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Diversion à Toulon

Nicolas Sarkozy était en campagne sans aucun doute. Si il voulait réellement s'adresser aux français pour parler des solutions qu'il souhaitait apporter, il aurait pu le faire devant une simple caméra depuis l'Elysée ; en choisissant le show devant cinq milles personnes, il voulait surtout convaincre à coup d'applaudissements que ses justifications suffisaient à expliquer son piètre bilan.

Pourquoi choisir ce 1er Décembre pour remplir une salle d'un Zénith à Toulon, quand des annonces majeures sur un nouveau traité Européen doivent être faites par le couple Merkozy dans une semaine ? Bien au delà de la polémique sur le fait que Nicolas Sarkozy serait déjà en campagne, il était surtout question ce soir de "'confiance", de rassurer les marchés. Oui, la confiance se mesure, en ces temps troubles, en jours voire en heures. Le temps nous est compté, il fallait rassurer, parce que la pression s'est faite plus forte ces derniers jours  sur la capacité d'emprunt des pays, même de ceux qu'on considère si relativement stables de la zone euro.

Il y avait urgence à rassurer, le Zénith de Toulon permettait cette pirouette médiatique de faire écho au précédent discours  fait également à Toulon en 2008, comme un droit de réponse en forme de bilan, à l'époque où le candidat Sarkozy fraîchement élu, nous parlait de "Moralisation du capitalisme"

Quelle contraste saisissant, aujourd'hui avec un Président qui semble si fatigué de répéter en boucle les mêmes constats, avec les mêmes semblants de solutions dont on cherche encore les applications réelles.
La pédagogie somme toute nécessaire pour aborder des sujets lourds à la compréhension de monsieur tout le monde ne cache pas la vide des solutions. Il n'y avait que la grandeur d'un discours au sein d'un  zénith rempli de cinq mille personnes pour dégager une impression de puissance.
En campagne pour rassurer les marchés, en campagne pour convaincre les français de lui faire encore confiance, tout simplement en campagne.

Commentaires

  1. En campagne, évidemment !

    Sinon pourquoi déplacer 5000 personnes à sa dévotion comme il le fera en Avril pour clôturer sa campagne ?

    C'est un meeting UMP payé par le contribuable. Pourquoi se gêner, hein ?

    Je serais lui, je me présenterai le 2 avril et utiliserais mon budget électoral colossal pour faire une campagne d'enfer pendant 3 semaines...

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  2. Ouais... même pas besoin de faire campagne officiellement...

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  3. #Stef clair. Plus de précision sur le blog de Chomsky...

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