(N.Sarkozy) Adieu classes populaires, vive les classes moyennes !


L'état des forces électorales a suffisamment bougé pour que les stratégies de conquête de l'électorat soient très différentes de celles de 2007. Quelques signes montrent que des choix (non avouables) ont été faits pour privilégier certaines catégories socio-professionnelles, une partie de l'électorat. Le but étant comme à chaque fois d'interpeller suffisamment pour se qualifier au premier tour, pour ensuite rassembler une majorité de votants. 

Ce qui change fondamentalement, ce sont les conséquences du quinquennat de Nicolas Sarkozy sur l’électorat lui-même. Retraités, ouvriers, classes moyennes, les déçus du Sarkozysme voteront différemment ou ne voteront pas, obligeant le président candidat à opérer autrement qu'en 2007, à s'adresser autrement aux électeurs.

"La lutte des classes moyennes"

Les signes ne trompent pas, le livre de Laurent Wauquiez (la lutte des classes moyennes) traduit cette stratégie électorale qui consiste à  se soucier des intérêts de cette partie de l'électorat. Si le programme du candidat UMP n'est pas encore connu, il y a de fortes chances pour que certaines des propositions mises en avant dans ce livre soient reprises par Nicolas Sarkozy.
Bouclier anti-hausse d'impôts locaux, accession aux logements sociaux, plan épargne éducation, une batterie de mesures destinées aux contribuables électeurs qui en terme de revenus se situent entre 1500 et 6000 euros nets par mois. Une cible électorale qui représente selon le ministre de l'enseignement supérieur 70% de la population.

Si l'affichage des mesures n'est pas catégoriel, l'application déjà concrète de certaines politiques montre qu'on s'adresse plus aux classes moyennes. La prime de partage des profits en est un dernier exemple.
Une mesure de pré-campagne : En cette fin d'année, (la prime devant être versée avant le 31 décembre) ce dispositif aura des conséquences différentes chez les salariés. Certains auront comme chez  Securitas, une très symbolique prime de 8€ brut quand d'autres comme chez BNP Parisbas auront 690€ au titre de cette même prime.
Ce sont très clairement les classes moyennes qui sont visées par ce dispositif. Le montant de la prime étant plus important au sein des entreprises qui ont déjà un niveau de valorisation salariale plus important.

Nous n'en doutions pas, Nicolas Sarkozy se sert de la fin de son quinquennat pour faire campagne. Si on attend d'un candidat à la présidentielle qu'il s'adresse à tous les français, le scrutin à deux tours favorise ces calculs électoraux, et la droite ne s'en prive pas.

Commentaires

  1. Oui, c'est bien ce que je sens aussi !!!

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  2. Voilà qui est très tendance, puisque le sieur Obama, vous savez, le bonhomme qui avait un rêve pour les USA, le définit aujourd'hui en ces termes dans son discours du début du mois :

    "Ce que vous voulez : pouvoir élever vos enfants, accéder à la propriété et mettre un peu d'argent de côté pour la retraite"

    Je trouve que cela ressemble plutôt à un cauchemar, avis tout personnel:
    Dans son programme, les démesurément riches le restent, les plus pauvres sont mis au pas, et pour les classes moyennes vivotent des miettes du Profit.

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  3. D'ailleurs Wauquiez assume, il parle beaucoup de la "middle class" américaine pour se justifier...

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