mardi 27 décembre 2011

Emploi : Les raisons de l'échec total de N.Sarkozy


Beaucoup commentent les très mauvais chiffres du chômage, les pires que nous ayons eu depuis plus de dix ans. A droite on présente la situation en se dédouanant de ces résultats par la grande faute à la crise.
Cette crise internationale que nous traînons depuis l'élection de Nicolas Sarkozy qui l’exonérerait de ses responsabilités de chef de l'état ?

Non, l'état a toujours joué un rôle important dans l'encadrement de l'emploi. Tant dans les services publics, que dans la réglementation de l'emploi dans le privé, l'état doit prendre ses responsabilités.

Ces très mauvais chiffres sont à mettre directement en relation avec les politiques publiques de l'emploi sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Deux raisons structurantes à cela, le non-remplacement des départs à la retraite institué dans les services publics depuis plus de quatre ans par la RGPP (révision générale des politiques publiques), et la politique des heures supplémentaires qui freine l'embauche, la création nette d'emploi.

La suppression d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite n'a presque rien rapporté à l'état, c'est la cour des comptes qui le dit, par contre sur la période 2009-2011, ce sont 100 000 postes de fonctionnaires qui ont été supprimés. De même entre 2007 et 2010, ce sont 100 000 autres emplois qui ont été supprimés par l'état employeur. A comparer avec les 30 000 inscrits supplémentaires à Pôle emploi ce mois de Novembre.

Non seulement cette politique d'économie ne rapporte rien économiquement, mais elle contribue à asphyxier le marché de l'emploi.

La défiscalisation des heures supplémentaires a un lien étroit avec le non-remplacement des départs en retraite. Souvent le management préférera avoir recours aux heures supplémentaires des salariés déjà en poste jouant sur une "capacité" à flux tendu de la gestion des ressources humaines, plutôt que de justifier l'embauche ou le remplacement d'un départ à la retraite. 
Ici, on nous explique que les 174 millions d'heures supplémentaires pour le seul premier trimestre de l'année équivalent à plus de 380 000 emplois à taux plein !

C'est simplement énorme. Ces quelques chiffres rappellent que l'état par ses politiques publiques, et la réglementation qu'il met en place, peut influer lourdement sur les chiffres du chômage. Avec plus de 4 millions de personnes inscrites à Pôle emploi, la politique de l'emploi du prochain gouvernement soulève beaucoup d'attentes.

5 commentaires:

  1. Il n'y a pas d'échec... Pourquoi voudrais-tu que le serviteur zélé du patronat et de l'oligarchie prive ses maîtres d'un réservoir d'emplois qui rend docile la plupart des salariés, des précaires, des fonctionnaires et des chômeurs ?

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  2. Oui, cela fait le jeu du patronat, plus facile de sous-employer, de smicardiser les travailleurs...

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    1. Tu fais comme moi : si tu n'es pas content, tu montes ta boite sans rien attendre de personne. Il faut tout de même garder à l'esprit que chacun est responsable de ses choix, et pas le patron ou le gouvernement ou quiconque prétendrait décider à ta place.

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  3. En effet mais quoi de surprenant dans un état qui mène une politique ultra-libérale ? Bientôt on trouvera parfaitement normal que chacun ait deux, voire trois emplois comme aux Etat-Unis. Alors qu'en Suisse ou ailleurs, pays plutôt assez évolué et progressiste comparé au notre
    , qui connait par exemple la démocratie directe, on n'hésite pas à poser la question d'un revenu pour tous indépendant du travail (voire toutes les réflexions sur le Revenu de base).

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  4. Je partage l'anonyme, et je crois que le Sarkozysme ne peut être que temporaire... il y a encore de la place pour des avancées sociales si il y avait une réelle volonté politique.

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