne sommes pas prêts à brader nos idées pour quelques circonscriptions".

De quoi parlons nous ? S'agit-il de dégager des positions claires pour François Hollande, ou d'affirmer sa fermeté face à des partenaires qui n'hésitent plus à le chahuter ?

Nous sommes en plein calcul pré-électoral. Du coup il est à craindre que le projet d'un nouvel aéroport si cher au maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault et son abandon ,conditionne l'accord d'avec EELV, tout comme la volonté de poursuivre la construction du projet EPR de Flamenville, des points de fermeté du candidat socialiste.

 Le candidat de la "gauche molle", ainsi nommé dans son propre camp, n'est t-il pas en train de se forger une image de fermeté ? Si ces deux chantiers de construction sont des projets pharaoniques, avec des coûts et des enjeux sur l'emploi, le travail avec les partenaires verts pourrait aboutir sur une alternative, si François Hollande en affichait la volonté.

Mais sachant que l'entrée à l'assemblée nationale en 2012 pour EELV et le Front de gauche n'est pas favorable pour les petits partis, François Hollande semble miser sur un accord à minima avec eux.

Pour reprendre le titre de ce billet, François Hollande semble donc décidé à pédaler à son rythme, en affichant toute la fermeté nécessaire. Cela semble être que des bénéfices pour lui, en terme de circonscriptions, et de compromis politiques, mais la campagne électorale à venir n'en sera que plus difficile.

Nous sommes bien loin de Unité2012, espérons que cela ne soit pas Marine Le Pen qui en tire parti, au risque de tout perdre ?

Commentaires

  1. Fermeté ( médiatique ) contre la sortie du nucléaire mais pas contre la voracité des marchés.

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  2. En Grèce, les amis de la Marine travaillent avec les amis de Sarko et de Hollande...

    La rigueur à la Hollande ou à la Sarko c'est idem.

    Bientôt en France?

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