mardi 6 décembre 2011

Les agences de notation préfèrent les solutions à gauche

Alors que Standard & Poor's vient de placer sous surveillance négative la France, l'Allemagne et dix sept pays de la zone euro, il apparaît très clairement que les solutions esquissées par le couple franco-Allemand (de droite) ne suffisent pas à rassurer.

Ils pourront toujours dire que la décision de l'agence était prise avant l'annonce faite à Paris le même jour, rien de nouveau n'a été annoncé hier. Tout le monde connaissait quelle était la teneur de l'accord de ce "nouveau traité" à sanction automatique, débattu depuis plusieurs jours déjà.

Les faits marquants de cette journée du cinq décembre n'étaient donc pas la petite interview de Merkozy, mais plutôt la sensation créée par François Hollande en déplacement en Allemagne, rencontrant ces homologues sociaux démocrates du SPD, un parti de gauche équivalent du PS outre Rhin.

L'alternative à gauche est plus claire, parce qu'elle répond plus précisément à la problématique de la dette. Elle ne se contente pas de mettre en place des nouvelles règles, avec des sanctions sur ceux qui ne tiennent pas leurs engagements (que tous les pays de la zone euro payeraient en ce moment) l'alternative à gauche apporte de nouvelles solutions. Hollande a propos de la BCE "je souhaite qu'elle puisse élargir son rôle de préteur et investir de façon mesurée"

Rôle accru de la BCE, mutualisation des dettes, l'Europe comme nouvelle arme d'investissement

Ce que les agences de notation observent, c'est notre capacité à améliorer notre solvabilité à court, moyen et long terme. Si le pourcentage de dette d'un pays en fonction de sa production de richesse varie dans le temps en fonction de l'état de l'économie (croissance ou récession...) le compteur réel de la dette s’affole en France, à plus de 1700 milliards €, elle s'est alourdie de quelques 788 milliards en dix ans. Nous sommes arrivés à un point de non-retour.

Aucune mesures d'austérité, d'économies, ne permettront de rembourser cette dette, nous n'arrivons même plus à produire assez de "richesses" pour payer seulement les intérêts de cette dette. Non, le seul échappatoire est de diluer cette dette en Eurobonds, en titre de dette européen. L'Europe n'est pas endettée, en jouant son rôle de garant de l'économie européenne (ce qu'elle ne fait pas à ce jour, ou si peu) elle jouera à armes égales dans cette compétition internationale.

Que la BCE puisse enfin prêter de l'argent aux états, et devenir ainsi un nouvel outil d'investissement pour la zone euro.

Yann s'interroge à juste raison, n'est-il pas temps pour les parlementaires UMP de se désolidariser du pouvoir en place ? Que celles et ceux qui ne sont pas d'accord avec les actes politiques du locataire de l'Elysée le fassent savoir

Il pourrait y avoir un consensus politique sur la question.

1 commentaire:

  1. Les Faux-monnayeurs

    Ouvrez bien les yeux... dans nos plus belles cités, il y a déjà le feu
    La Grèce a renoncé à son referendum
    Et l'Europe va bientôt renoncer à son impossible unité
    Formelle et matérielle... en substituant le vrai fiel au faux miel
    Et qu'est-ce qu'on nous raconte pour faire amende honorable?
    Que ce sont les marchés qui nous font marcher? On le savait déjà !
    Que la parole des peuples est hachée? On le craignait déjà !
    Que la démocratie est un mensonge éhonté qui a un peu trop duré ?
    C'est ce que nous avons toujours refusé de voir, de croire, de savoir...

    http://www.lejournaldepersonne.com/2011/11/les-faux-monnayeurs/

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