Non à l'austérité !

C'est ce 13 décembre que nous avons l'opportunité de dire NON à l'austérité.

Comme on le dit ici, "le seul risque que l'on prend à se mobiliser est éventuellement d'être entendus !" Mais ne soyons pas naïfs, l'actuel locataire de l'Elysée méprise les partenaires sociaux tant il les a ignoré tout au long de son quinquennat.

Aussi, il faut rappeler que l'action syndicale ne se borne pas à descendre dans la rue, pour protester contre des réformes gouvernementales, mais à agir au quotidien au sein des entreprises. Pour faire que le dialogue social respecte les droits et fasse évoluer les acquis des salariés, ce sont des milliers d'élus et mandatés qui se mettent en avant pour faire avancer l’intérêt du collectif.

Ce sont eux, souvent les mêmes qui demain porteront les alternatives à la marche forcée de l'austérité qui nous est imposée depuis plusieurs années. Ce sont eux qui porteront l'alternative souvent si semblable que les programmes à gauche des partis politiques, un lien évident parce qu'une conception de l'humain partagée. Un exemple : voyez les dix exigences de la CGT, on y retrouve comme dans le projet socialiste, l'arrêt des exonérations fiscales et sociales. Pareil pour la taxation des transactions financières, sur le contrôle des aides aux entreprises, sur les mécanismes de crédits à taux réduits, etc..

Les salariés seront de toute façon nombreux dans les manifestations, la capacité de mobilisation et la syndicalisation augmente parce que les inquiétudes augmentent elles aussi.
L'évaluation médiatique, les chiffres de la mobilisation, et l’appréciation incertaine des commentateurs ne prendront pas en compte le sentiment de solidarité qui sera partagé demain dans les cortèges de manifestants.

Les travailleurs pauvres, les exclus, les chômeurs qui ne pourront se mettre en arrêt de travail, et qui pour beaucoup ne participeront pas aux manifestations, ne le feront pas parce qu'ils sont en accord avec les politiques menées par Nicolas Sarkozy, cela, l'électorat en décidera dans moins de 130 jours ; il ne participeront pas parce qu'ils n'en ont pas les moyens. Quoi qu'en disent les politiciens.

Non, c'est la précarité qui fait courber l'échine du citoyen ! Après la taxe sur les complémentaires santé, les déremboursements, les augmentations successives des énergies, du gaz dernièrement, ces mesures inéquitables et injustes font peser principalement les efforts sur les salariés, les retraités, les jeunes, et impactent leur pouvoir d'achat.

Dans le même temps, les efforts demandés aux plus aisés restent symboliques, les niches fiscales, pourtant jugées pour beaucoup d'entre elles coûteuses et inefficaces, restent en état.

L'alternative politique se fait donc cruellement attendre, et c'est aussi cela qui sera porté demain par vos syndicats.


Commentaires

  1. Lundi 12 décembre 2011 :

    Exode des riches Français qui fuient la France vers la Suisse.

    Le directeur de la rédaction de Challenge, Pierre-Henri de Menthon, qui intervient dans la chronique « Les coulisses des entreprises » sur BFM Business, annonce que les Français riches sont en train de quitter la France à vitesse grand V.

    De ce fait, on peut se demander s’il y a un pilote dans l’avion France…

    On assiste à une sécurisation de l’épargne des Français les plus riches qui retirent leur argent des banques spécialisées, une situation similaire à la crise financière de 1929 aux USA.

    Pierre-Henri de Menthon pointe notamment le fait que les Français les plus riches réalisent des retraits et que cela se passe « loin des caméras, à l’abri des bureaux cossus des banquiers privés, ceux qui gèrent le patrimoine des grandes fortunes ! »

    Dans la vidéo ci-dessous, il est précisé :

    « Chez Pictet et Lombard Odier, deux grandes banques privées de Genève, les ouvertures de comptes par les Français se multiplient, des dizaines de millions affluent tous les jours. »

    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=_oEWxIkVA7o#!

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  2. Si tout le monde retirait son argent de la banque, cela ferait du dégât comme le préconisait Cantona, il y a quelque mois, il avait raison.
    Ou investir dans la finance solidaire...

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  3. Ouais surtout qu'elles vivent de notre argent...

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