Accéder au contenu principal

Peut on encore parler des affaires ?

La campagne présidentielle interdit-elle de commenter les affaires qui pourraient toucher de près ou de loin le candidat N.Sarkozy ? Le calendrier judiciaire semble pourtant s’accélérer, et il serait difficile de ne pas rebondir sur des évènements qui ont autant perturbé la marche de l'état.

Trois affaires se rappellent à nos souvenirs cette semaine.

L'affaire des "fadettes", où la justice confirme aujourd'hui, que le procureur Philippe Courroye a bien enfreint la loi sur la protection des sources des journalistes. C'est cette affaire qui a consisté pour l'ami proche du chef de l'état à ordonner la saisie des listes téléphoniques de deux journalistes du Monde dans le cadre de l'affaire Bettencourt.

Et c'est demain, que la femme de Eric Woerth sera entendue par la justice. L'ancien ministre du budget visé pour "prise illégale d’intérêts" est soupçonné d'avoir cédé à prix d'ami quelques 67 hectares de la forêt adjacente à l’hippodrome de Putois. Sa femme est entendue car elle est assez proche des intérêts du monde de l'équitation. La question est de savoir si les biens de l'état ont servi à des intérêts particuliers. Là encore les liens entre les différents intervenants sont troublants.

Et puis l'affaire Takieddine, où Brice Hortefeux est soupçonné de "subornation de témoin" quand il appelle Thierry Goubert pour le prévenir que sa femme a "beaucoup parlé". Mis en examen ce 22 Novembre dans cette affaire de remise de fonds au marchand d'armes au profit d'hommes politiques français, Thierry Goubert a  du mal a justifier bien des choses aux enquêteurs, tel que le financement de cette maison en Colombie.

Les sujets sont lourds, chacune de ces affaires ont fait couler beaucoup d'encre dans les rédactions, sur les blogs. Mediapart en tête fait un travail remarquable pour décrire toutes les ramifications dans ces affaires complexes. Peut être n'en connaitrons nous jamais les dénouements, on peut mesurer là toute la difficulté pour la justice de bien faire son travail.

Je voulais saluer notre ami Slovar qui attire aujourd'hui notre attention, sur le financement des partis politiques, qui même si ils sont légaux, ne sont pas pour autant moraux. Qu'à la lecture de son billet, le souvenir du financement de la campagne UMP par les micros-partis politiques satellites de ce parti, bien que légal était déjà abusif.

De conclure qu'il est vraiment temps d'assainir les comptes de campagne, de moraliser nos partis politiques

Commentaires

  1. Tu as raison de parler de ces affaires.Il est tout à fait légitime de les dénoncer.
    Cette semaine la question européenne et ses probables développement me semblaient cruciales.J'y ai consacré un billet. Je serais honoré d'avoir ton commentaire avisé.
    http://tinyurl.com/cydg9ys

    RépondreSupprimer
  2. [le] "financement de la campagne UMP par les micros-partis politiques satellites de ce parti, bien que légal était déjà abusif."

    Pas tout à fait légal. Puisque cela permet de dépasser le plafond de dépense. Les règles du financement électoral sont observées. Au sein d'UN parti... C'est une lecture spécieuse qui permet à un candidat d'être soutenu (financièrement) par plusieurs partis ! Le jésuitisme appliqué au code électoral...

    RépondreSupprimer
  3. @Un partageux

    Merci de cette précision.

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Modérez vos commentaires !

Posts les plus consultés de ce blog

[Copé doit virer] Vers une raclée historique de la droite

J'écrivais en commentaire d'un billet du blog "Partageons mon Avis" que Copé fait du Sarko. Qu'il faudrait continuer à dénoncer cette façon de faire de la politique, et que cela explique selon moi en partie les raisons de la défaite du président sortant. Que cela pourrait expliquer l’échec de la droite aux prochaines législatives de Juin.

Copé n'a pas sa place à la tête de l'UMP

La "droitisation" des discours des leaders de la droite dite républicaine, dans l'espoir de récupérer l'électorat du Front national, est un flagrant échec, et persister dans cette stratégie est une grave erreur.

Je me demande si J-f Copé a bien sa place à la tête de l'UMP, quand il accuse les français fêtant la victoire de F.Hollande de ne pas porter assez de drapeaux français !? Qu’espère t-il encore sinon de se rabaisser à tenter de récupérer une fois de plus l’électorat de Marine le Pen. C'est juste lamentable. Faut-il rappeler que ce vote d’extrême dr…

Moins on en sait, mieux c'est...

Je rentrais du boulot quand j'ai entendu cette annonce à la Radio : le nouveau programme de sciences économiques est en consultation, et "le chômage" disparait des manuels scolaires.

Alors une fois rentré, je m'installe devant le clavier et tente de me renseigner.

Et j'apprends que le nouveau programme de seconde en sciences économiques et sociales (SES), est à l'étude jusqu'au 12 Mars par le ministère de l'éducation nationale. Il est question d'enlever des thèmes abordés par les professeurs, qui font l'objet d'explications aux élèves sur les questions de société, d'emploi, de discrimination, de précarité, des inégalités de revenus, de la valeur ajoutée et sa répartition ou encore des conditions de travail...

L'association des professeurs de sciences économiques et sociales (Apses), déplore que"le ministère ait demandé d'enlever des questions comme la discrimination à l'emploi ou le chômage et imposé deux fois celle du ma…

L'avenir/la fin du nucléaire est avant tout politique

300 tonnes/jour d'eau radioactive rejetée dans l'océan Deux ans après la catastrophe de Fukushima, on cherche mois après mois à estimer la quantité d'eau contaminée qui se déverse dans l’océan pacifique.  On sait très exactement l'estimer, mais la pression est forte au Japon depuis les dernières élections de décembre dernier pour minimiser l'impact. Face à l’inquiétude de la population et la mobilisation des associations anti-nucléaire, le gouvernement Japonais a officiellement communiqué ce 7 Août, le chiffre de 300 tonnes/jour d'eau radioactive rejetée dans l’océan. C'est la veille, que la NRA, l'autorité de régulation nucléaire Japonaise, déclarait Fukushima en "situation d'urgence".
C'est donc contraint que le nouveau premier ministre Shinzo Abe , a admis "un problème urgent qui suscite beaucoup d'inquiétude dans la population"il ne pouvait dire moins que ça ! Issu du Parti libéral-démocrate de droite, il prône le redé…