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Sarkonium : une "catastrophe", un "cataclysme" nucléaire

La politique énergétique de la France sera t-elle un thème de campagne pour la présidentielle 2012 ? Peut-on encore se poser la question, tant on constate que la réduction de la part du nucléaire voulue par le PS et EELV dans le "mix" énergétique de la France , entretient toutes les conversations.

Nicolas Sarkozy ne fait rien pour minimiser le sujet, au contraire en commentant jour après jour la décision prise à gauche d’arrêter 24 réacteurs nucléaires, en avançant des contre vérités, en alimentant la polémique avec une certaine dose de désinformation, il oblige et assure un droit de réponse aux partisans de la sortie du "tout" nucléaire.

Vendredi, le locataire de l'Elysée a caricaturé ce qu'il a appelé un abandon de la filière du nucléaire, en qualifiant de "catastrophe", de "folie", de "cataclysme" la décision prise à gauche.
Prenant en exemple, l’évènement de Fukushima, comme à son habitude, l'actuel chef de l'état aime déconcerter en affirmant fortement par une petite phrase, ce qui est facilement discutable si on y réfléchit un peu. En avançant que "99% des victimes de Fukushima sont des victimes du tsunami, pas de la centrale" Sarkozy raconte n'importe quoi, comme Juan le rappelait ce matin, la pollution nucléaire tue sur la durée, 80 000 personnes ont été évacuées dans un rayon de 20 kms autour du sinistre de Fukushima. Elle est où la Folie ? Faites donc des rayons de 20 Kms autour des cinquante centrales nucléaires en France...

Le débat a donc bien lieu, face à cette campagne orchestrée par N.Sarkozy pour défendre le lobby nucléaire, la réponse ne va pas se faire attendre, Martine Aubry chef de file du PS a prévenu ce dimanche, nous allons rendre "coup" pour "coup".
Sur l'emploi par exemple, axe populiste de désinformation employé par N.Sarkozy comme une arme de destruction massive de l'emploi, le chantre du nucléaire oublie de nous dire que des études démontrent que le kilowatt/heure produit par les énergies renouvelables produit huit fois plus d'emplois qu'un KW/h produit par le nucléaire en France.

Mais avant tout, la sécurité ne doit pas passer après les enjeux économiques, rappelons le quand même ! Allons nous attendre qu'un train de déchets nucléaires ne déraille, ou qu'une fuite radioactive ne se produise à grande échelle ? Une fois que toute une génération de la population aura été irradiée, peut être pourrons nous employer plus justement les qualificatifs de "catastrophe", de "folie", de "cataclysme".

Commentaires

  1. Excellent article, et puis on oublie l'épisode "Borloo" avec qui l'UMP n'a passé aucun contrat, Borloo a juste disparu de la bataille pour la "Présidentielle".. On a la mémoire bien courte dans ce pays..

    Le nucléaire tue à tout petit feu tout autour de nos centrales, sauf que les dossiers sont "tabous", sauf que la médecine refuse de communiquer sur cette réalité...
    Cela a toujours été. On a beau parler de modernisme, le modernisme est la politique de progrès social dont chacun de nous peut profiter en sécurité.. Quand aux emplois, je fais le pari qu'Aréva licenciera APRES les élections présidentielles comme cela a été évoqué.. Pour le moment, on contient l'hémorragie.. Après, il sera toujours temps de voir.. Depuis quand la parole de Sarko est parole de vérité, sauf pour les grands de la finance?

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  2. Oui le désengagement du nucléaire est enclenché mondialement, donc les emplois perdus dans cette filière ne le seront pas qu'à cause d'un désengagement de la France. Il faut à cette filière se reconvertir, le politique prend ses responsabilités en programmant cette reconversion, aux industriels d'en tirer parti avec l'aide de l'état.
    Et si il y a une volonté, ça ne pourra qu'être bénéfique.

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  3. Euh, 20km, vous êtes sûr ?
    http://www.greenpeace.fr/nucleaire/ppi/

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  4. Oui les zones à risque sont beaucoup plus importantes en cas d'incident nucléaire, je parlais de la zone d'évacuation de 20 km délimitée à Fukushima dans un premier temps... Les risques de contamination sont beaucoup plus importants en France, on peut parler de zone sinistrées dans un rayon de 100 à 300 kms effectivement...

    Le document proposé par Greenpeace est très intéressant de ce point de vue là.

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  5. Grâce à Sarko, le programme écolo du PS reverdit...Mais sur le fond, il est très en retrait sur la question du nucléaire.

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  6. Je trouve au contraire que de programmer l'arrêt de 24 réacteurs démontre un certain courage politique ^^

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  7. http://www.lepoint.fr/monde/japon-la-sortie-en-catimini-du-nucleaire-23-11-2011-1399671_24.php

    La folie est de laisser aux états le pouvoir de décider à la place des populations.

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