Pipo fiscal quand le niveau d'acceptation est plus grand

Incapable de prévoir la croissance dans trois mois, notre gouvernement établit des prévisions d'économies fiscales sur trois ans. Incapable d'imposer justement les Français, ces messieurs gèlent la progression de leurs salaires, quand la symbolique remplace la vraie politique, on peut constater que ces messieurs nos dirigeants surfent sur la vague de la crise de la dette, pour ne pas prendre les décisions qui s'imposent.

Le timing était bien préparé, le plan de sauvetage de la Grèce était planifié depuis Juillet dernier, avec un G20 qui devait avaliser le plan de sauvetage européen. Pour signifier au monde financier à qui il fallait donner tous les gages de compétitivité économique, pour rassurer les agences de notation, le plan "comm" de la rigueur s'imposait à nous au meilleur moment, celui du vote du budget 2012, tremplin à la campagne électorale pour la réélection de Nicolas Sarkozy ? La droite ne joue t-elle pas sur le coté responsable des mesures d'économies à prendre face à une gauche qu'elle aime à présenter comme trop dépensière ?

Après la campagne des primaires citoyennes à gauche, quel meilleur moyen de reprendre la main médiatiquement et électoralement en utilisant les malheurs de nos voisins ? Alors que l'Italie est à son tour prise dans la tourmente des agences de notation, établir un nouveau plan de rigueur était plus facile, le niveau d'acceptation plus grand.

Et ce sont toujours les mêmes, les plus fragiles à qui on demande des efforts supplémentaires. Les prestations sociales amputées en termes de pouvoir d'achat. L'accès à la propriété rendu encore plus difficile pour les classes moyennes basses avec une limitation du prêt à taux zéro, une hausse partielle (pour le moment) de la TVA...
7 milliards d'euros pour 2012 d'économies affichées quand ce gouvernement a alourdi la dette de plus de 500 milliards d'euros dont 75 milliards de cadeaux fiscaux qu'aucun n'ont été remis en cause.

Cela semble bien une opération de mystification comme certains le proclament... mais la cote de popularité de N.Sarkozy remonte.

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