Refusons de travailler les jours fériés !

Si il n'y a que des conventions collectives ou des accords d'entreprises pour préciser le nombre de jours à travailler, en incluant ou pas les jours fériés, en réalité notre employeur peut nous faire travailler tous les jours de l'année sauf le 1er Mai. Et puis, il y a l'usage, la nécessité, les particularités d'une activité, l'adéquation charge-capacité, et in fine le respect d'un employeur pour ses salariés.

Moi qui ai entamé un week-end de quatre jours ce jeudi, (NON les 35 heures ne sont pas mortes), j'ai une pensée pour les travailleurs qui auront donc été obligés. Je pense à ces salariés, qui iront travailler ce vendredi 11 Novembre, et qui poursuivront samedi et dimanche, en sachant qu'une majorité de français sont chez eux en famille.

La fin de l'année est bien souvent en entreprise une période où l'activité se tend, les objectifs restent à atteindre avec toutes les problématiques que peuvent connaitre une industrie, un commerce, en terme d'approvisionnement de ses fournisseurs, de ses sous traitants. Bien souvent, c'est la satisfaction client qui est l'enjeu, avec des délais de retard, voire des pénalités... 

Du coup, les pressions s'accroissent notamment sur le temps de travail qui débouchent sur l'acceptation des salariés,  de conditions de travail toujours plus difficiles.
On déplace les congés hors délais de prévenance, on fait faire des heures supplémentaires à la demande hors délais de prévenance, on travaille les jours fériés, et tout ça bien sûr "sous couvert du double volontariat" pour être en règle avec le droit.
Du coup, une certaine idée de politiques clientélistes bat son plein chez certains manageurs, on favorise la compétition entre salariés avec comme corollaire la négociation au donnant-donnant pour préserver son poste, pour l'augmentation de salaire, pour avoir les meilleurs horaires de travail.

De plus, depuis plusieurs années déjà, nous assistons à la mise en oeuvre au sein des entreprises, de politique du "cash", où il est surtout question de dégager de la trésorerie, avec un management agressif, qui satisfait l'entrepreneur, mais qui a des conséquences sur l'organisation du travail. (exemple : rupture d’approvisionnement de certains produits dans les rayons d'un Supermarché alors que vous constatez que les salariés font le "réassort" tout au long de la journée, quand auparavant il se faisait avant l'ouverture du magasin, et qu'il n'y avait jamais de rupture d'appro)

Les constats renforcent les craintes, au sein des industries, nous sommes arrivés à un niveau d'externalisation et de dépendance des sous traitants qui bien souvent met en danger la capacité de l'entreprise à tenir ses engagements vis à vis de ses clients. Dès lors, et c'est la vie normale d'une entreprise, dès qu'il y a un problème d’approvisionnement et d'éventuelles conséquences sur des retards, ce sont les salariés qui doivent accepter de faire des heures supplémentaires (obligatoire 120 à 180 heures/an), à travailler le dimanche et les jours fériés.

Bref la pression se fait plus grande sur les salariés, parce que comme trop souvent, se sont les salariés la variable d'ajustement des erreurs de quelques uns. 

Rappelons à ces messieurs les dirigeants que le 11 Novembre est un jour de commémoration, en souvenir de nos anciens morts pour la patrie.

Rappelons à ces dirigeants, que les salariés sont bien souvent des responsables de famille, qui auront leurs enfants à la maison durant ces jours fériés, et vacances scolaires de fin d'année. Que leurs enfants aimeraient avoir leurs parents à leurs côtés !

Salariés, regroupez vous, et refusez de travailler les jours fériés.

Commentaires

  1. Le coût du travail a toujours été la variable d'ajustement.Les néolibéraux français ne s'arrêteront que lorsque nous seront au même niveau que la Chine ou l'Inde. Et encore...

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  2. On risque même d'aller encore plus loin que la Chine ou l'Inde pour cause de compétivité...

    Tout est permis dans ce monde ultra libéral et si on n'y prend pas garde, on sera hors service même en ayant fait les efforts nécessaire.. Le libéralisme a déjà pris tellement de pouvoir que l'on se dit que seule révolution mondiale comme en 1789 pourrait peut-être faire réfléchir les 1°/° qui tiennent les places fortes financières...

    Je suis pessimiste mais les faits sont têtus...

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  3. Oui, les faits ne sont pas encourageants, reste qu'une bonne partie des solutions sont dans les réactions collectives...
    Les salariés doivent continuer à lutter ensemble, sinon ils vont tout nous reprendre petit à petit...
    On vient déjà de réchapper à une seconde journée de travail gratis au nom de la solidarité, on envisage de regrouper les journées de commémoration, bientôt la cinquième semaine de congés payés ?...

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